Publié le 10 Décembre 2019
Publié le 8 Décembre 2019
Après la conférence de Pierre Potherat sur les marais tufeux du plateau de Langres, Marie-Geneviève Poillotte a évoqué la flore exceptionnelle de ces marais tufeux.
Tout d'abord quelques photos de marais tufeux .
Le marais tufeux du moulin de Saint-Germain le Rocheux :

Le bas marais de la Côte à Lallier à Voulaines les Templiers :

Le marais tufeux, ou marais de pente, du Creux du Parc dans la vallée du Brevon à Busseaut :

La mousse pousse dans les marais tufeux, elle prend pied sur le tuf avec de petits crochets.
Voici la mousse avant dépôt de tuf :

La mousse est ensuite peu à peu recouverte de dépôt calcaire .

La flore des marais tufeux :
Carex flacca, marais de Combe Noire, forêt domaniale de Châtillon sur Seine :

Gentiane pulmonaire (gentiana pneumonanthe) marais de la Côte à Lallier sur Voulaines les Templiers :

Orchis de Traunsteiner (Dactylorizha traunsteinerie) , orchidée liée aux marais tufeux de pente, marais de Combe Noire en forêt domaniale de Châtillon sur Seine :

Parnassie des marais (parnassia palustris), marais tufeux de la Combe Baudot :

Swertie vivace (Swertia perenis) , marais tufeux de Tête Vaillant, forêt domaniale de Châtillon sur Seine, route Mathey :

Marais tufeux d'Echalot : Rossolis à feuilles rondes (drosera rotundifolia) plante carnivore :

Inflorescence de la Ligulaire de Sibérie :

Ligulaire de Sibérie (ligularia sibericus) , marais de pente de Combe Noire, forêt domaniale de Châtillon sur Seine :
Sabot de Vénus (cypridemium calceolus) marais tufeux de Val Charbon , forêt domaniale de Châtillon sur Seine :
Merci à monsieur et madame Poillotte pour la transmission de leurs superbes photos.
J'avais déjà pu observer la ligulaire de Sibérie :
http://www.christaldesaintmarc.com/une-fleur-protegee-la-ligulaire-de-siberie-a15193895
Publié le 8 Décembre 2019
Le marais tufeux de Chalmessin (52) est un marais âgé de 7 000 à 8 000ans il s'étend sur une surface de 124 hectares. Situé dans un climat froid, il abrite une flore d'origine montagnarde.
C'est un guide du Conservatoire d'Espaces Naturels de Champagne-Ardennes qui nous l'a fait découvrir.

On visite le marais par un sentier pédagogique constitué de passerelles en bois, avec panneaux explicatifs sur une longueur de de 2 kms environ.

Le marais tufeux se trouve en fond de vallon.



On y trouve une flore remarquable, dont nous n'avons pu voir que quelques espèces, il faisait très chaud en ce 20 août 2012, donc certaines fleurs étaient fanées, il faudrait s'y rende au printemps.









Un bloc de tuf :


Publié le 8 Décembre 2019
Les perturbateurs endocriniens
par Lydie Suty
Comme leur nom l'indique les "Perturbateurs endocriniens" sont des composés chimiques susceptibles de provoquer des troubles et dysfonctionnements de notre système endocrinien. Pour mieux comprendre la nature et l'importance de ces perturbations, il faut tout d'abord faire le tour du système endocrinien c'est-à-dire des principales glandes endocrines et des nombreuses hormones qu'elles synthétisent et diffusent dans l'organisme pour en réguler la plupart des fonctions. Nous étudierons ensuite les principaux perturbateurs endocriniens connus à ce jour et leurs effets sur l'organisme : troubles du sommeil, malformations, puberté précoce, cancers etc...Enfin , nous aborderons quelques aspects de la prévention et de la législation.
Cette conférence, à la portée de tous, permettrra de faire le point sur les connaissances et les hypothèses sur ce sujet préoccupant devenu un problème de société.
Conférence proposée par l'Association Culturelle Châtillonnaise-UTB. Elle aura lieu le lundi 16 décembre 2019, à 14h30, salle de conférences de la mairie de CHATILLON-sur-SEINE, rue du président CARNOT. Entrée 5€ pour les adhérents, 6€ pour les non-adhérents.
Titulaire d'un doctorat et d'une HDR en Sciences de la vie, Lydie Suty, était chercheur à l'Institut National de la Recherche Agronomique. Spécialiste des interactions entre la plante et son environnement. Auteur de nombreuses publications dans des revues scientifiques internationales et de plusieurs livres de vulgarisation scientifique, Lydie Suty est actuellement chargée de cours à l'Université de Bourgogne et à l'Institut Français d'Herboristerie. Elle est aussi Chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole .
Publié le 6 Décembre 2019
Didier Baudry, maire de Nesle et Massoult, m'a invitée à venir voir les nouvelles extensions de la Mairie du Village, ainsi qu'une exposition consacrée à Hervé Baudry, enfant du village, artiste très connu des Châtillonnais, bien trop tôt disparu, hélas.

L'ancienne salle des fêtes où ont lieu périodiquement des concerts, a été superbement transformée et agrandie.

La salle est magnifique et fonctionnelle....

Sur ses murs on peut admirer des œuvres picturales et photographiques, certains tableaux ont été offerts par les artistes du village : Karin Neumann, Maryvonne Jeanne-Garrault, Jean-Pierre Garrault...

Les dessins d'Hervé Baudry et ses peintures ont été offerts au village de Nesle et Massoult par l'épouse d'Hervé.

Beaucoup de dessins de presse, puisqu'Hervé Baudry illustrait les pages de notre journal régional "Le Châtillonnais et l'Auxois".


Mais aussi des œuvres personnelles :


L'ancienne salle de classe, adjacente à la salle des fêtes, sert de salle du Conseil Municipal. On y trouve des anciens pupitres, le tableau noir et des tableaux illustrant des périodes de l'histoire de France, si appréciés des anciens petits écoliers.

Une superbe cuisine a été ajoutée à la salle des Fêtes....


Quelques tableaux ornent aussi le bureau de la Secrétaire de Mairie de Nesle et Massoult, ici un tableau de Maryvonne Jeanne-Garrault.

Un tableau, au centre, de Karin Neumann et deux aquarelles d'une artiste qui avait participé à une fête du village organisée par Hervé Niquet.

Un article que j'avais consacré à Hervé Baudry, illustré de quelques photos :
http://www.christaldesaintmarc.com/herve-baudry-n-est-plus-a126083492
Publié le 5 Décembre 2019
Les élèves de troisième du collège Fontaine des Ducs ont imaginé le futur job du Châtillonnais
En partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Or, le collège Fontaine des Ducs a décidé d’organiser tout au long l’année des actions de préparation à l’orientation après la troisième.
Lundi 3 et mardi 4 décembre, tous les élèves de troisième, répartis en groupe de 7 à 10 , avaient pour mission de « créer le futur job du Châtillonnais ».
Encadré par un intervenant de la CCI ou par leur professeur principal, chaque groupe a imaginé un emploi porteur dans un avenir proche pour notre secteur. Ils avaient pour mission de lister les formations permettant d’y parvenir, de mesurer les points positifs et les inconvénients, de trouver les compétences nécessaires à mobiliser, de déterminer le public cible et d’imaginer ce que pourrait-être une journée type de ce futur job.
L’ensemble de ces points devaient être résumés sur un document de leur choix, les dix groupes ont choisi la réalisation d’une affiche.
Le point d’orgue de cette action s’est déroulé mardi soir à l’espace rencontre Luc Schréder, gracieusement mis à disposition par la municipalité de Châtillon sur Seine.
Lors de cette soirée, chaque groupe devaient présenter leur travail devant leurs familles et un jury de 5 professionnels chefs d’entreprises du Châtillonnais et présidé par monsieur Hubert Brigand, Maire de Châtillon sur Seine.
C’est donc près de 200 personnes qui étaient présentes.
Chaque travail était évalué selon des critères prédéterminés avec une voix par familles à hauteur de 30% de la note finale et les 70 % restant correspondaient à la note attribuée par les professionnels.
Chaque groupe a donc défilé sur scène pour montrer leur affiche qui était projetée et pour en faire une présentation orale.
En préambule, Monsieur le Maire a rappelé le plaisir qu’il avait à assister à ce genre de manifestation et l’implication sans faille de la municipalité lorsque qu’on parlait d’avenir dans le Châtillonnais.
Monsieur Bécourt , principal du collège a détaillé les différentes étapes de l’orientation professionnelle qu’auraient à suivre cette année les élèves et leur famille. Il a rappelé l’importance de ces différentes phases et a invité les familles à prendre contact avec les équipes du collège (direction, professeurs principaux et la conseillère d’orientation appelée dorénavant psychologue d’éducation nationale).
Enfin, Monsieur Galland, représentant de la CCI a présenté la CCI et les actions qu’elle menait
Après ces propos liminaires, c’était au tour des élèves d’œuvrer.
Le groupe A nous a présenté sa vision à travers la nécessité de la présence d’un ophtalmologue sur notre secteur.
Le groupe B pense que dans la continuité du parc National récemment crée un parc ludique trouverait sa place.
Pour le groupe C, c’est l’animateur d’activité de pleine nature qui s’impose.
Pour le groupe D , c’est quelque chose de similaire sur lequel ils se sont investis : guide de richesses naturelles.
Le groupe E pense qu’Architecte de Lieux insolites pourrait se développer dans l’avenir.
Le groupe F nous a décrit la création d’un parc de loisirs.
Le groupe G penche plutôt pour une entreprise de créations évènementielles.
Un autre type de parc de loisirs pour le groupe H.
Le groupe I nous a présenté une entreprise de livraisons écologiques.
Et enfin le groupe J un complexe sportif.
Tout long des présentations chaque votant a noté chaque groupe sur les critères prédéfinis.
Les bulletins ont été dépouillés pendant un moment de convivialité très bien achalandé offert par la CCI.
Le public est alors retourné dans la salle pour assister aux résultats.
Monsieur le Maire a appelé les lauréats à le rejoindre sur scène :
C’est le groupe E, Architecte de lieux atypiques qui a remporté tous les suffrages devant le groupe I pour la livraison écologique et le groupe G entreprise évènementielle.
Chaque membre du groupe s’est vu remettre respectivement des bons d’achats de 30€, 20€ et 10€.
C’est le groupe A, ophtalmologue, qui a été le coup de cœur du jury des professionnels.
La CCI les a récompensés par un sac contenant différents lots.
Publié le 4 Décembre 2019
Catherine Miraton , Directrice du Théâtre Gaston Bernard, accompagnée d'Annabel de Courson, metteur en scène, a présenté le spectacle musical "Promenons Nous, les Tout-Petits Patapons""conçu comme un véritable mini concert pour les tout-petits.
Ceux-ci étaient venus nombreux avec leurs parents, leurs grand-parents, leurs nounous et ils ont beaucoup apprécié cet adorable spectacle.

Accompagnées au violoncelle par Isabelle Vuarnesson (violoncelliste d’Anne Sylvestre et professeure au conservatoire de Saint-Mandé)...

Daphné Souvatzi (mezzo-soprano et comédienne)...

et Charlotte Pinardel (comédienne, chanteuse et guitariste)...

ont interprété une douzaine de chansons et comptines mettant en scène des animaux comme l'escargot :


Nestor l’alligator qui mord, qui mord....

en passant par les Lapinous, dans un décor enchanté d’arbustes, d’herbes folles et fleurs parfumées.

Ce fut une adorable promenade musicale d’une demi-heure qui a ravi petits et grands.
D’une grande exigence musicale et avec des arrangements originaux, ces mélodies et scènettes ont entrainé le mini public dans une fantaisie poétique, du rock and roll à la berceuse sans oublier quelques escapades dans l’univers des comptines, le tout agrémenté de jeux de doigts et de percussions corporelles.


Le jeu des couleurs a été aussi de la partie....


Les trois artistes très talentueuses ont été très applaudies pour ce joli moment rafraîchissant...

et elles ont pris le temps de laisser venir à elle les bambins....

Après le spectacle, une photo des artistes et de leur metteur (metteuse ?) en scène qui réalise aussi les arrangements musicaux :

Mise en scène et arrangements musicaux : Annabel de Courson
Avec : Charlotte Pinardel (chant, guitare et jeu)
Daphné Souvatzi (mezzo-soprano et jeu)
Isabelle Vuarnesson (violoncelle)
Publié le 4 Décembre 2019
Le Conseil de Développement Economique et Social du Pays Châtillonnais (CDESPC) a organisé une soirée destinée à présenter à ses adhérents les actions de la Communauté de Communes (CCPC) pour valoriser le tourisme et donc l'économie de notre région.
Monsieur Vacheyrout, Président du CDESPC a rappelé le rôle du Conseil de Développement qui est d'aider la CCPC, et contribuer à l'information et aux échanges.

Eric Dudouet, Président de la Commission Tourisme de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais a voulu durant cette soirée faire le point sur le tourisme dans le châtillonnais, proposer des stratégies, des projets.

Il existe actuellement 500 hébergements dans le Châtillonnais (Hôtels,gîtes, chambres d'hôtes, hébergements insolites). La restauration est par contre limitée à Châtillon.
Les locations ont lieu sur douze semaines en moyenne. Il existe des activités de loisirs, des sentiers de randonnée, des circuits VTT.
La Maison de la Forêt propose des sorties-découvertes, une association "Les loups Polaires" propose des animations, beaucoup d'événements animent le territoire, font connaître les produits locaux, les commerces Châtillonnais sont actifs . La pêche et la chasse attirent aussi les touristes.
Il y a donc beaucoup de points forts, auxquels il faut ajouter la création du Parc National des Forêts et de "Vignobles et Découvertes" mais hélas aussi des points faibles qui sont l'hébergement, la restauration, et le manque de notoriété..
Les élus et les acteurs du Tourisme doivent donc convaincre "ailleurs", il faut qu'ils sachent vendre notre territoire, en être ambassadeurs.
Il y a beaucoup de points à améliorer : la signalétique (des panneaux vont bientôt être installés sur l'autoroute) , rénover les hébergements, valoriser le site de Vix.

Sylvain Boulangeot, Président de l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais (OT) a assuré que l'OT a élaboré des stratégies pour faire connaître le territoire. Il remercie la CCPC pour son soutien financier.
Le conseil d'administration de l'OT comporte 18 membres dont 6 délégués de la CCPC qui travaillent tous conjointement
Il a ensuite laissé la parole au Directeur de l'OT, Régis Gatteaut, qui grâce à des projections a montré les actions réalisées.


Voici tout d'abord l'équipe soudée qui travaille à l'Office du Tourisme :

Depuis sa création le site internet enregistre de plus en plus de connexions.

L'OT est aussi relayé par les réseaux sociaux, comme Facebook...

L'OT a publié plusieurs opuscules qui détaillent toutes les activités possibles du Pays Châtillonnais.


Une carte géante du Châtillonnais, avec tous les sites à découvrir a été éditée.

L'OT envoie ses représentants dans des congrès, des foires pour diffuser sa documentation.

La presse est toujours partie prenante.

Des séjours "clé en main" sont proposés aux touristes.

L'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais cherche à s'intégrer dans les catalogues des autocaristes et communique avec les agences de voyage.
Des partenariats existent avec la CCPC, Vignobles et Découvertes, le Parc National des Forêts, Côte d'Or Tourisme avec Epiques Epoques, Trésors de Côte d'Or, des magazines (balades, itinéraires et Patrimoine) et avec la route des Templiers.

En conclusion Jérémie Brigand, Président de la CCPC, a souligné que l'investissement de la CCPC pour le tourisme représente un budget de 240 000€. Cet investissement doit être utile aux habitants du Châtillonnais, c'est une plus value pour les prestataires.
Un panneau représentant le Vase de Vix qui coûtera 500€ par an, va être posé au bord de l'autoroute, cela incitera peut-être les touristes à venir visiter le Châtillonnais. Les sentiers de randonnée sont entretenus.
Dans l'avenir, il faudrait que le touriste reste le plus longtemps possible dans notre région, l'action de l'Office du Tourisme doit donc continuer et s'accentuer.
Publié le 3 Décembre 2019
A l'extérieur les deux animateurs de la Maison de la Forêt proposaient café, vin chaud et brioches... :

Jacques Girard ses vins fins de Côte d'Or...

"Chauds les marrons !" et la barbe à papa étaient appréciés.

On pouvait acheter de délicieuses terrines à la truffe.

Les pépinières Naudet présentaient leurs plants truffiers.
Les viticulteurs Châtillonnais avaient du succès !


Le Lions Club proposait ses nichoirs à oiseaux.

Les truites de l'Aube avaient apporté toutes leurs délicieuses productions faites à base de truites.


La Fromagerie des Marronniers était aussi présente, en partenariat avec les Truites de l'Aube.

A l'intérieur, on trouvait les joyeux adhérents de la Confrérie de la Moutarde de Dijon qui présentaient plusieurs moutardes originales.

Patrice Vaucoulon, dessinateur extraordinaire, faisait connaître ses ouvrages superbement illustrés sur la nature.

Un ardent partisan des Templiers présentait ses ouvrages littéraires.

Les visiteurs ont pu se restaurer sous un chapiteau chauffé, voici les plats qu'ils ont pu déguster :

Beaucoup de visiteurs ont dégusté les savoureux plats confectionnés par Arole Dupaty et la Petite Ferme de Poiseul la Ville.

Pour ma part j'ai adoré:
les œufs brouillés à la truffe :

Le Brie truffé :

et le tiramisu truffé.

L'après-midi Gérard Falconnet, enseignant -chercheur en reboisement, a présenté une conférence sur l'Agroforesterie truffière.




Voici les bienfaits de l'agroforesterie truffière, présentés de façon originale...


Marion, qui travaille aux pépinières Naudet , a présenté un projet de plantation de cinquante hectares en agroforesterie truffière.

Martin Léchenet de Chamesson, nous a expliqué comment il avait planté différentes espèces d'arbres mycorhizés dans un de ses champs. Il a ajouté entre ses plantations des cassissiers et de la vigne .
Il a trouvé le moyen de stocker l'hiver l'eau de pluie nécessaire à l'arrosage d'été de ses nouvelles plantations, car il n'est pas question pour lui de pomper l'eau de la rivière.

Au milieu de l'après-midi Takashi Kinoshita , chef du château de Courban, a fait des démonstrations culinaires composées d'amuse-bouches à base de truffes.

des macarons...

qui prendront la bonne odeur de la truffe en les enfermant avec les champignons...

sous une cloche fermée.

Il lui a fallu râper des truffes....

Il a ensuite versé de la pâte à choux dans un appareil...

il y ajouté des ingrédients divers...



une nouvelle couche de pâte à choux...

Il ne reste plus qu'à surveiller la cuisson...avec des baguettes...car Takashi reste tout de même de culture japonaise !



Les petits choux seront surplombés d'une lamelle de truffe....

Le chef du château de Courban a aussi préparé quelques petites crèmes gourmandes pour le public...

Une belle présentation :

Les personnes présentes ont pu déguster ces amuse-bouche délicieux...c'était la fête des papilles !

Dans l'après-midi ont eu lieu également la visite de la truffière de Leuglay et des démonstrations de cavage.
Mais hélas je n'ai pu être partout ! ce sera sans doute pour l'année prochaine...
J'ai tout de même vu un "lagotto romagnolo", chien truffier, bien mignon !

Par contre je n'ai vu aucun stand sur le Parc National des Forêts, aucune personne représentant le parc lors de la présentation de la fête de la truffe....
Le Châtillonnais n'en fait-il pas désormais partie ? la truffe ne pousse-telle pas sur son territoire ? 
J'avoue que cette absence à une fête aussi emblématique m'a interpellée.
Après le choix Haut-Marnais de la maison du parc, qui va se trouver à Arc en Barrois, notre Châtillonnais ne serait-il pas un peu mis à l'écart ?
Publié le 2 Décembre 2019
La filiation
Avec le thème de la filiation, on entre dans le domaine du droit de la famille. Il s’agit par la filiation d’établir le lien juridique qui unit un enfant à sa mère et à son père.
Ce domaine du droit a beaucoup évolué en raison du changement des mentalités et des progrès de la science. Nous trouvons en effet à coté de la filiation biologique, charnelle, des hypothèses de filiations « artificielles » telle que l’adoption ou le recours, plus récemment, à l’assistance médicale à la procréation qui trouve son origine dans les lois bioéthiques intégrées dans le code civil ou dans le code de la santé publique.
Le vocabulaire du législateur et des juristes a également changé : le code civil actuel n’utilise plus les mots de filiation légitime, naturelle, adultérine. Il présente simplement les modes d’établissement de la filiation maternelle et paternelle.
Il vous est proposé une approche générale de la filiation et de ses effets dans une conférence donnée par Catherine Lopard, qui était enseignante à la Faculté de droit de Dijon. Cette conférence, organisée par l’association culturelle châtillonnaise, aura lieu le lundi 9 décembre 2019 à 14h30 dans la salle de conférences de la mairie de Châtillon sur Seine ( les droits d’entrée sont de 5 euros par adhérent et de 6 euros par non adhérent)
Publié le 30 Novembre 2019
Lors du vernissage du Marché de Noël, Monique Harpé, sa Présidente a présenté le Zonta Club de Châtillon sur Seine en précisant que les bénéfices de ce marché iront aux tout petits du Châtillonnais.

Le Zonta soutient la cause des Femmes, aussi le Club Châtillonnais, par les mains de Monique Harpé, a remis un chèque de 1 000€ à l'association "Solidarité Femmes" .
Cette association permet de loger des femmes victimes de mauvais traitements. Ce chèque, a dit sa représentante, servira à doter les logements d'objets indispensables comme des micro-ondes ou autres ustensiles nécessaires.

Le Foyer Henri Baillot était présent au Marché de Noël du Zonta, aussi sa Directrice a tenu à nous présenter...Miro, le chien qui donne tant de bonheur aux résidents du foyer et à ceux de l'EHPAD de la Charme. Un autre chien va bientôt venir lui tenir compagnie !



Hubert Brigand, Maire de Châtillon sur Seine, a tenu à apporter son soutien au Zonta Club et à ses actions. Il pourrait les années suivantes prêter d'autres salles de l'Hôtel de Ville pour que le Marché du Zonta soit plus important. Ce marché anime la ville et il est toujours le bienvenu.

Publié le 30 Novembre 2019
Comme tous les ans, le Zonta Club Châtillonnais propose son marché de Noël, salle des Bénédictines, dont le bénéfice ira aux tout petits enfants de notre région.

Vous y trouverez des bijoux, des couronnes de Noël...

Des objets vendus au profit de l'association "Cœur de chats" ...

Les excellents vins et muscats d'In Vine Romano....

Les produits goûteux des Ruchers de Darbois :

Les jolies créations bijoux, cartes de "Fantaisies Créatives"...

Le safran, et les produits à base de safran, huiles, gâteaux...de la Safranerie Templière...

De beau objets en bois, des jouets...

Les créations des adhérents de l'APEL de l'école Saint-Bernard :

De très bonnes bouteilles de vin...

Des produits à base d'huile d'olive :


Des objets vendus au profit du foyer Henri Baillot :

Miro, le chien du foyer était là, qu'il est beau et sage !

Des verres et vases que l'on peut faire graver :

Des produits à base d'Aloé Vera que l'on apprécie beaucoup...

Le père Noël sera là encore aujourd'hui...

Vous pourrez acheter des billets de tombola qui vous permettront peut-être de gager de beaux lots :

Vous pourrez déguster du vin chaud et du café...

Le marché de Noël du Zonta Club vous attend, vous y trouverez de belles idées de cadeaux dans une excellente ambiance, n'hésitez donc pas à pousser aujourd'hui la porte de la salle des Bénédictines !
Publié le 29 Novembre 2019
Lors d'une réunion de famille, notre cousin Jean Verniquet, dont la famille possédait autrefois le Moulin de Gomméville, m'a confié avoir écrit l'histoire de son moulin familial, agrémentée de photos.
La consultant, j'ai trouvé cette étude très intéressante car les moulins font partie du patrimoine du Châtillonnais et bien que ne fonctionnant plus, il est bon de s'en souvenir.
A ma demande, il a accepté de me donner son étude pour que je la publie, merci à lui.
L'histoire du moulin de Gomméville paraîtra en cinq épisodes, les lundis.
En voici la première partie :

"C’était un moulin ! Quand j’ai cessé de faire de la farine, j’ai fait de l’électricité pour mes besoins, ma lumière mon chauffage… tout ça, quoi !Je produis une force motrice, je prends de l’eau mais je redonne tout. On est quitte ! "

(Le déversoir, le moulin en 1999)
C’est en ces termes que mon père Marius Verniquet (1905-1997) présentait son « royaume » dans l’émission "Carré Vert de France 3 (l’enfance d’un fleuve-1992)".
Sa dernière phrase, un peu malicieuse, faisait allusion au droit d’usage attaché au site depuis des siècles.
Au Moyen-Âge, l’abbaye de Clairvaux possédait un établissement religieux à Gomméville. Un pré, situé en aval du moulin porte toujours ce nom. (A cet endroit, en 1960, à la suite des travaux de curage de la Seine, j’ai moi-même extirpé un élément de colonne romane des graviers rejetés par la pelleteuse)
Avant la Révolution, ce bien appartenait aux bénédictins de Pothières.
Selon un procès verbal du 5mars 1791, le moulin avait été adjugé comme Bien National, « avec ses biefs, sous-bief et toutes ses dépendances » au profit d’un certain Louis Gradot.
En 1801, Edme Verniquet (1772-1851) le grand-père de mon arrière-grand père*, était meunier à Gomméville. Il acheta le moulin en 1816.
Dans cette vaste famille, un « Edme » peut en cacher un autre… on en compte au moins sept depuis 1595, tous originaires de Châtillon ou de ses environs, maîtres charpentiers ou arpenteurs du roi.
Celui-ci était né à Thoires où ses parents (Nicolas Verniquet et Marguerite Arbelot) étaient meuniers.Un autre s’était marié à Belan sur Ource en 1763. C’était son arrière petit cousin, architecte et auteur d’un Grand Plan de Paris magistral, détaillant l’ensemble des rues et des bâtiments du Paris de l’Ancien Régime. Ce dernier n’eut qu’une fille qui resta sans enfant.
*4 enfants sont nés à Gomméville, de son mariage avec Anne Garnier. Leur fils aîné Denis (1801-1882) devint prêtre, le second Jean-Baptiste (1807-1844) fut meunier à Gomméville. La troisième Anne, épousa le meunier de Molesme, Jacques Bourdot. La cadette, Victorine, épouse de Edme Ronot à Pothières était la grand-mère de Paul Terrillon (1887-1967) fondateur de la Société des Emballages (bois et contreplaqués) de Mussy.
Le Règlement d’eau de 1832
Edme Verniquet contemple le nouveau pont de pierre dont la construction s’achève, très élégant avec ses cinq arches et son parapet gracieusement galbé, sur lequel sont gravés les 4 chiffres 1.8.2.3. au droit de chacune des piles. Il se propose de rénover ses installations.
Deux vieilles roues à aube, décalées l’une par rapport à l’autre, actionnent les meules d’une huilerie et d’un moulin à blé installés dans de vieux bâtiments, sur la rive droite de la Seine.

(La vieille roue à aubes en 1933)
L’autorisation de transférer son moulin à huile de la rive droite à la rive gauche lui est accordée par l’ordonnance royale du 4 février 1832 qui établit aussi le Règlement de l’Eau.
Des prescriptions sont imposées concernant les niveaux d’eau, la hauteur et la largeur des vannes motrices et des vannes de décharge, leur manœuvre en cas de crue, ainsi que l’entretien du site.
" Louis-Philippe, Roi des Français à tous presens et à venir, Salut !
Nous ordonnons ce qui suit (notamment)
(Art 3) Le Sieur Verniquet arasera exactement au même niveau toutes les parties deson déversoir… et l’entretiendra toujours dans le même état sans y laisser former d’atterrissements…
« (Art5)Il pourra conserver les anguillères qui existent au point F, mais il devra détruire toutes celles du vannage de ses usines.
« (Art 13) Les plantations et anguillères qui obstruent les déversoirs seront enlevées dans les délais qui seront fixés par le Préfet
« (Art 16) Faute par le Sieur Verniquet de se conformer aux conditions qui lui sont imposées, la présente ordonnance sera considérée comme non avenue et les lieux seront remis, à ses frais, dans leur premier état."
Gomméville est un village inondable. Ces prescriptions tendent plus à garantir l’écoulement des eaux en cas de crue qu’à favoriser la migration des poissons. A l’époque, la rivière est si poissonneuse, des brochets, des anguilles, des truites. Cette question ne se pose pas.
En 1838, Edme a 66 ans, il remet son affaire à son fils Jean-Baptiste, mais celui-ci décède en 1844 à l’âge de 37 ans.
Arsène(1840-1915) son petit gars est bien trop jeune pour prendre la relève, sa maman se remarie.
Le moulin est vendu à monsieur Maître de Châtillon en 1850.
Arsène va grandir et faire l’apprentissage du métier dans diverses localités de l’Aube. Fort de son expérience, il revient à Gomméville en 1870 pour exploiter le moulin natal en qualité de fermier.
Il entre alors dans un moulin tout neuf. Quinze ans plus tard, il sera le régisseur des biens d’Achille Maître et ira habiter Châtillon .

(Le rouet de fosse en 2008)
Une rénovation totale
Un immeuble de quatre étages, très fonctionnel, vient d’être érigé au bord de la route, sur les fondations des anciennes constructions ; des bâtiments annexes sont aménagés de chaque côté du bief. La roue de l’huilerie a été remontée sur la rive gauche, ainsi que l’atteste le Procès-Verbal de recolement de 1859.
Cependant la puissance hydraulique installée reste faible. En 1869, l’Ingénieur des Ponts et Chaussées accorde l’autorisation d’élargir les vannes motrices de 2m (soit 50%) ce qui réduit d’autant la largeur du vannage de décharge pour le passage de l’eau en cas de crue.
Les habitants du bas du village craignent d’être inondés, la contestation s’installe.
Achille Maître concède à la Commune une prise d’eau dans le bief, pour l’alimentation du nouveau lavoir, ce qui calme les esprits.
Sur la rive droite, une turbine horizontale Fontaine toute récente remplace la roue à aubes. Le rendement énergétique est bien meilleur mais c’est dangereux pour les anguilles qui peuvent se faire tronçonner par le rotor*
*Pour autant, je ne crois pas que les moulins et leurs barrages soient la cause majeure de la disparition des anguilles. Dans les années trente on pouvait acheter des anguilles vivantes au moulin. Mes grands-parents les conservaient dans un bassin alimenté par l’eau de la Seine dans la cave du moulin.
A côté du moulin à blé, cette turbine peut actionner un battoir que la maison Dhotel-Montarlot a monté dans l’annexe au bord de la route, ainsi qu’un banc de sciage à lame circulaire qui peut débiter en solives et en chevrons des arbres longs de six mètres.

(Transmission au sous-sol)

(La pause au battage en 1935)
Quelques années plus tard, sur la rive gauche, l’huilerie sera arrêtée et sa meule utilisée pour le broyage de granulats provenant des fours à chaux qui fonctionnent sur les coteaux (D’où l’appellation "cimenterie" longtemps donnée à ce local)
De nouvelles machines de meuneries sont installées :
Décortiqueur, trieur, tarare pour le nettoyage et la préparation des grains à moudre.
Appareils de broyage à cylindres cannelés ou lisses
Bluteries rotatives pour le tamisage des moutures, elles sont équipées de toiles dont les mailles sont de plus en plus fines, d’abord mécaniques puis en soie.
Le rebouchage des trous de mites dans les soies de blutage avec de la colle à farine était un travail pour les enfants du meunier.
Des élévateurs à godets, des vis d’Archimède, ainsi qu’un monte-sac mécanique permettent le transfert des différents produits d’une machine et d’un étage à l’autre.
Les conditions de travail sont dures dans ce grand bâtiment glacial en hiver, avec cette poussière impalpable qui emplit les poumons : les meuniers sont asthmatiques, c’est bien connu.

(la commande de la scierie en 2008)
Deux paires de meules en pierre cerclées de fer grondent dans leur caisson cylindrique en bois.L’une est dédiée à la fabrication de pouture (mouture d’orge et d’avoine pour les animaux), l’autre écrase du blé suivant le principe ancestral de la « mouture à façon », encore très pratiqué pour la fabrication du pain familial.
Le cultivateur apporte son grain au moulin et repart avec sa farine. Il s’agit d’une mouture grossière tamisée par passage au « bluteau ». Le meunier se rémunère en nature en prélevant 5 à 10% du grain à moudre.
Le cultivateur a le choix de faire son pain lui-même s’il dispose d’un four, ou de porter sa farine chez le boulanger qui se rémunère au passage en nature lui aussi.
Il y a aussi la possibilité d’un circuit direct blé-farine-pain ;
C’est pratique : pas de papiers, pas de taxes, pas de sous, avec du pain « bio » et complet en prime.

(transmission au premier étage)
La scierie fonctionne sur le même principe. Les gens apportent des arbres qu’ils ont parfois abattus eux-mêmes.
Ce sont souvent de mauvais sapins, noueux, qui serrent la lame en se tordant, c’était très dangereux.
Dans les années cinquante, mon père faisait cela pour rendre service occasionnellement. Le bruit strident de la lame qui entrait dans le bois à pleine puissance me faisait peur.

(banc de sciage en 2008)
La suite, lundi prochain !
Publié le 27 Novembre 2019

Rencontre, désir, passion, jalousie, exil, c’est l’histoire de ce couple mythique et mémorable qu’ont formé Juliette Drouet et Victor Hugo. Une vie d’amour que la fiction n’aurait pas osé imaginer, ou la véritable histoire d’un demi-siècle de passion ponctuée par vingt-trois mille lettres échangées. À partir de cette monumentale correspondance, Anthéa Sogno a composé ce spectacle qui illustre les grands moments de leur vie amoureuse, littéraire et politique.
En 1833, un jeune dramaturge nommé Victor Hugo, tombe amoureux d’une princesse de théâtre lors de la lecture de « Lucrèce Borgia »


Jaloux, il lui demande d’abandonner la scène. Par amour, elle accepte...


et comme elle s’ennuie :
« écris-moi, lui dit-il, écris-moi tout ce qui te trottera par la tête, tout ce qui te fera battre le cœur. »

Ils partageront les joies comme les peines, le deuil de leurs filles respectives....

Elle l'admirera lorsque le grand homme s'exprimera à la Chambre des Députés...


Elle se fâchera lorsqu'il la trompera....

mais elle acceptera de le suivre en exil à Guernesey...

Il lui fera lire en premier son chef d'œuvre : les Misérables...


Leur amour durera cinquante ans....

jusqu’au 11 mai 1883, date à laquelle, après l’avoir adoré au point de lui avoir tout sacrifié, elle ferma les yeux.

Et, ce jour-là, Victor Hugo ferma son encrier pour toujours.
"Victor Hugo mon amour" fut un spectacle magnifique et les deux acteurs passionnés par leurs personnages, furent très applaudis.
Tout était réussi : le jeu des acteurs, les costumes, le décor, et la mise en scène.
Un bien beau spectacle que j'espère vous n'avez pas manqué !

Après le spectacle, Anthéa Sogno, l'éblouissante Juliette Drouet, nous a ensuite révélé de quelle façon elle a tenu à faire renaître cette héroïne trop méconnue, qui pourtant a tenu une grande place dans la vie et l'œuvre de Victor Hugo.

Le premier tour de force a été de choisir parmi leurs nombreux écrits, tous plus beaux les uns que les autres, de quoi recréer de véritables dialogues. Comme pour chacune des adaptations que j’ai faites auparavant, la même exigence m’a saisie, je voulais que tout soit authentique, que tout ait été dit, susurré ou hurlé. Ainsi, l’enfilade de scènes qui racontent leur vie, à été construite ainsi : une phrase écrite par Juliette répond parfaitement à une question extraite d’une des lettres de Victor et ainsi de suite. Puis, quelques extraits de pièces, de leurs journaux intimes, ou de la presse, tout devait être historique.
Nous avons fait tout cela pour faire du théâtre. En jouant la pièce, nous nous sommes aperçus que nous étions au-delà, car nous n’interprétons pas des personnages de théâtre, nous incarnons des personnes qui ont vécu, et nous ne disons pas des dialogues inventés par un dramaturge, les mots que nous nous disons sont les leurs.
Comment ne pas penser que ces deux-là ne se sourient pas tendrement au-dessus de la Comédie Bastille, comme ils ont souri au dessus du Théâtre des amants, lors de la création en Avignon et profitent de notre passage sur terre pour continuer à se dire, 125 ans après leur mort, combien ils s’aiment encore ?
Une pièce d’Anthéa Sogno
Mise en scène : Jacques Décombe
Avec Anthéa Sogno et Sacha Petronijevic
Publié le 27 Novembre 2019
LES GARRAULT, UN DOUBLE UNIVERS

Pénétrer dans l’univers d’un artiste, c’est s’expatrier, oublier ce que l’on est, ce que l’on sait, devenir poreux pour accueillir un univers autre pénétrer dans le double univers d’un couple d’artistes relève d’un défi digne d’une acrobatie intellectuelle et spirituelle.
Maryvonne et Jean-Pierre Garrault vivent côte à côte, chacun fixé sur son idéal artistique, fasciné par cet inconnu à naître, et cependant unis l’un à l’autre par un côtoiement qui est une fusion, et que nourrit un jeu savant d’échos, rendus d’autant plus évidents qu’un artiste est un être humain passionné par ce qu’il porte en lui, et largement ouvert à l’autre. Ainsi avons-nous deux singularités qui s’animent et se vivifient mutuellement.
En apparence, nous nous trouvons face à deux univers fort distincts. En réalité nous découvrons des correspondances qui se méritent.
Maryvonne ne peut cacher son ascendance bretonne. Elle porte son pays autant que son pays la porte, jusque dans son prénom. Limpide, glissant, aérien, lumineux « Maryvonne » est un prénom d’embruns reluisants, aux accents de pèlerinages et de patiences, aux silhouettes de femmes de marins dont saint Yves est le protecteur.
Sa Bretagne est historique, intime et hors du temps. Elle relève du folklore, à condition de rendre à ce terme ses lettres de noblesse, son poids d’histoire et de savoir populaire Le folklore est la science du peuple. Parce qu’elle peint non tant ce qu’elle voit mais ce qu’elle porte en elle, ce qu’elle est., Maryvonne est reliée à une histoire, à un âge qui n’a rien à voir avec nos calendriers prosaïques . Avec ses silhouettes de Bretonnes, son art de peindre en jouant de couleurs hâtives, pressées d’aller à l’essentiel, suggérant ce qui n’appartient pas à une mode,

Maryvonne quitte même l’histoire pour naviguer dans la légende. Le mot « légende » signifie ce qui doit être lu, dit, raconté, sauvegardé. Le vrai temps qui fascine Maryvonne est le « Il –était-une-fois’ des contes d’enfance. Lesquels ont leur part d’ombres, de mystères, de tempêtes, de violences, au milieu de naïvetés apparentes et parfois trompeuses.
Quand elle mémorise des femmes costumées, quand elle saisit sur le vif les empoignades des lutteurs bretons, dans cette lutte appelé « gouren »...

et quand elle détaille des objets qu’on appelle sottement en français des « natures mortes » (préférons le terme anglais « still life », vie silencieuses), Maryvonne est voyagée par les mêmes besoins de fidélité, de témoignage, de lien viscéral avec ce qui la concerne et la relie à ce qui la dépasse.

Un des secrets de Maryvonne est qu’elle n’a pas été élaguée par le temps qui crée des adultes insensibles et raisonnables. C’est l’enfant qui peint, c’est l’enfant qui aime les greniers secrets de la mémoire, même quand les ombres lui font peur et ravivent d’anciens souvenirs douloureux. Une paire de sabots dans un panier d’osier où git un tourteau peut devenir dans l’imagination de l’enfant une tête de mort.

Et la poupée qui nous regarde en sait plus long que nous sur les mystères qui trament l’essentiel de toute vie. C’est la petite sœur délaissée du Chaperon Rouge. Un artiste est souvent un enfant nourri de douleurs, obligé de se créer un jour de substitut, à ses propres clartés de paradis perdu.
Sachons voir ce que peint Maryvonne à larges traits colorés qui refusent l’anecdotique et le frivole. Ses femmes, ce sont souvent des « revenantes », des rescapées du sablier des vents du large. Ses rochers sont des ombres fantomatiques voire inquiétantes. Parfois on n’est pas loin de l’abstraction comme si le visible allait s’évaporer. Chaque coup de pinceau sait qu’il est temps d’agir, contre vents et marées.
Voilà pourquoi sa peinture a quelque chose de nostalgique et d’éolien
Il y a un terme en marine qui me paraît convenir parfaitement aux toiles de Maryvonne Garrault, c’est celui d’ « œuvres vives », cette partie immergée qui permet au navire de tracer son chemin dans la mer. S’il est question de granit en Bretagne, on doit parler de « tendre granit » pour cette sensibilité toujours aux aguets.
Je disais tout à l’heure que l’univers de Jean-Pierre Garrault paraissait fort différent des paysages bretons de son épouse. Regardons-y de plus près.
Le monde de Jean-Pierre est essentiellement minéral, à l’image de ces fortifications ruinées qui occupent tout le fond de la salle d’exposition.

Le minéral, ce que son prénom, Jean-Pierre semble promettre déjà. Mais s’il y a quelque chose qui me paraît symboliser la vision de ce peintre, c’est une figure magique et mystérieuses, celle de la Loba. Née d’une légende, sans doute d’origine mexicaine, cette femme autrement appelée « la Huesera » (la femme aux os) ou « la Trapera » (la ramasseuse) est en quête des ossements d’animaux, essentiellement de loups, que sa dextérité reconstitue intégralement. Alors elle se met à chanter, et l’animal reprend sa vie d’avant sa mort et s’en va librement.
N’y a-t-il pas le même miracle chez ce peintre lorsqu’il se penche sur des plantes torturées, sur des amas de pierres ruinées par le temps, sur des dolmens bretons, sur des tours mystérieuses de Sardaigne ? Il les regarde, il les ausculte, il se les incorpore, il fait partie, corps et âme, de ces témoignages de la vie passée ou présente, il les oriente, il les anime d’un feu secret, il leur sauve la vie, les mettant hors du temps. Mieux, il les ressuscite par l’alchimie de son art. Comme son épouse, Jean-Pierre vit intensément ce qu’il regarde et recrée,, rejetant les anecdotes, les détails superflus. Son abstraction, visible dans les végétaux stylisés, n’est plus qu’un élan vital, aux couleurs d’une sève sacro-sainte . Cela est beau, parce que c’est la vie originelle, sauvée des pesanteurs reliée au ciel et à la terre par des éclairs qui sont des visions fulgurantes.

Ses arbres qu’on croit morts, ce sont des queules, des formes tourmentées avec lesquelles Jean-Pierre entre en sympathie. Il les purifie, comme s’il s’agissait d’ossements précieux. Il les veut vivants, en tous les sens. Ce sont des squelettes dont on se demande s’ils sont encore végétaux. Telle est la force du regard de Jean-Pierre Garrault que les règnes se confondent et s’harmonisent, en dépassant leurs limites. Toujours l’esprit circule dans la matière ainsi régénérée. Cet esprit, c’est autant la sève de l’arbre que la vision artistique du peintre qui se confondent sur la toile.

Et l’abstraction, loin de créer je ne sais quelle confusion, est capable de transformer le hasard des formes en révélations magistrales.
Quant aux squelettes, si fréquents chez ce peintre, son but est loin de nous peiner. Rien de funèbre, rien de morbide. Une célébration constante afin de déceler la beauté des formes et la victoire de l’essentiel sui ne périra pas.
Regardez cette tête de cervidé, peut-être un mégacéros du paléolithique, qu’importe ! Jean-Pierre ne s’arrête pas à l’histoire. Ce qui compte, c’est le travail du temps, son pouvoir de métamorphose, sa puissance continuelle. Ce que le temps met en beauté et que l’artiste saisit au vol d’un regard intuitif. C’est une révélation votive
Ce bois palmé de cervidé devient une main tendue par-delà la mort. On entre en sympathie avec tant de beauté qui nous regarde encore de ses yeux vifs.

Venons-en aux pierres, toujours monumentales. Quand il peint un dolmen, nous ne sommes pas seulement en Bretagne. Nous sommes dans la légende rituelle qui perdure dans le silence d’un matériau que des croyances ont « chargé » de pouvoirs secrets. Ses dolmens sont des « bouches d’ombre ». elles savent des choses, entretiennent les légendes bretonnes, pourquoi pas celle de l’Ankou qui rôde et cherche à nuire. Parfois on n’est pas loin des relents infernaux, des puissances souterraines, chthoniennes.

Dernier thème abordé qui prolonge le précédent, les nuraghes. Des pierres édifiées par l’homme, pour constituer des tours rondes, tronconniques, du XVIIIème siècle au XVème siècle avant Jésus-Christ. Des œuvres monumentales, creuses, contenant souvent un escalier intérieur menant à une terrasse. Des observatoires, sans doute liées à l’astronomie ou à l’astrologie, du temps paléolithique où la science et la religion étaient jumelles. Une étymologie douteuse fait venir ce mot « nuraghe » de l’arabe « nûr » qui signifie « feu, lumière ». Ce sont des monument hiératiques, des pierres sacrées, des reliquaires d’une mémoire inassouvie. Comme à Stonehenge. On est dans le chthonien, dans le volcanique dans la puissance formidable, que Jean-Pierre a relevée à sa façon, avec des éléments tirés du sol, du feu, de la lumière. Cette peinture est un cérémonial.

On est dans le sacré païen, épique, pas loin de la création d’un monde dont nous avons hérité. Cette préhistoire légendaire est la version virile des rochers de Maryvonne, des luttes celtiques, des noces de la terre et du feu, de l’ordre et du chaos, de la mémoire et de l’oubli.
Aujourd’hui, dans ce double musée intérieur et secret qui les unit et qui rassemble en eux les souvenirs et les symboles, si harmonieusement éclairés de pénombres, c’est cette vision qui vient révéler glorieusement les strates de la mémoire et les pulsions de la création artistique, instinctivement nourrie d’instincts nécessaires, colorée de réminiscences celtiques, sans doute, pas loin du légendaire, mais plus encore incarnation d’une liberté originale et sans concessions.
Chez Jean-Pierre, la légende est palpable, brutale, effervescente. Elle donne à la matière ses pleins pouvoirs. Il est à sa façon un archéologue de la beauté secrète, souvent nocturne.
Chez Maryvonne, ces apparences, on les dirait endimanchées, à la proue du grand large et de la nostalgie.
Chez Jean-Pierre c’est le temps qui compte et qui dure, chez Maryvonne c’est l’espace en liberté grande.
Mais dans les deux cas se dessine une épopée du légendaire, aérienne ou chtonienne, subtile ou agressive, alerte ou pétrifiée.
Un mémorial, une sacralisation où la vie et la mort se lèvent dans un même sillon créateur de beautés.
(Michel Lagrange novembre 2019)
L'exposition des œuvres de Maryvonne Jeanne-Garrault et de Jean-Pierre Garrault est à voir encore, jusqu'au 3 janvier 2020, à la Galerie d'Art et d'Or de Châtillon sur Seine.
Ne la manquez pas !




























