Publié le 12 Novembre 2019

 Le public du TGB avait découvert Aurélien Kairo dans son spectacle

« Un petit pas de deux sur ses pas » autour de Bourvil.

http://www.christaldesaintmarc.com/un-petit-pas-de-deux-sur-ses-pas-par-la-compagnie-de-fakto-a-enchante--a137969418

Adrien est revenu sur la scène du TGB, seul cette fois, avec "Petite Fleur", une performance burlesque attachante où son personnage est un agent d’entretien dans le Cabaret du Chat Noir.

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Il est amoureux de la danseuse vedette. Hélas, cet amour est à sens unique. Alors qu’il nettoie sa loge pendant qu’elle est sur scène et que les numéros s’enchaînent il se laisse emporter par la musique et laisse libre cours à son imagination...

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

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"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Nous nous sommes laissés embarquer par ce doux rêveur poétique aussi maladroit que tendre, quelque part, dans les coulisses des étoiles et nous l'avons très applaudi !

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Et après le spectacle, Aurélien Kairo est venu dialoguer, en bord de scène avec le public et a répondu à bien des questions sur la façon de composer un spectacle, la recherche de gags, le nombre d'heures qu'il consacre chaque jour à la danse...

« Plus qu’un exercice de style, le solo est, selon moi, la plus singulière des propositions artistiques. Avec le corps, on ne triche pas »

 

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Novembre 2019

 Le public du TGB avait découvert Aurélien Kairo dans son spectacle

« Un petit pas de deux sur ses pas » autour de Bourvil.

http://www.christaldesaintmarc.com/un-petit-pas-de-deux-sur-ses-pas-par-la-compagnie-de-fakto-a-enchante--a137969418

Adrien est revenu sur la scène du TGB, seul cette fois, avec "Petite Fleur", une performance burlesque attachante où son personnage est un agent d’entretien dans le Cabaret du Chat Noir.

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Il est amoureux de la danseuse vedette. Hélas, cet amour est à sens unique. Alors qu’il nettoie sa loge pendant qu’elle est sur scène et que les numéros s’enchaînent il se laisse emporter par la musique et laisse libre cours à son imagination...

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Nous nous sommes laissés embarquer par ce doux rêveur poétique aussi maladroit que tendre, quelque part, dans les coulisses des étoiles et nous l'avons très applaudi !

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Et après le spectacle, Aurélien Kairo est venu dialoguer, en bord de scène avec le public et a répondu à bien des questions sur la façon de composer un spectacle, la recherche de gags, le nombre d'heures qu'il consacre chaque jour à la danse...

« Plus qu’un exercice de style, le solo est, selon moi, la plus singulière des propositions artistiques. Avec le corps, on ne triche pas »

 

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 Le public du TGB avait découvert Aurélien Kairo dans son spectacle

« Un petit pas de deux sur ses pas » autour de Bourvil.

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Adrien est revenu sur la scène du TGB, seul cette fois, avec "Petite Fleur", une performance burlesque attachante où son personnage est un agent d’entretien dans le Cabaret du Chat Noir.

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

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Il est amoureux de la danseuse vedette. Hélas, cet amour est à sens unique. Alors qu’il nettoie sa loge pendant qu’elle est sur scène et que les numéros s’enchaînent il se laisse emporter par la musique et laisse libre cours à son imagination...

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Nous nous sommes laissés embarquer par ce doux rêveur poétique aussi maladroit que tendre, quelque part, dans les coulisses des étoiles et nous l'avons très applaudi !

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Et après le spectacle, Aurélien Kairo est venu dialoguer, en bord de scène avec le public et a répondu à bien des questions sur la façon de composer un spectacle, la recherche de gags, le nombre d'heures qu'il consacre chaque jour à la danse...

« Plus qu’un exercice de style, le solo est, selon moi, la plus singulière des propositions artistiques. Avec le corps, on ne triche pas »

 

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 Le public du TGB avait découvert Aurélien Kairo dans son spectacle

« Un petit pas de deux sur ses pas » autour de Bourvil.

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Adrien est revenu sur la scène du TGB, seul cette fois, avec "Petite Fleur", une performance burlesque attachante où son personnage est un agent d’entretien dans le Cabaret du Chat Noir.

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

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Il est amoureux de la danseuse vedette. Hélas, cet amour est à sens unique. Alors qu’il nettoie sa loge pendant qu’elle est sur scène et que les numéros s’enchaînent il se laisse emporter par la musique et laisse libre cours à son imagination...

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

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Nous nous sommes laissés embarquer par ce doux rêveur poétique aussi maladroit que tendre, quelque part, dans les coulisses des étoiles et nous l'avons très applaudi !

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Et après le spectacle, Aurélien Kairo est venu dialoguer, en bord de scène avec le public et a répondu à bien des questions sur la façon de composer un spectacle, la recherche de gags, le nombre d'heures qu'il consacre chaque jour à la danse...

« Plus qu’un exercice de style, le solo est, selon moi, la plus singulière des propositions artistiques. Avec le corps, on ne triche pas »

 

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 Le public du TGB avait découvert Aurélien Kairo dans son spectacle

« Un petit pas de deux sur ses pas » autour de Bourvil.

http://www.christaldesaintmarc.com/un-petit-pas-de-deux-sur-ses-pas-par-la-compagnie-de-fakto-a-enchante--a137969418

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"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Il est amoureux de la danseuse vedette. Hélas, cet amour est à sens unique. Alors qu’il nettoie sa loge pendant qu’elle est sur scène et que les numéros s’enchaînent il se laisse emporter par la musique et laisse libre cours à son imagination...

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

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"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

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"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Nous nous sommes laissés embarquer par ce doux rêveur poétique aussi maladroit que tendre, quelque part, dans les coulisses des étoiles et nous l'avons très applaudi !

"Petite fleur", un spectacle burlesque à voir absolument au Théâtre Gaston Bernard

Et après le spectacle, Aurélien Kairo est venu dialoguer, en bord de scène avec le public et a répondu à bien des questions sur la façon de composer un spectacle, la recherche de gags, le nombre d'heures qu'il consacre chaque jour à la danse...

« Plus qu’un exercice de style, le solo est, selon moi, la plus singulière des propositions artistiques. Avec le corps, on ne triche pas »

 

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Publié le 12 Novembre 2019

 

    Histoire de la Justice criminelle française      

(de l'an mil à la Révolution)

 En France de l'an mil à la fin du XVème siècle la Justice est entre les mains d'un grand nombre de juridictions : juridictions seigneuriales, juridictions royales, mais aussi juridictions ecclésiastiques.

Avec le XVI ème siècle et la monarchie absolue, le roi détient désormais tous les pouvoirs  dont le pouvoir judiciaire. La justice royale est brutale sans être toujours très efficace. A partir des années 1760 elle s'humanise et se réforme. Le révolution approche....

 Cette conférence sera proposée par Monsieur Denis ULRICH, Maître de Conférences retraité de l'Université de Franche-Comté le lundi 18 novembre à 14 h. 30 salle des conférences de la Mairie de Châtillon-sur-Seine.

 Prix des entrées : 6 € non adhérents

 5 € adhérents 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Novembre 2019

Le Forum des Seniors 2019 aura lieu vendredi 15 novembre, salle Luc Schréder de Châtillon sur Seine

Quelques photos des stands présentés lors du forum des seniors du vendredi 15 novembre 2019 :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Les élèves de l'UFR Staps, Dijon-Le Creusot :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Les ateliers Bonjour :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

L'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Zen et Zoo, Médiation animale :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Loisirs-Solidarité des Retraités :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La Cohabitation Solidaire Intergénérationnelle :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Les Petits Frères des Pauvres :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

l'APA MAIA :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Alma 21 :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le dossier médical partagé :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La CARSAT :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le CICAS :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le CSCL en photos :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

L'espace rafraichissements proposé par l'équipe du CSCL :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

En rentrant chez moi, je me suis aperçue que j'avais oublié de photographier le stand de l'EHPAD " Maison de la Douix", aussi je prie les personnes qui l'animaient de bien vouloir excuser cette malencontreuse erreur.

L'EHPAD de la Charme :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

L'EHPAD Lacordaire de Recey sur Ource :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La Gendarmerie Nationale :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La Sécurité Routière :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Alcool-Assistance :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Benoît-Systèmes et le "Mobili Kit" :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

L'accompagnement de Julie, ergothérapeute :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès..

SOLIHA :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Siel bleu :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le dépistage du diabète avec la mesure de la glycémie...

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

et la prise de tension  artérielle  par les Acteurs de Santé du Pays Châtillonnais,  sur le stand de l'association française des diabétiques de Côte d'Or :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La prévention du tabagisme :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Atôme :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La MARFA, Solidarité en action :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

APF France-Handicap :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

France Alzheimer :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Président Alain Morino-Bos était présent au stand d'AVC 21 :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

La téléassistance :

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

L'Union Départementale des familles (UDAF)

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

L'appartement connecté a accueilli beaucoup de visiteurs très  impressionnés par le nombre d'objets connectés qui facilitent la vie des occupants ....

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

A son arrivée, un questionnaire était donné à chaque visiteur, il pouvait le remettre, rempli, à la sortie du forum. 

Le Forum des Seniors 2019,  qui s'est tenu salle Luc Schréder à Châtillon sur Seine, a eu un très grand succès.

Une petite remarque : lorsque nous sommes sortis de la représentation théâtrale, vers 17heures, beaucoup de stands étaient vides, leurs occupants étaient déjà partis....ce qui fait que certains visiteurs arrivés au début du théâtre, n'ont pu profiter de tous les stands lorsque le spectacle s'est terminé.

Le forum ne fermait-il pas à 18h30 ??

La matinée, une fort intéressante conférence sur l'Accident Vasculaire Cérébral a été proposée par AVC 21.

Un article bientôt.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Novembre 2019

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

J'avais beaucoup admiré les sculptures et installations de Gloria Friedmann, rassemblées dans une salle du Musée de la chasse du Val des Choues.

La décoration de cette salle, située sous la magnifique charpente de l'abbaye, est l'œuvre de cette grande artiste internationale  dont l'atelier se trouve à Aignay le Duc....

Les Amis du Musée ont visité le musée de la vénerie du Val des Choues...

Tirée d'un ouvrage de Bernard de Fontenelle "Entretiens sur la pluralité des mondes", cette phrase "La nature est un grand spectacle qui ressemble à celui de l'Opéra" a inspiré Gloria Friedmann.

Sa présentation d'un Opéra de la Nature est magique...

C'est celui où l'homme et ses rituels, son goût des artifices...

L'homme et sa quête de maîtrise...

Les Amis du Musée ont visité le musée de la vénerie du Val des Choues...

Les Amis du Musée ont visité le musée de la vénerie du Val des Choues...

L'homme, dont les activités impactent l'écosystème terrestre tout entier, est maintenant face à ses responsabilités et aux nécessaires connivences avec tous les êtres vivants.

Je suis donc allée visiter l'exposition qu'elle a présentée au Musée Buffon à Montbard et je n'ai pas été déçue !

La cour du Musée Buffon est pensée comme une première invitation à pénétrer dans l'univers de l'artiste :

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann y propose une œuvre créée pour l’occasion, intitulée : « Le Naturaliste », 2019, acier, résine, terre (340 X 230 X 180 cm).

Une tête d’homme, un gorille, deux tortues, affirment de manière très expressive et primitive cette relation profonde de l’homme et de l’animal

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Dans la première pièce du Musée, l'artiste a mélangé de façon harmonieuse les animaux chers au naturaliste, et ses propres créations...

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Couleurs et..humour...

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Dans les salles suivantes Gloria Friedmann présente des "karaokés".

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Ses karaokés côtoient, là aussi, des gravures des ouvrages de Buffon.

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Des écrans de télévision nous présentent des tableaux vivants, en action...

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Au premier étage, Gloria Friedmann a conçu une installation qu'elle a appelée "le bestiaire".

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Gloria Friedmann a exposé au musée Buffon de Montbard....

Je ne résiste pas au plaisir de reproduire la lettre, qu'à travers les siècles, Gloria Friedmann a écrite à Monsieur Buffon :

Très cher Monsieur Buffon,

Votre 18e siècle n’a jamais entendu parler de ces mots : écologie, biotope, anthropocène, gaz à effet de serre...

Pour vous, chaque découverte était considérée sous l’angle du progrès, de manière positive.

Mon 21e siècle sait que chaque avancée se paie de reculs terrifiants, que chaque conquête est aussi un terrain perdu.

La sauvegarde et le respect des créatures et de notre écosystème nous motivent autant que les nouvelles technologies.

Croyez-moi, l’humanisme contemporain n’est que l’expression d’une volonté de domination au sein des différentes espèces que vous avez si bien étudiées

L’homme, ce locataire de la planète terre, est en même temps un être à domicile fixe.

Pour l’instant, nous les terriens, sommes bien incapables de prendre des résolutions qui assurent un futur à notre espace vital, même avec pour point de mire le risque de détruire la planète grâce à laquelle nous existons.

L’animal est ce qui constitue le socle primitif de l’imagerie humaine. Vous l’avez bien démontré dans vos ouvrages.

 Seulement l’homme contemporain a confisqué la nature. Même si l’humain n’est qu’un animal parmi d’autres, nous sommes devenus des animaux dénaturés.

Il y a chez nous deux manières opposées de voir le monde : l’une considère que l’homme est au centre. Ce qui existe est seulement ce que je vois. L’autre accepte que l’humain ne soit qu’une espèce parmi d’autres.

Je vis dans un ensemble plus vaste qu’est l’univers !A votre naissance, l’humanité comptait environ 820 millions d’habitants. Je suis née dans un monde de 1,6 milliards, et je mourrai dans un monde de 6,9 milliards.

Aussi ma génération sait qu’il n’y aura à terme plus rien dans ce monde qui n’ait été manipulé par l’homme.

La nature est devenue culture. Nous produirons des animaux créés à partir de cellules souches en labo. Des cuisses, des ailes et des filets. Pas de cerveau, pas de souffrance !

Ce monde est devenu un « Absurdistan » : l’espèce humaine n’est pourtant qu’une créature intermédiaire, au même titre que les hominidés des temps préhistoriques.

Nous connaîtrons bientôt les humains augmentés du 21ème siècle, des robots avec une Intelligence cognitive artificielle. Ils vont aimer la première chose qu’ils rencontrent, comme le canard gris de Konrad Lorenz (un autre de vos collègues d’un autre siècle).

Mais bon, cher Monsieur Buffon, maintenant comme à votre époque, toutes les données de la science ne suffisent pas à comprendre le sens du monde. Mystère, mystère !

Cordialement,

Gloria Friedmann

 

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 10 Novembre 2019

"Alex Vizorek est une œuvre d'art" bientôt au TGB

L’Art c’est comme la politique, c’est pas parce qu’on n’y connaît rien qu’on ne peut pas en parler. Et Alex Vizorek en a des choses à dire sur la Musique, la Sculpture, le Cinéma ou encore l’Art Moderne. Le phénomène de l’humour belge vous emmène dans un univers flamboyant où Magritte, Ravel, Bergman, Visconti et Bergson côtoient Pamela Anderson, Luis Fernandez et Paris Hilton.
Sa mission : vous faire rire tout en apprenant. A moins que ce ne soit l’inverse.
Ce jeune belge n’est pas drôle uniquement sur les planches. En parallèle à son spectacle, Alex Vizorek anime avec Charline Vanhoenacker l’émission culte "Par Jupiter" sur France Inter, et a proposé une chronique dans l’émission « Salut Les Terriens » chaque week-end.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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