Publié le 6 Mai 2020

Dans sa superbe étude sur les épidémies en Châtillonnais, Dominique Masson souligne le fait que l'on priait saint Roch pour les arrêter, mais  aussi que l'on invoquait saint Sébastien.

http://www.christaldesaintmarc.com/quand-passent-les-microbes-un-notule-d-histoire-de-dominique-masson-a185870344

Les statues de ce saint sont moins nombreuses dans les églises  Châtillonnaises que celles de saint Roch.

Il est vrai que saint Sébastien n'est pas mort de maladie...mais la tradition indique qu'après avoir été pour la première fois criblé de flèches, il guérit !!

Hélas la seconde fois il y laissa la vie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_(martyr)

Voici les statues de saint Sébastien que l'on peut admirer dans les édifices religieux  que j'ai pu visiter, églises et chapelles  :

A Baigneux les Juifs :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Channay :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Poiseul la Ville :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Vaugimois :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Savoisy :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Noiron :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 6 Mai 2020

Droit de réponse de l'Office de Tourisme du Pays Châtillonnais

 

Chers partenaires,

 

En ces temps où la solidarité, l’entraide et la vérité devraient prévaloir, Le Bien Public, via une de ses correspondantes locales, s'est attaqué directement à l’Office de tourisme du Châtillonnais dans un article plein d'inexactitudes dans lequel les sous-entendus remplacent l’information. Le titre est éloquent : « La saison touristique en danger dans le Châtillonnais ». Il est intéressant de constater que, pour l’auteure, cette crise ne concerne que le Châtillonnais puisque, je cite la dernière phrase, « Les Offices de Semur-en-Auxois, Saulieu, Chablis et Tonnerre, quant à eux, répondent aux mails ». Entre ces deux phrases ? Des propos et des dates sérieusement déformés.

 

Il nous paraissait néanmoins essentiel de vous donner réponse à vous, partenaires, qui êtes de plus en plus nombreux à nous soutenir au fil des ans.

 

Tout d’abord, l’Office de tourisme du Châtillonnais, comme tous les Offices de tourisme de France, a été fermé au public le 16 mars. L’évocation de la première saison d’été du Parc national pour commencer l’article est très malhonnête puisque, bien évidemment, cela ne donne pas de dérogation spéciale ou un droit de circuler dans les forêts.

 

Puis, toujours suite aux mesures gouvernementales et pour leur sécurité, les employés ont été mis en télétravail. Nous nous sommes vus dans l'obligation, à contrecœur, de repousser puis d'annuler l’ensemble de nos animations et des groupes programmés jusqu’au 15 juillet.

Après analyse du chiffre d’affaires 2019 pendant cette période et l’anticipation d’une perte financière conséquente due aux annulations, nous avons effectué les démarches nécessaires pour préserver l’emploi de nos salariés, garantir la bonne santé de l’institution et garder la possibilité d’effectuer des actions de promotion importantes dès que l’opportunité nous en sera donnée. Concrètement, nous avons mis les 4 salariés en chômage partiel à partir du 20 avril et sollicité l’aide aux entreprises de

1 500 € pour mars et avril. Nous avons déjà obtenu celle de mars.

 

La nécessité d’avoir eu recours au chômage partiel alors que d’autres offices ne l’ont pas fait résulte de différents facteurs :

  • les offices de tourisme ont des formes juridiques différentes (EPIC, association loi 1901, Régie…), elles peuvent être de droit public ou privé. Les EPIC, par exemple, dépendent directement d’une ou plusieurs Communautés de communes, elles relèvent du droit public.
  • les offices de tourisme obéissent à des conventions d’objectifs et de moyens qui correspondent aux besoins et spécificités du territoire.
  • la commercialisation (boutique, groupes, animations, billetterie) n’existe pas dans tous les offices de tourisme (OT). Elle peut être également très marginale. De ce fait, certains OT dépendent à 100% d’argent public.
  • la taille, le budget, les revenus extérieurs, le nombre d’employés est très différent d’un OT à l’autre.

Dans notre cas, l’office de tourisme est une association loi 1901, de droit privé. Une de ses particularités : la commercialisation de produits touristiques pour mettre en valeur les prestataires du territoire. Elle a également une boutique, de la billetterie et reçoit une cotisation annuelle des adhérents.

Depuis plusieurs années, cette activité est en très forte augmentation et les bénéfices sont intégrés au budget pour mener des actions de promotion. Le taux d'autofinancement est ainsi passé de 6 % en 2014 à 12 % en 2019. Cela représente environ 20 000 € pour l’OT en 2019, l’équivalent d’un emploi au minimum salarial. Sur ces 20 000 €, 40 % résultaient de notre seule activité en avril, mai et juin (19 groupes, les animations et la boutique).

Il nous est donc paru essentiel d’essayer de réduire cette perte en 2020 et d’avoir recours à l’utilisation de ce levier. De ce fait, vous comprendrez également que la comparaison avec d’autres OT, qui ont d’autres problématiques, ou qui dépendent uniquement de financements publics, n’a pas de sens.

 

Le choix du chômage partiel nous permettra également, je l’espère, de pouvoir participer à des actions de promotion importantes en fin d’année et début d’année prochaine. Nous pensons au salon Bien Vieillir à Dijon décalé en octobre, à des points presse, au salon International du tourisme à Colmar fin novembre et au salon des Voyages à Molsheim début janvier. Ces actions répondent à notre mission première de valorisation du territoire ainsi que de ses acteurs et apportent des résultats concrets.

 

Concernant le site Internet, et contrairement à ce qui a été écrit, il est à jour. Toutes les animations dépendant de l’office de tourisme ont été annulées jusqu’au 15 juillet. Attention néanmoins, nous vous rappelons que, si vous êtes organisateurs de manifestations, c’est à vous de faire les modifications sur Décibelles Data en cas de report ou annulation de votre événement. La synchronisation de vos données vers notre site se fait automatiquement. Les mails et les messages téléphoniques sont bien évidemment traités. Toutefois, le délai peut être allongé.

 

Ajoutons enfin que, comme chacun d'entre vous, nous sommes soumis aux directives gouvernementales pour décider de la date et des modalités de la reprise de l’activité. Nous tiendrons un Conseil d’administration en semaine 20 en espérant que l’on soit en possession de tous les éléments. Si les conditions nous le permettent, nous espérons rouvrir nos portes à la fin du mois de mai ou début juin.

 

En attendant, #restezchezvous, et #prenezsoindevous !
 


Sylvain Boulangeot

Président de l'Office de tourisme du Châtillonnais

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Mai 2020

François Poillotte, Vice Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, est un historien passionné par l'histoire du Châtillonnais. Il nous présente aujourd'hui l'évolution de la vie sur le Mont Lassois après la disparition de la cité de la princesse de Vix, une étude fouillée et passionnante, merci à lui !

 Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Moyen-Âge

(par François Poillotte)

La vie sur le mont Lassois ne s’est pas arrêtée avec la disparition de la dame de Vix. Si la découverte de la tombe princière en Janvier 1953 dans la vallée oxfordienne, au pied de la butte, a signé l’heure de gloire du site, celui-ci a connu un regain d’activités à certaines périodes.
Nous ne savons pas grand-chose sur les raisons de l’extinction de la présence celte sur le mont Saint-Marcel, et l’époque à laquelle elle a eu lieu. La désaffection de cet habitat princier, dont les substructures ont été mises à jour récemment, s’est sans doute effectuée petit à petit, dès la période du Hallstatt finissant (450 avant J.-C.) ou durant la Tène.

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Le mont Lassois au temps de l’Antiquité tardive


A l’époque romaine, Latisco était devenu, semble-t-il, un simple oppidum gallo-romain, qui aurait été détruit par les vandales, selon le récit tardif (XIème s.) d’un moine de l’abbaye de Pothières.

On ne connaît pas la date précise de cette destruction, qui aurait sans doute eu lieu à la fin de l’antiquité tardive, au cours du IVème siècle.

  L’hagiographe de Pothières parle des Alamans qui n’étaient autres que les Vandales, conduits par Crocus, qui dévastèrent à cette
  époque les cités de la vallée du Rhône et qui furent défaits devant Arles.

Mais on peut se poser la question de savoir si la légende n’a pas pris, ici, le pas sur la vérité historique. 

Voici le récit qu’en fait la chronique : « Un roi des vandales ayant trouvé Latiscon bien fortifié par l’art et la nature, et défendu par une bonne garnison, y laissa une grande partie de son armée pour en faire le siège et que pendant ce temps il continua le cours de ses ravages. «

Après un très long siège, la garnison épuisée pensait à capituler, lorsqu’un des assiégés, plus prudent que les autres, avisa de prendre un jeune bœuf, de le faire jeûner pendant trois jours, ensuite de le rassasier de froment et de le chasser de la ville, afin qu’étant altéré, il courut à la fontaine voisine.

Cet avis ayant été adopté et mis à exécution, le bœuf fut éventré par les assiégeants qui furent très surpris de trouver ses entrailles pleines de froment.

Cette découverte  leur persuada facilement qu’en vain ils s’obstineraient à continuer le siège ; que la ville était imprenable par sa situation, et que d’ailleurs on ne pourrait la réduire par la famine, puisque les animaux même, étaient nourris de froment.

Ces réflexions firent lever le siège aux barbares qui se retirèrent à la hâte. « Bientôt, celui qui avait donné un si joli conseil, représenta aux assiégés qu’en poursuivant les ennemis avec précaution et prudence, on pourrait facilement les détruire.

Aussitôt on prend les armes, on court sans ordre et avec précipitation à la poursuite des barbares, on les atteint aux environs des Jumeaux, à une lieue de Latiscon, et le combat s’engage  de part et d’autre, avec opiniâtreté, et le carnage est horrible.

Cependant la garnison de Latiscon affaiblie par la longueur du siège et de beaucoup inférieure en nombre, commence à battre en retraite et à revenir peu à peu vers la ville.

Les vandales redoublent leurs efforts et poursuivent à leur tour les assiégés ; de sorte que les vainqueurs et les vaincus entrent pêle-mêle dans la place, qui tombe enfin sous le fer des barbares. Tout fut mis à feu et à sang et la ville ruinée. »  
 
Selon certains historiens, comme Lapérouse (Bulletin de la Société Archéologique du Châtillonnais, t 1, 1881) ou Fernand Daguin (Les fouilles de Vertault, 1898, Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t LVII), la destruction de Vertilium,  à la même époque, (milieu du IVème s.), imputée également aux vandales, serait à relier, selon eux, à celle du mont Lassois.

 
La découverte d’un certain nombre de tessons provenant d’ateliers céramiques gallo-romains d’Argonne, décorés de motifs chrétiens, peut laisser supposer que quelques premiers chrétiens étaient peut-être présents sur le plateau supérieur au IVème siècle.

Un petit oratoire y aurait été édifié. Mais on est très loin de la « Ville » dont l’existence est rapportée dans le récit ci-dessus.

La présence chrétienne se confirmera le siècle suivant. Latisco, sera reconstruite et retrouvera une certaine importance, confirmée par les Actes de saint Loup.

Vers 451, l’évêque de Troyes aurait fui sa cité épiscopale, en compagnie d’une partie de son peuple, pour échapper aux hordes hunniques, et se serait ainsi retiré sur le mont Lassois.

  C’est la thèse émise par certains, comme l’abbé Leboeuf ou Lapérouse. Pour d’autres historiens, la cause de cette retraite serait bien différente. Saint Loup se serait réfugié sur la butte du mont Lassois, pour échapper au ressentiment de ses fidèles.


Le mont Lassois au haut Moyen Âge Le Haut Moyen Âge s’étend de la fin du Vème siècle à la fin du 1er millénaire. Durant la période mérovingienne, de 487 à 751, les informations écrites sont quasi-absentes à l’exception de quelques rares données narratives (Grégoire de Tours). La civilisation de l’oral s’est substituée   à celle de l’écrit.

L’époque carolingienne qui lui succèdera sera plus fertile en sources, issues d’une féodalité qui s’affirme, mais aussi de la littérature épique.
L’archéologie a permis d’établir une présence humaine à l’époque mérovingienne, sur l’emplacement de l’ancien site Hallstattien.

Les traces d’un habitat isolé, avec l’existence séparée, un peu plus bas sur le mont Roussillon (à l’emplacement du château d’eau et du grand parking aménagé un peu plus loin) d’une nécropole mérovingienne où plusieurs dizaines de sarcophages ont été mis à jour, atteste cette présence.

La découverte sur le plateau supérieur du mont Saint-Marcel, à proximité immédiate de la maison à abside, datant du 1er âge du fer, lors du décapage de la terre de surface, d’une unique pièce de monnaie en or, datant de l’époque mérovingienne apporte une preuve supplémentaire de cette présence.

L’existence de deux monnaies de la même époque, conservées au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale de France à Paris, fournit un précieux témoignage sur l’importance que ces lieux ont conservé en ce temps-là.

L’une de ces pièces en or comporte sur l’une de ses faces, la légende « Latiscvne » (voir « Le mont Lassois et ses monnaies » de J. Stréer. Bulletin Archéologique et historique du Châtillonnais, n° 6, 2003). Toutefois aucune indication ne nous est donnée sur le lieu où ces pièces ont été frappées ni sur l’endroit où elles ont été découvertes.

 
Saint Valentin, serait né sur le mont Lassois ( ?). Sa date de naissance est incertaine, vers 507 selon A. Lavielle, 1885, ou 519 (Acta sanctorum).

Issu d’une famille de notables romains, installés à Pothières, il aurait été élevé à la cour de Théodebert, roi d’Austrasie, petit-fils de Clovis.

  Fiancé contre son gré par son père, il se serait enfui les veilles de son mariage pour vivre une vie d’ermite dans une grotte des environs de Griselles. Sa piété fut telle qu’il acquit localement une grande réputation qui lui vaudra d’être ordonné prêtre, par l’évêque de Langres.

Il fondera plus tard un petit monastère à Griselles. Décédé vers 547, il sera inhumé dans la crypte de l’église édifiée au sommet de la butte qui domine la vallée de la Laignes.

Un monastère sera fondé plus tard, en 1018, à Griselles, pour perpétuer le culte de saint Valentin.

Ce saint local, dont la notoriété n’a guère dépassé les frontières du Lassois, mais dont la célébration du culte s’est prolongée jusqu’ à la fin du XIXème siècle ne doit pas être confondu avec le « saint patron des amoureux » ainsi désigné par le pape Alexandre VI, fêté le 14 février de chaque année et qui vécut au IIIème siècle.

Dans le Châtillonnais, en dehors de l’église de Griselles, seule celle de Chamesson sera également placée sous le vocable de Saint Valentin de Griselles.


Le culte des saints a été fréquemment célébré, dans cette partie du Lassois, en cette période de christianisme triomphant.

Dans le village voisin de Marcenay où il s’était retiré quelques décennies seulement après saint Valentin, saint Vorles, mort le 16 juin 561 sera inhumé dans l’église du lieu.

Ses reliques furent transférées à Châtillon en grande pompe, en 868.


A l’époque carolingienne, on assiste à un déplacement de l’occupation vers le mont Roussillon et c’est sans doute là que fut édifié un oratoire au IXème siècle dédié en l’honneur de saint Marcel.

Latisco apparaît alors sous l’appellation de « Castellum », c’est-à-dire un château au centre du « Castrum », village fortifié sur une hauteur. 

Le castrum latesconum, comportait en son sein, dès la fin du IXème siècle, cette petite église.

Dans le langage vulgaire de l’époque, le nom de Latisco est devenu « Latss ». On retrouve cette appellation sur le revers de quatre deniers de l’époque de Charles le Chauve, dont la légende est : « CASTELLATS », « CASTERLATSS », ou encore « CASTRELATSS » (J. Stréer, Bulletin SAHC n° 6 – 2003)
 
 
C’est sur le mont Roussillon qu’aurait été édifiée une forteresse, au IXème siècle, par Girart de Roussillon, dans laquelle il aurait résidé, comme le rappelle la légende consacrée à cet illustre personnage par les chansons de geste qui lui ont été dédiées. (Xème s. – XIIème-XIIIème s.)


Aucune trace physique confirmant l’existence d’un tel château n’a été révélée à ce jour, à proximité de la petite église romane que nous connaissons.

Une telle présence aurait-elle été le fruit de la seule légende ? Selon J. Laurent, (cartulaires de Molesme – commentaires – Aspect féodal du Lassois), nul texte digne de foi n’autorise à authentifier le castellum du IXème siècle avec le fabuleux château de Roussillon célébré par la littérature épique de la seconde moitié du Moyen Âge.


Mais qui était Girart (Girard ou Gérard), l’un des personnages centraux de la fin du haut Moyen Âge, fondateur de l’abbaye de Pothières ?  


La vérité historique sur la vie et les exploits de ce grand féodal est difficile à extraire de la légende résultant de la littérature qui lui a été consacrée.


On ignore la date de naissance de celui qu’on appellera Girart de Roussillon en Bourgogne, Girart de Vienne dans le Dauphiné et Girart de Fraite en Provence.

Il a épousé avant 818, Berthe, la fille du comte de Tours, Hugues le Peureux ou le Poltron. A la suite de cette union il deviendra le beau-frère de l’empereur Lothaire 1er, qui avait épousé Ermengarde de Tours, la sœur de Berthe.

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Très tôt, il devint comte du Lassois, puis comte de Paris en 838, sous le règne de Louis le Débonnaire, connu également sous le nom de Louis le Pieux.

Ce titre que portait déjà son père Leuthard 1er décédé en 816, il le conservera au début du règne de Charles le Chauve. 

Au service de Lothaire 1er dont il était le beau-frère, il devint régent du royaume de BourgogneProvence sous Charles le Jeune. Au décès de celui-ci, il sera aux côtés de Lothaire II, contre les prétentions de Charles le Chauve.

La vie de Girart sera dominée par ses démêlés avec Charles le Chauve.

Depuis la bataille de Fontenoy-en-Puisaye en 841,  qui opposa Lothaire 1er  à ses deux frères Louis le Germanique et Charles le Chauve,  et le traité de Verdun, Girart et sa femme Berthe avaient réussi non seulement à conserver mais également à accroître leur patrimoine dans la Bourgogne franque, malgré leur confit avec Charles le Chauve.

Ils savaient aussi que leur situation patrimoniale était précaire face au souverain.

Afin de mettre ses biens à l’abri d’une confiscation éventuelle, mais aussi par piété, Girart fondera divers monastères, notamment dans deux de ses principales villae, l’un de femmes à Vézelay dans le diocèse d’Autun et l’autre d’hommes à Pothières, dans le Lassois, dans le diocèse de Langres, autour des années 858-859. Il les dota d’une grande partie de ses biens en s’en réservant les revenus sa vie durant. Ces monastères furent placés directement sous l’autorité du pape et sous sa protection.


« L’abrégé chronologique de l’histoire des évêques de Langres, jusqu’au concordat de 18011802 » de l’abbé Mathieu, sous la rubrique « Isaac, 37ème évêque »  nous livre une version différente.


Au mois de mai 859, les premières séances d’un concile provincial présidé par Rémy, archevêque de Lyon, en présence du roi, se tiennent à l’église des Saints Jumeaux à Saints Géosme. Il se prolongera à Savonnières à proximité de Toul, où l’élection d’Isaac sur le siège épiscopal de Langres sera approuvée.

Au cours de ce concile, par l’autorité de Charles-le-Chauve, on dépouilla Girart, comte de Roussillon de ses charges, de tous ses comtés et de sa forteresse de Lassois, qui fut rasée nous dit-on, jusqu’aux fondements, «à cause des brigandages que ce seigneur commettait dans les environs et de sa révolte contre son souverain ».

Girart de Roussillon, rentré dans les bonnes grâces du roi, fondera avec Berthe, son épouse, vers l’an 863, l’abbaye de Pothières au bas de son château de Lassois, et une autre pour les femmes  à Vézelay.

Ces établissements seront ratifiés par leur fille. Le monastère de Pothières sera placé sous la juridiction du souverain pontife avec le consentement d’Isaac, évêque de Langres.
 
On le constate, bien des interrogations demeurent quant à la véracité des faits et à leur chronologie.
 
Berthe, meurt en 873. Elle sera inhumée à Pothières, aux côtés de son fils Thierry, prédécédé. Girart, les rejoindra à son décès, en Avignon, en 877.
 
Le mont Roussillon aurait abrité un petit monastère au IXème siècle, placé sous l’invocation de saint Marcel. Cette obédience de la lointaine abbaye bénédictine de Saint-Marcel-les-Chalon, sera cédée, vers 887, à l’évêque de Langres Geilon.
 
 
A la même époque, Latisco, ou ce qu’il en restait, fut détruite par les Vikings, qui remontaient la vallée de la Seine.

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Le mont Lassois fut le siège d’un pagus, le pagus Latiscensis, dont l’existence ne nous a été révélée qu’au début du VIIIème siècle.

A cheval sur les deux départements actuels de l’Aube et de la Côte d’Or, Il s’étendait dans la vallée de la Seine, de Châtillon à Bourguignon, un peu en aval de Bar-sur-Seine ; dans la vallée de l’Ource, depuis Recey jusqu’à la confluence de cette rivière avec la Seine et enfin, sur une partie de la vallée de l’Aube, entre  Lanty et Dancevoir.

Le mont Roussillon a probablement abrité dans les derniers temps du haut Moyen Âge, un semblant d’administration de ce pagus. Girart de Roussillon, fut le plus connu des comtes de Lassois.


C’est également là qu’a été fixé le siège de l’archidiaconé du Lassois, dont l’existence est attestée dès le début du XIème siècle. Son étendue correspondait presqu’exactement à celle du pagus. 

Il occupait le cinquième rang parmi les six archidiaconés qui composaient le diocèse de Langres : 1) Langres ou Grand archidiaconé, 2) Dijonnais, 3) Tonnerrois, 4) Barrois, 5) Lassois 6) et Bassigny. Jusqu’en 1163 l’archidiaconé du Lassois n’était qu’un doyenné, le doyenné du Laçois ou Lassois, qui fut démembré, en deux doyennés, celui de Bar-sur-Seine et celui de Châtillon.  Une charte de donation par l’évêque de Langres, Geoffroy de la Roche-Vanneau, au profit de
  l’abbaye de Montiéramey (Arch. Aube) de 1152, des églises de Loches et Landreville, révèle la présence parmi les nombreux témoins appelés à cette opération, de Ponthius archidiaconus lacesiensis. En 1162, dans une charte constatant la cession au profit de l’abbaye de Clairvaux, par plusieurs curés, de dîmes qu’ils percevaient, on voit encore paraître Hugues de La Chaume, doyen du Lassois, qui portera le titre, dans une autre charte de 1163 de doyen de Châtillon.

Les deux doyennés issus de cette division subsisteront jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.  
 
Le site du mont Roussillon sera abandonné, sans doute à partir de cette époque, et le siège de l’archidiaconé sera transféré à Châtillon.

Ce transfert ne présenta guère d’intérêt localement, puisque l’archidiacre du Lassois avait sa résidence permanente à Langres, sa fonction étant ramenée à une simple dignité, dépourvue de tous pouvoirs. 

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Le Mont Lassois au bas Moyen Âge Le Moyen Âge classique du XIème au XIIIème siècles assure la transition vers le Bas Moyen Âge.

C’est sans doute la période la plus prolifique pour les sources avec l’introduction de la réforme grégorienne, du nom de son principal artisan, le pape Grégoire VII. 

Cette réforme donnera naissance à de nombreux ordres monastiques dont sont issus la plupart des monastères du Châtillonnais (Molesme, Oigny, Notre-Dame de Châtillon, la Chartreuse de Lugny, le Val-desChoux).

Les multiples écrits qui accompagnent ces fondations, comme les chartes relatant les aumônes, les ventes, les sentences diverses, ainsi que les pancartes, bulles pontificales, ou encore les diplômes, nous fournissent une vision plus fiable des événements que les rares chroniques et récits du haut Moyen Âge, où la légende a trop souvent prévalu.
Ce qui subsistait du petit monastère, sans doute désaffecté avec sa petite église existante sous le vocable de Saint Marcel, devint la propriété de l’abbaye de Molesme, fondée quelques décennies auparavant (1075).
 
 
Robert 1er de Bourgogne, évêque de Langres, frère des ducs Hugues 1er et Eudes 1er, en fit donation à la grande abbaye bénédictine, pour la fondation de son anniversaire, avant 1103, comme nous l’indique la pancarte de cet évêque, du 17 août 1103 : ecclesiam Sancti Marcelli de Monte Latisconis vobis specialiter a nobis donatam pro anniversario nostro faciendo.


Béatrix, épouse de Guy III de Vignory, fera donation de son côté, à Molesme, des églises de Saint Marcel du mont Lassois et de Saint Didier de Montliot, à l’occasion des obsèques de Robert, évêque de Langres, son frère, à l’automne 1111 ou 1112.

  Robert de Bourgogne, en raison de la grande estime qu’il portait à saint Robert, fondateur de Molesme, avait manifesté le souhait de recevoir l’habit bénédictin avant de mourir, et d’être inhumé à l’abbaye.

Il séjournait dans son château de Châtillon, à l’automne 1111 ou 1112, lorsqu’il tomba malade. Présentant sa fin prochaine, il fit appel à Guy de Chatel-Censoir, abbé de Molesme, successeur de saint Robert, décédé au printemps 1111, qui lui remit la coule.

Cette prise d’habit « in extremis », comme l’élection de sépulture dans un monastère, était particulièrement recherchée par l’aristocratie, en ces temps de grande ferveur.
 
Mais un doute apparaît dans la nature même de la libéralité consentie par Béatrix, pour ce qui est de l’église Saint Marcel.

Nous avons vu qu’elle avait été donnée à l’évêque de Langres vers 887. Elle se trouvait donc appartenir à l’Eglise de Langres.

Rien cependant n’interdisait à Robert de Bourgogne de disposer, comme évêque, des biens de son église, ce qu’il fit.

Mais alors se pose la question de savoir à quel titre, la sœur de l’évêque a pu aliéner un bien qui ne lui appartenait pas. Détenait-elle, à titre personnel, des droits sur cette église qui auraient pu lui advenir par succession et partage ?  
 
C’est à la suite de cette prise de possession, que fut érigé par l’abbaye de Molesme, un prieuré sur le mont Roussillon, très peu de temps après l’entrée du site dans le temporel de l’abbaye.

La construction de l’église Saint Marcel que nous voyons aujourd’hui remonte au début du XIIème siècle. Elle a sans doute été entreprise dans les années qui ont suivi la fondation du prieuré et se serait substituée à la petite église de la fin du haut Moyen Âge. 

  Il existait, à moins d’une demi-lieue du mont Lassois, un autre prieuré de Molesme qui eut une existence très éphémère. Le prieuré de Villemartin sur le territoire d’Etrochey a été fondé une décennie avant celui du mont Lassois.

Cette existence est confirmée par une notice qui constate la cession par le duc de Bourgogne Hugues II d’un droit d’usage au profit du prieuré de Villemartin, en présence notamment de Robert, évêque de Langres.

Hugues II Borel a succédé à son père, Eudes 1er mort à Tarse, en Cilicie, lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, en 1102, Robert étant décédé quant à lui, probablement en 1111.
 
La trop grande proximité entre les deux prieurés a nui à leur développement.

Très rapidement, Villemartin sera supprimé et rattaché à celui du Lassois, mais il existait encore en 1145, ainsi qu’en fait état une grande pancarte du pape Eugène III du 18 novembre 1145, confirmant les possessions de Molesme : « ecclesiam sancte columbe cum capella ville martini ».
 
Le prieuré du Lassois ne survivra pas au Moyen Âge. Un prieur était encore en fonctions en 1227.

Cette année-là, l’archidiacre du Lassois constata un accommodement aux termes duquel le curé de Sainte-Colombe-sur-Seine et le prieur de Saint-Marcel du Mont Lassois se sont entendus : le premier, pour prendre en augmentation de son bénéfice, deux setiers de blé sur la
 dîme du prieur de Channay ; le second, pour ne rien abandonner de ce qu’il percevait sur l’église de Sainte-Colombe.

Toute occupation permanente de la butte du Lassois, semble avoir cessé dans le courant du XIVème siècle.

L’activité humaine se limitera principalement à l’organisation, à la fin du Moyen Âge, de manifestations temporaires, sur le mont Roussillon.

Des foires s’y tenaient chaque année à la veille de la Saint-Marcel. A cette occasion, les officiers du duc de Bourgogne, percevaient sur les marchandises vendues, un droit de 12 deniers par livre.

Précisons enfin qu’à cette époque, le mont Lassois dépendait du duché de Bourgogne alors que le village de Vix était en Champagne. Cette appartenance à la Bourgogne, sera confirmée par un arrêt du parlement de Dijon, de 1752. 

 

Conclusion


 
L’histoire médiévale de ce qu’on appelle aujourd’hui la Montagne de Vix, reste à préciser.

Bien trop d’interrogations demeurent. Souhaitons que l’archéologie puisse, dans les temps à venir, apporter les réponses que nous attendons, et suppléer à l’indigence des sources du haut Moyen Âge et aux incertitudes issues de récits trop hagiographiques.  

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

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Publié le 3 Mai 2020

D.S. nous présente encore de superbes photos d'insectes prises dans son jardin, merci à elle  pour ce moment de bonheur...D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Mai 2020

 Une superbe vidéo qui nous présente celui qui a toujours été, pour moi, le plus grand peintre français de tous les temps :

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Mai 2020

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Mai 2020

Une belle surprise depuis le début du printemps : un couple de pigeons ramiers vient régulièrement picorer les graines tombées de la mangeoire. C'est la première fois que je vois ces beaux oiseaux dans mon jardin....

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

Je sais qu'un beau ramier va boire dans le bassin de Stand ByMe, admirez-le sur cette vidéo :

 

Un couple de tourterelles est là à toutes les saisons :

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

Des merles passent après la pluie pour tirer des vers de terre, le mâle :

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

La merlette :

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

Et une pie vient régulièrement, il faut dire que nous lui donnons de temps en temps un os à déchiqueter, et elle adore ça !

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

D'autres oiseaux ont fréquenté mon jardin cet hiver, d'autres sont arrivés au printemps....

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Mai 2020

 L'église de Veuxhaulles sur Aube est placée sous le vocable de Saint-Pierre-es-Liens.

Elle a été construite au XIIIème siècle, mais elle a été  beaucoup remaniée au XVII ème, et au XIXème siècles.

Au XIXème siècle, Simon Tridon, architecte,  s'est occupé du massif antérieur et des cloches, et Henri Monniot, architecte lui aussi, a conçu le plafond actuel de la nef et la couverture de l'édifice.

(Ces deux architectes étaient Châtillonnais)

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Un porche se trouve à la base du clocher, c'est par là que l'on rentre dans l'église.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Une très belle double porte à accolades, de l'époque Louis XII, se trouve sur le côté de l'église.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Le loquet est ancien lui aussi et bien beau...

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

On peut, ici , lire la date  où cette partie de l'édifice a été remaniée pour la première fois.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Une lourde porte à médaillon sculpté permet d'entrer dans l'église.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

La nef fut plafonnée par Henri Monniot.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Le chœur possède des croisées d'ogives...

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Deux autels secondaires se trouvent de chaque côté de la nef.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

L'église Saint-Pierre-es-Liens de Veuxhaulles possède des statues, dont deux  d'Art populaire du XVIIème siècle , comme cette éducation de la Vierge ...

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

et cette Vierge de Pitié .

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

D'autres statues plus récentes, du XIXème siècle ornent l'église comme ce saint Nicolas....

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

saint Pierre...

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Sainte Catherine d'Alexandrie :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Sainte Barbe :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Sur les vitraux de gauche et de droite du chœur est évoqué l'emprisonnement de l'apôtre Pierre.

Saint-Pierre-ès-Liens fait référence à une dédicace, également appelée " fête des chaînes du Prince des Apôtres ", établie par le pape Sixte III en 439 sur le mont Esquilin en commémoration de l'emprisonnement que le roi Hérode Agrippa fit subir, à Jérusalem, à l'apôtre Pierre en l'an 44.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Des sculptures très simples ornent la base des piliers.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Une piscine où le prêtre se lavait les mains avant l'office :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Une pierre tombale :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

La nef vue du chœur :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Le Chemin de Croix est composé de tableaux où figurent des religieux....c'est original.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Les fonts baptismaux sont du XVIème siècle.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Je me suis posé une question : comment le prêtre pouvait-il monter en chaire ?

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Il n'existe pas de stalles dans le chœur de l'église, mais un beau panneau de bois sculpté.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Dans la sacristie on remarque une grande toile d'époque classique représentant saint Jean-Baptiste.

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Une croix de procession :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

Une bannière dédiée à la Vierge Marie :

L'église Saint-Pierre-Es-Liens de Veuxhaulles sur Aube

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 1 Mai 2020

En parcourant le si intéressant notule de Dominique Masson "Quand passent les microbes", vous avez sans doute lu qu'autrefois on priait saint Roch pour que s'arrêtent les épidémies...

 http://www.christaldesaintmarc.com/quand-passent-les-microbes-un-notule-d-histoire-de-dominique-masson-a185870344

Saint Roch est le saint représenté le plus fréquemment (avec St Jacques) dans les églises,  au bord des rues ou sentiers empruntés par les chemins de St Jacques allant à Compostelle, aussi bien en France qu'en Espagne, car les pèlerins se plaçaient sous sa protection pour qu'il les préserve des maladies sur le Chemin.

Voici sa légende :

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Roch_de_Montpellier

Je me suis amusée à rechercher les statues de saint Roch situées dans nos églises châtillonnaises...et je me suis aperçue que beaucoup en possédaient, signe que la peur des épidémies était bien forte en ces temps reculés.

Le saint est représenté en statue ou en bâton de procession.

Le saint est accompagné de son chien fidèle, et aussi quelques fois d'un enfant ou d'un ange, mais ce n'est pas systématique.

Michel Massé m'a signalé qu'une statue de saint Roch se trouve dans la niche d'une maison située place Joffre.

Personne ne la regarde, mais il suffit de lever la tête pour l'apercevoir, cherchez bien...

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Michel Massé me dit également que la rue des Cordeliers se nommait autrefois rue Saint-Roch.

Michel Massé me signale un autre saint Roch, situé au bout de la rue Saint-Germain , au carrefour avec la ruelle des grands murs à Recey sur Ource :.

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Une église Châtillonnaise est placée sous le vocable de saint Roch, c'est celle de Larrey.

Cette église fut construite en 1883.

D'après Dominique Masson, la commune de Larrey n'eut aucun mort lors de l'épidémie du choléra de 1854, alors que le village voisin de Poinçon-les-Larrey compta 20 cas, et totalisa 13 décès.

Je suppose que les paroissiens de Larrey avaient sans doute beaucoup prié saint Roch pour être épargnés, et qu'en reconnaissance, lors de la construction de leur nouvelle église, ils la mirent sous la protection et le vocable de saint Roch.

Voici la statue du saint patron de l'église de Larrey :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

 L'église Saint-Roch de Larrey possède également un beau reliquaire de   saint  Roch :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Voici les autres photos des statues de saint Roch vues dans les églises Châtillonnaises  :

Buncey :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Busseaut :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Faverolles les Lucey :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Grancey sur Ource :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Laignes :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Magny-Lambert :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Noiron :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Autricourt :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Vertault :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Belan sur Ource :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

 Pothières :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Autricourt :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Chamesson :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Saint Germain le Rocheux :

Saint Roch a été beaucoup invoqué et prié autrefois pour que les épidémies comme la peste ou  le choléra s'arrêtent.. ....

Je n'ai pas encore visité toutes les églises du Châtillonnais, alors, lorsque je le ferai, je rajouterai des photos de saint Roch à cet article.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 1 Mai 2020

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Publié le 29 Avril 2020

Je voudrais remercier tous ceux et celles qui m'ont donné des documents, des photos, des études qui ont permis au blog de continuer à exister.

Merci à tous ceux qui m'ont aidée à alimenter ce blog, pendant ces temps difficiles !

-Dominique Masson et ses notules d'Histoire

-François Poillotte et ses  études sur Garnier II de Rochefort, le Mont Lassois, et une sortie mycologique  à venir

-Matthieu Delcamp pour l'envoi du livret de 1905 sur le Châtillonnais

-Jenry Camus pour ses photos aériennes et de confessionnaux

-Michel Massé pour ses photos de saint Roch et la carte des 100 km

-Stand ByMe pour ses vidéos de villages et de bains d'oiseaux

-Jean-Luc Putman pour ses documents sur le Kemmelberg

-Bruno Fuligni pour le don de deux ouvrages littéraires

-D.S. pour ses photos d'insectes

-Claudie Hardouin pour ses photos d'insectes et de fleurs

-Eulglod pour ses documents historiques

 

Merci à tous ceux qui m'ont aidée à alimenter ce blog, pendant ces temps difficiles !à tous et toutes pour vos participations si utiles !

 

Hélas, la vie ne reprendra pas tout de suite comme avant, les événements vont se faire rares ou même inexistants, alors si vous voulez continuer à alimenter ce blog par des documents, des études, des photos etc.... je vous en serai très reconnaissante, car mes réserves s'amenuisent.

Merci d'avance !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 29 Avril 2020

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 27 Avril 2020

 En complément de l'étude de Dominique Masson sur les microbes, voici une vidéo qui nous raconte l'arrivée de la peste à Marseille en 1720, et comment les autorités ont sacrifié la ville...et ainsi la France, au profit de leurs intérêts.

 Mon ami Eulglod me signale l'existence d'un "laisser-passer" qui a été délivré lors de l'épidémie de peste de 1720.

Voici ce très intéressant laissez-passer, daté du 4 novembre 1720, en pleine épidémie de peste.

Document officiel en parti manuscrit, attestant de la non contamination du porteur.

"Nous Consuls du Lieu de Remoulin certifions à tous qu'il appartiendra que Alexandre Coulomb consul habitant de ce lieu agé de vingt huit ans d'une taille médiocre cheveux chatain part de ce lieu où il n'y a aucun soupçon de Mal Contagieux pour aller à Blozac [Blauzac, Gard]. Prions tous ceux qui sont à prier de lui donner libre, entrée & assuré passage. En foy de quoi nous lui avons accordé le présent certificat pour servir ainsi qu'il appartiendra. A Remoulin ce 4e Nbre mil sept cens vingt. Fabre Juge-Consul.

Qui ajoute : "Veu bon pour aller à Bagnol [Bagnols-sur-Cèze] portant 400 filoselle [textile composé à partir de résidus de soie] fillée dans Remoulin, ce 26 Nbre 1720".

Belles armes imprimées de la ville de Remoulins, en-tête : de gueules à l'ormeau arraché de sinople accosté de deux tours d'or, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, le fût de l'arbre accosté des inscriptions REMO et ULIN en lettres capitales de sable, posées en fasce entre chaque tour et l'arbre.

La peste de Marseille, partie du port de la ville en 1720, fut la dernière grande épidémie de peste enregistrée en France. Elle se propagea rapidement en Provence et fit des ravages : presque un quart de la population mourut.

La peste à Marseille en 1720

Eulglod, m'envoie également  la trace de jugements expéditifs de l'époque, on ne badinait pas avec ceux qui n'avaient pas d'autorisation, ils étaient fusillés  !

A notre époque nous  ne payons que 135 € ...
 

La peste à Marseille en 1720

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 27 Avril 2020

 Lorsque j'étais lycéenne à Dijon, je rendais souvent visite à une de mes amies qui demeurait rue Félix Trutat.

Le nom sur la plaque de rue indiquait seulement "peintre né en 1824, décédé en 1848 à Dijon". Je n'ai jamais cherché à savoir qui était ce peintre mort à seulement 24 ans.

Ce n'est que peu de temps avant le confinement, lorsque je me suis rendue au Musée des Beaux Arts rénové de Dijon, que j'ai découvert avec admiration certaines œuvres de ce peintre.

Notamment ce portrait romantique de 1845, qui m'a attirée par la finesse du teint du personnage et par son regard...

Il s'agit du portrait du peintre Pierre-Paul Hamon avec lequel Félix Trutat s'était lié d'amitié dans l'atelier de Cogniet à Paris où ils se formaient tous les deux.

Pierre-Paul Hamon et sa femme logeaient Félix Trutat chez eux, rue des Batignolles, où il peignit leur portrait à tous deux.

Félix Trutat, un peintre dijonnais oublié...

Le  portrait suivant est celui de madame Hamon, épouse du peintre Pierre-Paul Hamon.

L'artiste a peint un portrait touchant de la jeune femme avec son chat. C'est le second portrait connu qu'il a réalisé de son amie.

Félix Trutat, un peintre dijonnais oublié...

J'ai été frappée, en regardant le portrait qui suit, par la modernité du personnage : il a tout à fait l'allure d'un adolescent d'aujourd'hui avec son vêtement à capuche et son air gouailleur !

Félix Trutat a réalisé ici le portrait de son ami Joseph Carré qui lui était très cher. Il l'a peint d'ailleurs trois fois, à différentes étapes de sa vie.

Félix Trutat, un peintre dijonnais oublié...

Quelques extraits de la biographie de Félix Trutat :

Né à Dijon, Félix Trutat fut reçu à l’âge de treize ans à l'école des beaux-arts de Dijon, dirigée par Anatole Devosge.

Après l'obtention d'une bourse, il partit à Paris et devint élève dans l'atelier du peintre Léon Cogniet puis de Pierre-Paul Hamon à l'École des beaux-arts de Paris.

Il subit l'influence des peintres vénitiens, qu'il a copiés au musée du Louvre.

 Il a notamment été remarqué par Théophile Gauthier lors du salon de 1846 pour son "autoportrait avec sa mère", son œuvre eu enfin une certaine reconnaissance et reçu les éloges des critiques d'art.

 Exposé au salon de 1848, ce double portrait connut en effet un grand succès.

A cette date, Félix Trutat vivait à Paris, loin de sa ville natale.

Le visage mélancolique de sa mère préfigura  presque la triste fin de l'artiste, qui, atteint de tuberculose, mourra deux ans plus tard.

(le tableau était exposé à la lumière, il a été difficile à photographier, excusez donc sa mauvaise qualité)

Félix Trutat, un peintre dijonnais oublié...

 Félix Trutat laissa principalement des portraits et des nus, par lesquels il se rapprochait  de Gustave Courbet dans une veine réaliste.

Femme nue (1844)

Félix Trutat, un peintre dijonnais oublié...

Tête d'homme endormi :

Félix Trutat, un peintre dijonnais oublié...

Ce peintre prometteur doté d'une maturité précoce tout autant que d'une santé très fragile, mourut à Dijon le 7 mars 1848 d'une tuberculose pulmonaire (phtisie) sans laisser de descendants.

Quel dommage que son grand talent ne se soit pas plus exprimé, car c'était manifestement un peintre exceptionnel qui aurait sans doute connu un grand succès s'il avait vécu plus longtemps.

Un peintre oublié que j'ai voulu mettre en valeur, il le mérite bien...

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 27 Avril 2020

Dominique Masson nous présente aujourd'hui l'histoire des épidémies qui ont affecté le Châtillonnais au cours des temps, un travail très documenté et passionnant !

Merci mille fois à lui  et à ses amis Michel Massé et Jean Millot qui ont participé à cette étude.

Notule d’histoire

Quand passent les microbes…

 

Notre corps est constitué de 10 fois plus de microbes que de nos propres cellules.

Le mot « microbe » fut introduit en 1878 par le chirurgien français Charles Sébillot : il désignait alors les êtres vivants infiniment petits et pathogènes (provoquant des maladies) qu’on ne pouvait voir à l’œil nu.

L’arrivée de ce concept marque alors, en France, une rupture avec les croyances médicales de l’époque.

Aujourd’hui, l’immense majorité des « microbes » est inoffensive pour le corps humain, voire bénéfique pour lui.

Mais il existe cependant des espèces pathogènes,à l’origine de nombreuses maladies infectieuses.

Il existe trois grandes familles de microbes.

La première est celle des levures et des champignons.

Par exemple, c’est grâce aux levures que la pâte du pain gonfle, que se fabrique la bière ou que le lait se transforme en yoghourt.

Cependant, de mauvais levains peuvent occasionner des dégâts.

Du 25 décembre 1771 au 29 février 1772, une épidémie de fièvres continues vermineuses sévit à Buncey :

 C’est une fausse pleurésie engendrée par des mauvais levains, des matières vermineuses qui se rencontrent chez presque tous les malades , enfin, par des humeurs bilieuses et putrides qui se portent à l’estomac et des intestins à la poitrine et occasionnent le point de côté, l’oppression, les crachements de sang, la toux et une fièvre continue, accidents plus ou moins violents, suivant que ces humeurs sont plus ou moins abondantes, ont contracté plus ou moins d’acrimonie, enfin, que les solides chez eux, ébranlés par ces puissances destructrices, sont susceptibles d’une plus ou moins grande sensibilité et irritabilité.

Comme traitement : saignées, bouillon en légère quantité, liquides aqueux et humectants, tant en lavements fréquents qu’en boisson ; émétique ; sur le côté douloureux, émollients, relâchants et résolutifs[i].

Le deuxième groupe est constitué par les  bactéries. Ce sont des organismes vivants constitués par une seule cellule.

                                                                                                                       Certains staphylocoques se trouvent sur la peau, chez pratiquement tous les êtres humains, et sont normalement inoffensifs.

C’est ainsi qu’en analysant l’évangéliaire conservé à la cathédrale Saint-Pierre d’York, au Royaume-Uni, composé autour de l’an mil, on a pu retrouver des staphylocoques sur le folio 6, là où se trouve un texte de prestation de serment de l’archidiacre et d’autres responsables monastiques.

La main entière devait être posée sur la page, tandis que les lèvres proféraient les paroles sacrées, avant d’embrasser le parchemin, fabriqué à partir de peau de veau.

Une autre bactérie, saccharopolyspora, est responsable de l’apparition de taches brunâtres sur le manuscrit[ii].                                                                                                                                                   La typhoïde est une maladie infectieuse causée par une bactérie.             

La maladie aujourd’hui est quasiment absente des pays développés, à la suite de la javellisation de l’eau de boisson généralisée à partir de 1910.

 [i] Bon Henri (docteur) : « essai historique sur les épidémies en Bourgogne, depuis l’établissement des Burgondes en Gaule jusqu’à la Révolution » ; Dijon, 1912

[ii] A l’automne 2019, a eu lieu, à Dijon, aux archives municipales, une conférence-débat, en marge de l’exposition « Qu’est-ce qu’un parchemin ? ». Il y a été fait référence à l’étude de l’évangéliaire d’York : « The York Gospels : a 1000-year biological palimpsest », article paru dans « Royal Societyopen science », 25 octobre 2017 ; http://dx.doi.org/10.1098/rsos. 170988 

"Quand passent les microbes", un notule d'Histoire de Dominique Masson...

Une autre bactérie est fort connue, appelée Yersinia pestis, c’est-à-dire la peste[i].

Le mot apparaît à la fin du XVe siècle, mais elle a sévi bien plus tôt.

Il y eut trois pandémies historiques de peste.

La première, attestée comme telle, est la peste de Justinien, qui a sévi à partir de 541 jusqu’en 767, dans tout le bassin méditerranéen, avec des vagues successives tous les 9 à 13 ans ; mais elle n’a pas dépassé la Loire, ni la région de Dijon. 

La seconde pandémie est celle de la peste noire.

Elle a tué de 30 à 50 % des européens en cinq ans (de 1347 à 1352), faisant environ 25 millions de victimes[ii].

En 1348, la Bourgogne fut atteinte.

Guillaume Paradin, dans ses Annales de Bourgogne, rapporte : Cette année fut mémorable à cause d’une pestilence venue de Levant, jusque en Ponant, laquelle était si contagieuse que non seulement elle infectait par communication et conversation, mais aussi, se prenait par le seul regard des infects.

"Et fut cette pestilence si générale et pernicieuse que de mille, il n’en demeurait pas dix. On pouvait dire à Nuits : En mil trois cent quarante-huit, à Nuits, de cent restèrent huit"

Mais,à Bure les Templiers, il ne resta que trois ménages.                                                                 

La troisième pandémie est la peste de Chine, qui commença en 1894 et atteint la France en 1920.

Les rongeurs, dans leurs terriers, peuvent conserver ces microbes, capables de contaminer l’homme par l’intermédiaire des puces[iii].                                                                                                                         

Cependant il y eut de nombreux épisodes de peste, sporadiques, tout au long de l’histoire, à commencer par la peste d’Athènes, épidémie entre 430 et 426 av. J.C, où la ville perdit de maladie, selon Thucydide, 1500 hoplites sur 4000 en 40 jours, ainsi que Périclès.                                           

En Bourgogne, en 1030, après la famine vint la peste.

A Châtillon, on ouvrit le tombeau de saint Vorles et les reliques furent exposées sous une tente, arrangée près de l’église Saint-Mammés[iv].

On demanda souvent l’intercession de Saint Vorles pour combattre la peste.

Sous un tableau, du XVIe siècle, accroché dans l’église Saint-Vorles,  on lit :  

La guerre, la peste et la faim

Faisaient la guerre au genre humain

Et détruisaient toute la terre.

St Vorles exauça son troupeau,

Et feist cesser ce triple fléau

De la faim, la peste et la guerre

                                         

                                                                                                       [i]Le pape Clément VI (1342-1352) institua une « messe pour le temps de peste », célébrée encore de nos jours en période d’épidémie.

Par analogie, on parle de la « peste brune », surnom donné pendant la seconde Guerre mondiale au nazisme ; de même, la « peste blanche » est la désespérance, l’indifférence à la vie, entraînant le déclin démographique, selon Pierre Chaunu et Georges Suffer (« la peste blanche », Gallimard, 1977).

[ii] En Angleterre, des fouilles à l’ancienne abbaye de Thornton, dans le Lincolnshire, ont montré que les victimes de la peste sont venues mourir à l’hôpital de l’abbaye et enterrées à la hâte dans une fosse commune (Archéologia, n° 586, avril 2020)

[iii] Lucenet Monique : « les grandes pestes en France » ; Aubier, 1985.La peste reste dans les mémoires et on peut citer la fable de La Fontaine : « les animaux malades de la peste ».

[iv] Joly J.M.V (abbé) : « vie de saint Vorles, curé de Marcenay, patron de Châtillon-sur-Seine » ; Châtillon, Parny, 1867

"Quand passent les microbes", un notule d'Histoire de Dominique Masson...

En France, entre 1347 et 1536, il y eut 24 poussées de peste, soit à peu près une tous les huit ans[i].

En 1518/1519, c’est Montbard, puis l’Auxois, qui est ravagé.

En 1531/1533, Baigneux perd plus du tiers de sa population et les habitants restants sont ruinés, à cause des guerres et mortalités qui ont régné, car le passage de soldats amène souvent la peste ; en effet, ces périodes de pestilence ont correspondu aux périodes de conflitsdévastateurs.                                                               

De 1536 à 1670, on ne compta plus que 12 poussées de peste, soit une tous les 11,2 ans.

En 1563, des maladies contagieuses avaient désolé Châtillon ; pendant trois semaines, les portes de la ville avaient été fermées et les pestiférés placés hors les murs, où maire et échevins leur fournissaient tous les remèdes nécessaires[ii].

A cette époque, pour une transaction entre l’abbé de Notre-Dame et le seigneur de Chamesson, les deux parties se réunirent à Châtillon, mais en plein air, à cause de la maladie.

 [i] Delumeau Jean : «  la peur en occident, XIVe-XVIIIe siècles » ; Fayard ; 1978

[ii] Lapérouse Gustave : « l’histoire de Châtillon » ; Châtillon, Cornillac, 1837 (p. 323)

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A partir de 1576, la peste toucha aussi bien Paris que Lyon, Troyes, Tournus ou Dijon.

En 1582, le Châtillonnais fut ravagé et MM ; de la Chambre de Dijon, qui avaient décidé de faire venir un homme de Châtillon,réputé fort expérimenté au nettoiement des maisons infectées, eurent le regret d’apprendre par MM. de la ville de Châtillon qu’il ne pourrait venir, vu que l’on avait besoin de lui dans plusieurs pays voisins de leur cité[i].

Dans le courant de 1583, la peste revint.

Les échevins retinrent, à raison de six francs de gage par mois, un certain Jean de La Noue, peigneur, cardeur de laines, pour traiter les malades.

On eut aussi recours au patron de la ville ; on fit trois fois la descente des reliques de saint Vorles pour les porter, le 26 mars à Marcenay, le 1er juin à Pothières et le 29, de nouveau à Marcenay[ii].                                                                                                                                             En 1587, on parle à Châtillon des contagiés qui sont en grand nombre, de fait que un quart ou peu s’en faut des habitants de ladite ville ont été morts de ladite maladie, réduisant les habitants en grande partie à mendier leur pain.

Les plus aisés se retirèrent dans les pays voisins où ils avaient des amis ou des parents, pour y trouver les secours de première nécessité.

Cette mortalité ralentit encore le commerce, car les drapiers furent contraints se tenir clos et couverts en leur maison sans pouvoir lors vendre aucune chose de leur état pour leur subvenir.

Défense avait été faite lors de la contagion à quiconque d’entrer ou de sortir de la ville, tellement que une grande partie en sont morts de faim.

Tous ces malheurs  réduisirent les habitants à une telle extrémité que, pour ne pas être contraints d’abandonner ladite ville et leur domicile et maisons, le lieutenant du bailliage, Edme Rémond, demanda au roi une exemption de tailles pendant dix ans, afin de leur donner moyen deulx rétablir en quelque peu de repos, mais le trésorier général des finances à Dijon n’accorda que six années.

La contagion régnait encore l’année suivante, à l’occasion de laquelle par le commun bruit il y est mort plus de deux mille personnes[iii].                                                                                                   

La peste revint en 1595 ; un chirurgien, André Savery, qui avait servi les pauvres malades qui se seraient trouvés aux hôpitaux et par la ville, obtint l’exemption de toute gardes, tailles et autres subsides, plus une récompense de vingt livres. 

Le fléau continuant l’année suivante, maire et échevins assignèrent aux malades deux emplacements hors les murs, les champs de la Pidance pour ceux de Chaumont et la combe d’Epasses pour ceux du Bourg.

Tous les contagieux durent y aller et ne purent en sortir avant complète guérison.

Une guette active fut faite sur les portes de Saint-Vorles et de Saint-Antoine.

L’économe de l’abbaye, Jean Barrey, se retira avec sa femme et ses enfants dans une loge qu’il plaça à quelques distances des portes ; ni les injonctions des échevins, ni les amendes, ne purent le déterminer à se réunir aux autres pestiférés.

On fut obligé de brûler sa loge pour la lui faire abandonner.

Le 4 juillet 1629, une grande procession, composée de 340 personnes, alla en procession à Pontigny, visiter les reliques de Saint Edme, pour accomplir le vœu fait pour apaiser la colère de Dieu pendant la contagion. 

En 1630, la peste sévit à Dijon et, le 16 mai, les magistrats demandèrent au roi de transférer le Parlement à Châtillon à cause de la contagion[iv].

Le 4 mai 1631, le gouverneur de Bourgogne, le prince de Condé, accompagné des conseillers au parlement et des élus des états, fit son entrée à Châtillon, la peste sévissant partout ailleurs.

Mais celle-ci, qui s’était déjà fit ressentir dans l’été 1632, y éclata dans le cours de 1633.

Les chaleurs de l’été augmentèrent beaucoup le mal : plusieurs personnes de la campagne, étant venues à la ville faire les moissons, moururent subitement dans les champs.

On construisit, dès le mois de février, trente-sept loges nouvelles, hors de la ville et surtout dans le faubourg du Temple, pour y placer les pestiférés.

Les morts étaient enterrés par des saccards, qui traînaient avec des crochets et des cordes les cadavres.

Les magistrats firent preuve de courage et, comme ils s’exposaient jour et nuit et délaissaient leurs affaires, le parlement les exempta de toutes tailles, comme il avait déjà été fait l’année précédente.

On fit venir de Dijon, pour 18 jours et à raison de 3 livres par jour, un médecin spécialisé, Balthazar Milière, dit La Santé.             

[i] Bon : op. cit.

[ii] Joly, op. cit. ; Lapérouse : op. cit.

[iii] Masson. Dominique : « Châtillon-sur-Seine, 1000 ans d’histoire » ; Images en Châtillonnais, 2016

[iv] Bon ; selon Gustave Lapérouse, c’est en mai 1629 que la reine-mère transféra, de Dijon à Châtillon, la cour des aides (p. 405)

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La peste reparut dans l’été 1636.On porta les reliques de Saint Vorles à Marcenay[i].

Un des médecins de la ville, Philippe de Marcenay, succomba.

Un prêtre, Pierre Jaulpy, s’était retiré dans une loge préparée auprès des vignes de Chaumont, avec son domestique.

Entré le 9 octobre, il y resta trois mois.

Il ne cessa de parcourir les loges des pestiférés, administrer les sacrements, veiller au bon maintien de l’ordre et présider à la distribution des vivres et des aumônes ; il composait également des médicaments, des baumes et un parfum pour purifier l’air dans les loges et les maisons infectées[ii].

Après 1670, la maladie semble disparaître pour refaire violemment surface à Marseille et en Provence en 1720.

Dans ces périodes difficiles, les français se tournèrent vers la religion et plusieurs saints furent invoqués                                                                                                               

 

[i] Joly : op. cit.

[ii][ii] Lapérouse : op. cit.

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On se tourna vers la Vierge Marie ; à Châtillon, outre saint Vorles, saint local, on pria devant sa statue, celle devant laquelle saint Bernard eut sa révélation.

La croyance populaire attribuait au manteau de la Vierge des pouvoirs, car ce manteau leur semblait protecteur contre les flèches de pestilence ; la Vierge avait également une fonction médiatrice auprès du Christ en faveur de l’humanité souffrante (le Christ lançant les flèches).

On invoqua aussi saint Sébastien.

Officier martyrisé à Rome en raison de sa foi, il fut percé de flèches ; on lui attribuait le pouvoir d’éradiquer les épidémies de peste, selon la croyance biblique assimilant la maladie à des flèches envoyées par Dieu.

Cependant, on rencontre peu de statues de ce saint dans le Châtillonnais.

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Par contre, s’ajoutèrent des cultes nouveaux, en particulier celui de saint Roch.

Né au XIVe siècle dans une puissante famille montpelliéraine, il partit en pèlerinage à Rome et, à son retour, contracta la peste.

Retiré dans une forêt, il vécut près d’une source jaillie près de lui et un chien vint lui apporter du pain et lécha sa plaie.

Selon la tradition, il aurait sauvé de nombreux pestiférés avant et après sa mort ; c’est pourquoi le concile de Constance le canonisa en 1414[i].

Les représentations de ce saint le montrent avec un chien à ses côtés et il a, comme attributs du pèlerin, un bourdon, une gourde, une besace, une grande cape et un large chapeau ; il découvre généralement une cuisse (celle de droite ou celle de gauche) pour laisser apparaître un bubon pesteux.

On trouve, dans le châtillonnais, beaucoup de représentations de ce saint, soit en statue, soit comme haut de bâton de procession.

D’autres saints purent aussi être invoqués, comme saint Nicolas, moine au couvent augustin de Tolentin, en Italie, ou saint  Charles Borromée.

[i] Lucenet Monique : op. cit. La piété à l’égard de saint Roch se répandit dans toute l’Europe, de sorte que le pape Urbain VIII renouvela sa canonisation en 1629.

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Une autre bactérie, le Mycobacterium leprae, proche de l’agent responsable de la tuberculose, est responsable de la lèpre.

L’écureuil roux pourrait être l’un des réservoirs animaux du bacille (bactérie de forme allongée).

Si la Bible parle de la lèpre, les croisades auraient été responsables de l’arrivée de la lèpre en Europe.

Une Maladière est mentionnée à Châtillon, en 1174.

Le quartier de la Maladière se trouvait au nord-ouest de la ville, au pied du Châtelot ; on y accueillait les lépreux chassés de la ville.

Selon un décret du concile du Latran, de 1179, il devait y avoir un cimetière ; un chapelain desservant la chapelle, qui était un chanoine de l’abbaye Notre Dame(la chapelle Saint-Léger était toute proche) ; et un maître ou gouverneur pour la diriger (feu Nicolas de Cérilly est cité en 1474).

Les dames converses de l’abbaye Notre Dame, qui devaient avoir à côté leur résidence (les « Dames Brulées »), étaient vouées au service des lépreux.

La Maladière avait quelques privilèges ; "les bouchers devaient lui réserver les langues des grosses bêtes qu’iceux bouchers tueront, et le maître pouvait vendre du vin en période de banvin" (privilège normalement réservé au duc et à l’évêque).

Au XVIe siècle, la Maladière possédait 12 sées de prés et 200 journaux de terre, mais elle disparut au cours des guerres de Religion et ses biens furent réunis, vers 1695, à l’hôpital Saint-Pierre.

Le choléra est une épidémie contagieuse due à la bactérie Vibrio cholerae, ou bacille virgule, découverte par Pacini en 1854, strictement limitée à l’espèce humaine.

Ce mot vient du mot grecχολέρα, qui désignait déjà chez Hippocrate cette maladie. Sept pandémies ont été recensées :

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La France fut touchée par la deuxième pandémie de choléra, au printemps 1832 (le premier cas est attesté le 26 mars), et Casimir Périer, président du Conseil, décréta des mesures de police sanitaire, en réactivant en particulier des contrôles sanitaires aux frontières ; lui-même devait décéder du choléra le 16 mai.

A Paris, il y eut une « fuite bourgeoise » qui se produisit alors : dans les journées des 5, 6, 7 avril, 618 chevaux de poste sont retenus et le nombre des passeports augmente de 500 par jour ; Louis Blanc estime à 700 le nombre de personnes emmenées par les Messageries[i].

La Côte d’Or fut, lors de cette pandémie, passablement épargnée.

 [i] Delumeau ; op. cit.

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Le choléra reparut à la fin de l’année 1848, venant d’Angleterre et arrivant en France par le port de Dunkerque ; il se répandit ensuite en France en 1849.

Un monument curieux existe à Villers-Patras, dans le cimetière, rappelant le passage de cette épidémie.

Il est composé d’une base hexagonale, d’une haute colonne et, à son sommet, d’une niche surmontée d’une croix, abritant une statue de la Vierge et de son enfant.

Sur la base ont été gravés les noms des victimes du choléra, à commencer par Mathie Chatraine, décédée le 26 avril 1849 ; quatorze noms suivent, dont un couple, décédés entre le 16 juin et le 12 septembre.

La moitié de ces victimes étaient des vignerons[i]. Au revers se trouve la dédicace d’érection du monument.

[i] Lazzarotti Raymond: « Villers-Patras, son origine, son évolution » ; Cahiers du Châtillonnais, n° 41

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A l’automne 1853, le choléra reparut en France, à Paris en particulier et, au printemps 1854, il affecta essentiellement l’est de la France, avec deux bases autour de la Haute-Saône et de la Haute-Marne d’une part, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse d’autre part[i].

 [i] Bourdelais P. et Raulot J.Y : « la marche du choléra en France : 1832-1854 » ; Annales, ESC, n° 1, janvier-février 1978. Voir également : Bourdelais Patrice et Raulot Jean-Yves :« Une peur bleue, histoire du choléra en France, 1832-1854 » ; Payot, 1987.

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La Côte d’Or fut durement touchée, comptant parmi les 20 départements les plus affectés.

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Le choléra apparut en juin dans l’arrondissement de Châtillon, mais les villages furent inégalement touchés.

Par exemple, à Villers-Patras, pour l’année 1854, il y eut 21 morts dans la commune, dont 20 moururent du choléra, entre le 3 juillet et le 11 septembre 1854 (en comparaison, il y eut dans la commune un mort en 1853 et 3 morts en 1855).

Si Larrey fut épargné, il y a, à Poinçon, du 11 août au 7 septembre, 20 cas répertoriés et 13 morts.

Villedieu fut particulièrement touché, avec 84 cas et 44 morts, pour 280 habitants.

Le dernier groupe est constitué par les virus.

Contrairement à la bactérie, le virus n’est pas une entité biologique autonome.

Il a besoin de rentrer dans une cellule pour utiliser sa machinerie et se multiplier (en ce sens, on peut le considérer comme un parasite).

Sur les 5 000 espèces environ décrites, seules 129 sont pathogènes.

On peut citer, entre autres, la rage, la fièvre jaune, la variole, la rougeole, les oreillons, le rhume, la varicelle, le sida, ainsi que la grippe.  

Celle-ci serait apparue chez les oiseaux il y a environ 6 000 ans et la grippe humaine vers 2500 av. J.C, en Chine, avec le développement de la domestication des oiseaux, notamment des canards, et également avec l’élevage des porcs.

Les symptômes de la grippe humaine ont été clairement décrits par Hippocrate, puis par Tite-Live. Plusieurs pandémies affectèrent la terre. Depuis la fin  du XIXe siècle, on a compté 5 pandémies :

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 En 1918, on prit quelques mesures pour enrayer l’épidémie.

On pouvait lire, dans le journal le Châtillonnais et l’Auxois du dimanche 27 octobre, que, en raison de l’épidémie de grippe qui sévitactuellement, les représentations, matinées et soirées du cinématographe ayant d’habitude lieu à l’Alcazar, seront, par ordre de l’autorité municipale, suspendues jusqu’à nouvel avis.

On pouvait lire de même, le 15 décembre :

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Il existe une autre famille regroupant plusieurs virus, celle des coronavirus, devant leur nom à la forme d’une couronne qu’ont les protéines qui les enrobent.

Trois épidémies mortelles sont survenues, pour l’instant, au cours du XXIe siècle :

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Dominique Masson 

                                                                      (remerciements à Michel Massé et Jean Millot)

 [1] Bon Henri (docteur) : « essai historique sur les épidémies en Bourgogne, depuis l’établissement des Burgondes en Gaule jusqu’à la Révolution » ; Dijon, 1912

[1] A l’automne 2019, a eu lieu, à Dijon, aux archives municipales, une conférence-débat, en marge de l’exposition « Qu’est-ce qu’un parchemin ? ». Il y a été fait référence à l’étude de l’évangéliaire d’York : « The York Gospels : a 1000-year biological palimpsest », article paru dans « Royal Societyopen science », 25 octobre 2017 ; http://dx.doi.org/10.1098/rsos. 170988 

[1]Le pape Clément VI (1342-1352) institua une « messe pour le temps de peste », célébrée encore de nos jours en période d’épidémie. Par analogie, on parle de la « peste brune », surnom donné pendant la seconde Guerre mondiale au nazisme ; de même, la « peste blanche » est la désespérance, l’indifférence à la vie, entraînant le déclin démographique, selon Pierre Chaunu et Georges Suffer (« la peste blanche », Gallimard, 1977).

[1] En Angleterre, des fouilles à l’ancienne abbaye de Thornton, dans le Lincolnshire, ont montré que les victimes de la peste sont venues mourir à l’hôpital de l’abbaye et enterrées à la hâte dans une fosse commune (Archéologia, n° 586, avril 2020)

[1] Lucenet Monique : « les grandes pestes en France » ; Aubier, 1985.La peste reste dans les mémoires et on peut citer la fable de La Fontaine : « les animaux malades de la peste ».

[1] Joly J.M.V (abbé) : « vie de saint Vorles, curé de Marcenay, patron de Châtillon-sur-Seine » ; Châtillon, Parny, 1867

[1] Delumeau Jean : «  la peur en occident, XIVe-XVIIIe siècles » ; Fayard ; 1978

[1] Lapérouse Gustave : « l’histoire de Châtillon » ; Châtillon, Cornillac, 1837 (p. 323)

[1] Bon : op. cit.

[1] Joly, op. cit. ; Lapérouse : op. cit.

[1] Masson. Dominique : « Châtillon-sur-Seine, 1000 ans d’histoire » ; Images en Châtillonnais, 2016

[1] Bon ; selon Gustave Lapérouse, c’est en mai 1629 que la reine-mère transféra, de Dijon à Châtillon, la cour des aides (p. 405)

[1] Joly : op. cit.

[1][1] Lapérouse : op. cit.

[1] Lucenet Monique : op. cit. La piété à l’égard de saint Roch se répandit dans toute l’Europe, de sorte que le pape Urbain VIII renouvela sa canonisation en 1629.

[1] Delumeau ; op. cit.

[1] Lazzarotti Raymond: « Villers-Patras, son origine, son évolution » ; Cahiers du Châtillonnais, n° 41

[1] Dupuis Jean-Claude : « Poinçon et Larrey : deux villages de la Côte d’Or » ; Cahiers du Châtillonnais, n° 141

[1] Bourdelais P. et Raulot J.Y : « la marche du choléra en France : 1832-1854 » ; Annales, ESC, n° 1, janvier-février 1978. Voir également : Bourdelais Patrice et Raulot Jean-Yves :« Une peur bleue, histoire du choléra en France, 1832-1854 » ; Payot, 1987.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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