Publié le 24 Août 2014
Publié le 23 Août 2014

Jenry Camus a rencontré en 2013, lors d'un salon consacré aux collections, Patrick Delpierre, un collectionneur original qui est aussi un véritable artiste créateur.
Patrick Delpierre avait très grande allure, vêtu d'un costume de colonel du 102ème Régiment d'Infanterie de l'époque de la Grande Guerre. Son épouse l'accompagnait, elle aussi habillée à la mode de ce temps-là.

Patrick Delpierre a répondu à toutes les questions qu'on lui a posées...
Madame Delpierre se trouvait près des maquettes qui montraient les hôpitaux de campagne, leurs dévoués médecins, chirurgiens et infirmières.


Voici quelques dioramas :


Les visiteurs pouvaient admirer également les objets fabriqués par les poilus lors de leurs périodes de repos, objets réalisés avec les douilles d'obus tombées près d'eux. De magnifiques réalisations pleines d'ingéniosité et de minutie...qui appartiennent à une collection particulière.
Mais aussi des témoignages...
Des "mouchoirs d'instruction militaire", où étaient imprimés des textes, mais qui contenaient aussi des sortes de bandes dessinées, destinées aux poilus qui ne savaient pas, ou peu, lire, nous étaient présentés. Celui-ci a été brûlé partiellement lors d'un combat, ce qui le rend très émouvant.
Ces mouchoirs rappelaient les consignes pour le maniement et l'entretien des fusils, expliquaient comment soigner un blessé etc...
Même Jeanne d'Arc était invoquée dans une chanson patriotique...
(Les mouchoirs d'instruction militaire et la chanson sur Jeanne d'Arc appartiennent à Jenry Camus)
Au dehors, les Amis du Châtillonnais tenaient un stand, où ils présentaient trois nouveaux cahiers fort intéressants sur les soldats Châtillonnais ayant participé à la Grande Guerre.
Agnès Mignot, de la Chaume, a fait un travail considérable avec deux "Livres d'Or",sur les morts du Canton de Montigny sur Aube et ceux du canton de Recey sur Ource :


Les Amis du Châtillonnais ont évoqué dans ce dernier cahier, le sort souvent funeste des prisonniers français en Allemagne.

A la fin des deux journées d'exposition, monsieur le Maire d'Essarois a remercié monsieur et madame Delpierre et Jenry Camus d'avoir présenté au public cette superbe exposition sur la Grande Guerre.
Publié le 21 Août 2014
L'Office du tourisme d'Aignay le Duc présente, comme tous les ans, une belle exposition-vente de produits artisanaux de toutes sortes : vaisselle de bois et de céramique, réalisations en couture, jeux de bois, miroirs, peintures à l'huile et aquarelles, produits de bouche : vins, crémants, miel et produits de la ruche.
Un endroit où faire, pourquoi pas, vos achats pour les fêtes, car on y trouve des produits régionaux et artistiques de très grande qualité.





Publié le 21 Août 2014
Le dernier "mardi-découvertes" de la saison, proposé par l'Office du tourisme du pays Châtillonnais nous a conduits dans un élevage biologique de bovins, le GAEC de la Ferme de la Guette, près de Recey sur Ource, exploité par monsieur et madame Vincent, deux jeunes éleveurs passionnés par leur métier.
Prisca Vincent nous a présenté son exploitation qui comporte plus de cent vaches de race Jersiaise, elle nous a déjà emmenés dans la stabulation qui abrite des génisses, les vaches allaitantes étaient au pré.

La race Jersiaise, originaire de l’île de Jersey, a été sélectionnée depuis très longtemps en vue de la production laitière. La Jersiaise se distingue par son petit format, son squelette particulièrement fin et une forme de tête caractéristique. Elle produit un lait au taux protéique élevé, la plaçant en tête de toutes les races laitières sur ce critère.
Les Jersiaises existent dans toute la gamme des fauves, du clair au plus foncé, unie ou pie.
Ce sont des vaches très affectueuses avec leurs maîtres, mais un peu sauvages vis à vis des étrangers, nous a confié Prisca !! Pourtant les enfants présents les ont tout de même apprivoisées et les ont caressées...
Un robot passe et repasse pour pousser le foin au plus près des génisses, on n'arrête pas le progrès !


Prisca Vincent nous explique le mode de nourriture de ses bovins : du foin et des céréales cultivés avec le label bio. En ce moment les bêtes se nourrissent d'herbe et de foin frais. L'hiver ce sera du foin conservé en ensilage.
Voici de jeunes veaux bien joueurs...
Une maman et son bébé né le matin même...
Une autre mère et son petit...un peu plus âgé puisqu'il a déjà ses étiquettes aux oreilles.
Prisca Vincent a fait déguster du fromage blanc qu'elle a réalisé pour ses visiteurs, ainsi que de délicieux gâteaux.
Le lait de l'exploitation est acheté par la centrale de lait biologique Biolait.
Nous entendons des meuglements...Que se passe-t-il ? eh bien ce sont les vaches allaitantes qui se rappellent au bon souvenir du fermier ! elles ont hâte d'être traites dans le "Rotaflo"
Le "Rotaflo" c'est cette superbe salle de traite tournante où les vaches entrent une à une ...
Un peu de chauvinisme : ce sont les frères Chapuis de Saint Marc sur Seine qui l'ont installée, ce sont les meilleurs spécialistes du Châtillonnais dans les installations de salles de traite.
Prisca nous montre les trayons que son mari va placer sur la mamelle des vaches, et nous explique le principe du Rotaflo.
Cette magnifique machine se compose de deux dalles de béton, séparées par une couche d'eau pour permettre une meilleure rotation du système.

Avant que les bêtes entrent dans le Rotaflo, Prisca le lave soigneusement au jet.
Puis elle canalise les vaches impatientes de se faire traire...
Une vache plus rapide que les autres a pénétré dans la première place. 24 pourront tenir ensemble dans le Rotaflo.
Le fermier a mis en route le Rotaflo, une deuxième vache attend la place suivante.
Le trayeur lave le pis de la vache...
puis branche les trayons à la mamelle...
Le lait est aspiré mécaniquement puis est conduit au tank .
La traite est surveillée par ordinateur, on saura donc combien de litres de lait a donné chaque vache...
Le manège a fait un tour complet, la première vache à y être entrée retrouve son point de départ et sort à reculons...

Puis elle se retourne, et repartira au pâturage.
Les vingt-quatre bêtes qui se trouvaient dans le Rotaflo ont été traites en huit minutes, quel gain de temps pour l'éleveur, son travail quotidien est considérablement allégé.
Nous sommes ensuite allés voir le repas des veaux. Ils ne sont pas allaités sous la mère, mais nourris avec le lait de la traite.
On leur a confectionné des tétines artificielles sur lesquelles ils se jettent goulument !
L'un des veaux est nourri au biberon par Prisca.

Les veaux du premier enclos ont bu, c'est maintenant le tour des autres. Ces veaux ont cinq jours.
Merci à Monsieur et Madame Vincent de nous avoir si chaleureusement présenté leur exploitation, les enfants ont été ravis...et les adultes aussi !
Merci aussi à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais qui nous à proposé cet été des visites variées et intéressantes de notre patrimoine.
En repartant, un coup d'œil à la Vierge de la Guette qui se trouve près de la ferme.
Cette statue est un "ex-voto" des habitants de Recey sur Ource, qui l'érigèrent en 1864, après avoir été épargnés par les grandes épidémies de choléra du début du siècle.

Publié le 20 Août 2014
Publié le 20 Août 2014

Comme tous les ans, Jenry Camus propose, avec les Amis du Châtillonnais, une exposition à Essarois, toujours passionnante, sur des thèmes divers, comme vous pourrez le voir en cliquant sur ce lien :
http://www.christaldesaintmarc.com/les-belles-expos-de-jenry-camus-c315237
Cette année, il a axé cette exposition sur la grande Guerre 1914-1918 en demandant à Patrick Delpierre de venir présenter ses dioramas, composés de reconstitutions de scènes en modèles réduits: une quarantaine de reconstitutions nous montreront les tranchées, l'hôpital et ses blessés, les taxis de la Marne, les bivouacs, une batterie de canons de 75 etc...
Conjointement nous pourrons admirer des pièces d'artisanat réalisées par les poilus lors de leurs périodes de repos, des chansons et des cartes postales patriotiques..
Patrick Delpierre sera présent avec son épouse, lui en tenue de colonel du 102ème RI, elle en vêtements d'époque.

Une exposition à ne pas manquer samedi et dimanche !
Publié le 20 Août 2014
Dans la belle salle polyvalente de Minot, avait lieu le week-end du 15 août, une exposition de peintures, photographies, marqueteries et taille de pierre.
En voici quelques images, en commençant par les peintures et aquarelles.


Les marqueteries :
Les photographies :
Les sculptures de pierre d'Emmanuel Minne :


Publié le 18 Août 2014
Souvenez vous...
L'association des Sources de la Seine a demandé au sculpteur Eric de Laclos, de réaliser une statue de la déesse Sequana.
Le bloc de pierre de Saint Marc, a été offert à l'Association par monsieur Babouillard.
Eric de Laclos s'est inspiré de statues trouvées lors des fouilles du sanctuaire des Sources de la Seine.
Voilà la première ébauche de la déesse, le 27 juillet....

Et voilà le résultat le 17 août....Eric de Laclos a magnifiquement relevé le challenge...En quelques semaines il a achevé cette merveilleuse statue 
Eric de Laclos "peaufine" sa statue qui prendra place, sans doute, près du bassin sacré des sources de la Seine.

Comme tous les dimanches où a été ouvert le site des sources, des artistes ont été conviés à exposer leurs toiles....
Une talentueuse artiste, Sofinette, exposait des œuvres délicates en carton...

Des cadres....
Des coffrets....

des meubles....


Un dernier coup d'œil en passant à Sequana et à son créateur...

Lien de l'article où je montrais la première ébauche de Sequana :
http://www.christaldesaintmarc.com/des-artistes-en-ete-aux-sources-de-la-seine-a108715266
Redonnons sa déesse à la Seine - le fil de Sequana par sequana
Publié le 18 Août 2014

En cette première année de commémoration de la guerre 1914-1918, les Amis du Canton d'Aignay le Duc ont présenté une superbe exposition, dont les éléments ont été prêtés par des collectionneurs particuliers, et par des familles de poilus du canton.

Nous avons pu voir des uniformes :




Une très belle surprise attendait les visiteurs : un "vrai poilu" ( Rémi Fritsch), les accueillait et leur donnait toutes explications nécessaires...

.

Le soldat allemand n'était pas oublié....

L'infirmière non plus....

Les familles restées seules...
Le paquetage du poilu et ses armes :

Sur les tables centrales, on pouvait lire des extraits de carnets de campagne des soldats au front, et de leurs correspondances familiales.
Des cartes postales patriotiques :
On pouvait consulter des livres pour se documenter sur le conflit.
Les poilus, durant leurs rares journées de repos, fabriquaient, avec le cuivre des obus tombés près d'eux, de magnifiques œuvres d'art.

A partir de douilles d'obus, ces artistes confectionnaient des vases, des lampes....
Mais aussi des objets délicats...

Comme cet avion ...
ce tank
ou ce petit secrétaire...
Les Amis du Châtillonnais avaient installé un stand qui devait être fort intéressant, mais la personne qui le tenait, m'a interdit de le photographier, c'est bien dommage.
Alors j'ai passé mon chemin.
Publié le 17 Août 2014
Publié le 15 Août 2014
Christian Jannet, le Maire de Courban, a organisé, le 15 août, une superbe exposition d'objets ayant trait à la guerre 1914-1918.
Des cartes postales montrant Courban pendant le conflit :


La collection incroyable, dont les photos suivent, est celle d'un particulier qui s'est passionné pour le conflit de 1914 à 1918, auquel son père a participé.







Une prothèse incroyable !!!je ne pensais pas que cela existait à cette époque....




Ils partaient la fleur au fusil....
Mais que de morts dès le premier mois de la guerre....
Voici ceux de Courban sur cette affiche :

Et sur le monument aux Morts :


Publié le 14 Août 2014

La journée du 15 août a eu lieu la visite des expositions sur le thème « cuisine, gastronomie et herboristerie au Moyen Âge » avec la projection du film « Histoire en cuisine » accompagnée de dégustations gratuites à partir de recettes du Moyen Âge.
L'exposition est un parcours à l'iconographie inédite, au travers de laquelle sont évoqués : l’architecture, la décoration des mets, le personnel de cuisine, les produits, les objectifs recherchés ainsi que les techniques culinaires propres à satisfaire le goût médiéval.


Dans l'orangerie, on peut voir de nombreuses plantes à tisanes séchées, c'est avec celles-ci que l'on se soignait autrefois.
Michel Pierre, herboriste à Paris, propose ses "tisanes du bien-être".

Le verger-potager du château de Montigny présente aussi plusieurs tisanes à son nom.
Un film, très bien fait, évoque la cuisine médiévale.
Sous les tentes, on peut déguster des mets inspirés de l'époque médiévale.
Marie-France Saint Hillier, présidente de l'Association des Amis du château de Montigny sur Aube, met ici la dernière main à la présentation des mets.
Janice Campbell, membre de l'association, a préparé certaines dégustations à base de recettes anglaises et écossaises. En effet on a gardé en Angleterre certaines recettes médiévales, alors qu'en France on les a souvent oubliées...
Voici quelques exemples de ce que vous pourrez goûter si vous venez au château les 20 et 21 septembre prochains.







On consommait aussi beaucoup de graines au Moyen-Âge...Nous en avons dégusté accompagnées d'hypocras, qui est une ancienne boisson à base de vin, sucrée au miel et aromatisée, un délice !!
Les Vergers-Potagers de Montigny ont proposé à la vente légumes, plantes aromatiques, fruits et fleurs produits sur le domaine (sans traitement chimique).
La vente de légumes s'est faite en présence de Madame Ménage-Small, la châtelaine de Montigny sur Aube, que l'on voit ici en compagnie de ses jardiniers.
Courgettes de toutes sortes, concombres, pommes de terre originales, dont une sorte en exclusivité....
Carottes en bottes, haricots verts, plantes aromatiques...



De beaux bouquets de fleurs avaient été préparés avec goût......

Un petit tour au jardin pour voir les ruches et leur armée d'abeilles qui se régalent du nectar des fleurs mellifères...
Chaque ruche a été peinte de la couleur d'une des sortes de fleurs butinées par les abeilles.
Quelle activité bourdonnante !
Les magnifiques fruits du verger seront bientôt mûrs....
Voici le carré des pommes de terre :
Les enfants de l'école de Montigny sur Aube, ont planté, butté le carré de pommes de terre réservé à l'école, avec beaucoup d'enthousiasme. A la rentrée madame Menage-Small leur remettra, à chacun, un sac des tubercules qu'ils ont soignés. Ils attendent ce moment avec beaucoup d'excitation, m'a dit la châtelaine !
Les jardiniers du verger-potager de Montigny cultivent toutes les plantations avec un soin extrême, absolument sans pesticides.

Un peu plus loin, dans le parc, on peut admirer la volière qui abrite, poules, coqs, colombes, et de très beaux paons blancs...

mais aussi des oiseaux exotiques...
Les 20 et 21 septembre prochains, de 14 h à 18 h, de nouveau, vous pourrez , après avoir visité l'exposition, déguster de délicieux mets moyen-âgeux, voir le film, acheter les magnifiques légumes (et sans doute fruits) du potager du château, admirer la volière, vous promener dans le parc si bien fleuri...
C'est toujours avec regret que l'on quitte ce merveilleux château, et on n'a qu'une hâte, c'est d'y retourner...ce que je ferai bien sûr encore les 20 et 21 septembre.
Publié le 13 Août 2014
Après la visite du château de Mauvilly, proposée par les "mardis-découvertes" de l'Office de Tourisme du Pays Châtillonnais, nous nous sommes rendus sur les lieux de l'ancien moulin du Chêne, à Duesme.
Ce moulin, qui est en ruines depuis fort longtemps, a été acquis par madame Diebold et monsieur de la Bouëre.
Madame Diebold nous a présenté ce site bucolique, situé près des rives de la Seine.

Le moulin du Chêne, ou du "Chaisne", est signalé dans une étude faite par Françoise Vignier, sur le prieuré Saint Etienne de Duesme.
http://www.bm-dijon.fr/documents/MEMOIRES%20CACO/1832-2001/1959-1962-025-07-209-219-1368006.pdf
Ce lieu appartenait au prieuré de Saint Etienne, mais lui fut disputé par l'abbaye d'Oigny. Des luttes incessantes existèrent entre les propriétaires du prieuré (des clunisiens) et les moines d'Oigny, des procès à n'en plus finir....

Le moulin est présent sur cette carte de Cassini, sous son nom actuel.
Cet extrait cadastral nous montre comment fonctionnait le moulin du Chêne. En bas nous voyons les méandres de la Seine, et au dessus une grande ligne droite de un kilomètre de longueur et qui était le bief du moulin.
Du bief, il reste quelques murs, visibles derrière les chèvres de madame Diebold. Il est complètement recouvert par la végétation.
Ici devait se trouver la roue qui tournait grâce à l'eau du bief.
Après avoir fait tourner la roue qui elle même entraînait des meules de pierre, l'eau repartait à la Seine par le sous-bief.
Quoi de plus naturel, de plus écologique, que ces moulins qui empruntaient l'eau et la rendaient intégralement à la rivière sans pollution ! et dire que de nouvelles instructions prônent la destruction de tous les ouvrages d'art situés sur nos rivières...quelles sources d'énergie perdues par ces iniques décisions...le moulin du Bœuf à Bellenod sur Seine en est un exemple ahurissant.
Ce texte est une parenthèse de mon cru, preuve de ma colère... et n'a rien à voir avec le moulin du Chêne, qui, hélas ne fonctionne plus depuis le XVIIIème siècle.
En 1743, subsistaient encore la maison du meunier, ses granges, des écuries et des dépendances.
Maintenant on ne voit plus qu'une partie de la maison du meunier, et ces granges ruinées.
Madame Diebold et Monsieur de la Boëre ont pensé créer une association pour promouvoir le site, cette association se nomme "Aubes de Seine", elle est sise à Gronet, 25 route d'Aignay, 21510 Duesme.
Leur projet consiste à retrouver la fonction du moulin, permettre à ce lieu d'exister. Un lieu très bucolique, préservé, où l'on peut voir par exemple des cigognes noires près du sentier qui longe l'ancien bief.
Pour restaurer ce lieu agréable, les propriétaires proposent de le visiter tous les premiers dimanches du mois, et pourquoi pas les aider à le restaurer. Le site participe, le troisième dimanche de juin, à la fête des moulins.
Plus tard pourquoi ne pas y inviter des artistes, organiser des jeux...
Un beau projet à qui je souhaite une parfaite réussite.
Publié le 13 Août 2014
Les "Mardis-Découvertes" proposées par l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais, du 12 août, nous ont permis de découvrir un bien beau château, entouré de douves, celui de Mauvilly.
Madame Hegner, la châtelaine, nous a présenté les lieux avec une grande compétence et ...beaucoup humour, ce qui ne gâte rien !
(J'avais déjà fait paraître un article sur le château, vous pourrez cliquer, si vous le désirez, sur le lien qui se trouvera en fin de page)

Après avoir vu les deux ailes du château, les douves qui l'entourent, nous voici dans une salle haute qui nous réserve une surprise....
Une fenêtre en bois s'ouvre et permet de voir la jolie chapelle qui est en contrebas. Une façon, pour les anciens châtelains, de pouvoir suivre la messe sans se mêler aux autres...
La "salle du diable" se trouve en haut d'une des tours .. Le carrelage a dû être refait car il était très abîmé près de la cheminée, là où l'on fendait le bois sur un billot...
Voilà cette tour, on remarque une petite construction qui en déborde....

Cette petite excroissance, c'est un minuscule réduit qui servait de...toilettes...la meurtrière permettait aussi de tirer sur les ennemis.

De magnifiques douves entourent le château, elles sont alimentées par des sources, en effet aucune rivière ne passe à Mauvilly.
Lorsque la famille Hegner a fait l'acquisition du château, les douves n'avaient pas été curées depuis au moins 150 ans, l'eau montait à plus d'un mètre du niveau actuel.
En passant près du bâtiment moderne, nous remarquons cette jolie gargouille en zinc...
La première fois où je suis allée au château de Mauvilly, je n'avais pas visité l'ancien verger, j'en montre donc là quelques images.
Ici nous voyons l'ancien chenil
Au fond le colombier qui se rappelle tous les jours à madame Hegner par sa vétusté, elle nous a dit qu'elle en était bien attristée...En effet, refaire pareil bâtiment reviendrait très cher, la couverture en "laves" et le travail du lavier, coûtant une fortune...
En haut, un appelant en bronze...
Au moment des semailles, les pigeons étaient enfermés, sinon ils auraient picoré tout le grain semé.
Les pigeons servaient, avec leurs œufs, de nourriture pour les habitants du château, les châtelains et leurs nombreux serviteurs..

La châtelaine nous présente un beau bâtiment, celui où habitait autrefois le jardinier du domaine.
La pièce du bas servait d'orangerie, on y faisait pousser des plants. Le sol était légèrement incliné pour que l'eau d'arrosage puisse s'échapper par des trous sous les fenêtres.
Un bel escalier permettait au jardinier de rejoindre son logis.

Cette jolie demi-tour était l'endroit où l'on enfermait quelques chiens. Ceux ci observaient les allées et veues d'intrus par une petite ouverture. Leurs aboiements prévenaient les châtelains .



Ce joli monument contenait autrefois une statue de la Vierge. A sa base on lit le nom des anciens châtelains, le Comte et la Comtesse d'Ivory, qui l'avaient fait ériger.

Madame Hegner , pour terminer la visite, nous présente cette adorable chapelle qui date du temps de Philippe le Hardi...
Voici le lien de mon précédent article sur le château de Mauvilly :
http://www.christaldesaintmarc.com/le-chateau-de-mauvilly-c367123
Publié le 13 Août 2014
Au dessus du village de Duesme, dans le canton d'Aignay le Duc, se dressait autrefois une imposante forteresse construite sur un éperon rocheux escarpé.
Cette forteresse , en ruines actuellement, appartint d'abord, au XIIème et XIIIème siècles, aux seigneurs de Duesme, puis passa au XIVème aux Ducs de Bourgogne.
Le château était protégé par trois fossés successifs taillés dans le roc. Le premier date de l'époque néolithique. Au delà du deuxième fossé se trouvaient l'entrée fortifiée du château, les communs et la chapelle, les courtines épousaient les formes de la falaise.
Dans la crypte de la chapelle (inaccessible actuellement) on remarquait deux pilastres romans qui sont, paraît-il, maintenant au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix.
Le château de Duesme était une des plus considérables forteresses de notre province. Il fut le théâtre de plusieurs sièges importants, notamment contre les Ecorcheurs qui s'en emparèrent en 1363.
Pendant la Ligue, les ligueurs se rendirent maîtres de la forteresse et le comte de Tavannes l'assiégea. A ce moment, Henri III rendit l'âme, aussi le Président Frémyot fit jurer fidélité au nouveau Roi, aux nobles et aux soldats de Tavannes. La forteresse fut reprise et Henri IV la fit démanteler en 1595.
On pouvait encore la voir en 1750.
Depuis, la végétation a tout envahi...
Aussi quelle heureuse surprise, lorsque je m'y suis rendue dernièrement, de voir que des travaux ont lieu sur le promontoire ! Un pont a été construit, surplombant l'immense fossé...
Le pont s'appuie sans doute sur les bases de l'ancien pont-levis...

Et lorsque l'on passe le pont, on aperçoit une tour en réfection !
En y pénétrant on admire le magnifique plafond de pierre...

La forteresse de Duesme appartient à un propriétaire privé. Qu'il soit félicité pour son action de sauvetage de ce fabuleux patrimoine châtillonnais !
Dans l'enceinte de la forteresse, se trouvait, sur l'éperon rocheux , non seulement le château, la chapelle, mais aussi un cimetière et un prieuré, le prieuré Saint-Etienne.
Sur ce plan réalisé par Françoise Vignier on voit très bien l'immense promontoire qui les contenait.

Françoise Vignier a réalisé une remarquable étude sur ce prieuré, à lire en cliquant sur le lien suivant :
http://www.bm-dijon.fr/documents/MEMOIRES%20CACO/1832-2001/1959-1962-025-07-209-219-1368006.pdf
Dans ce texte, vous trouverez mention d'un moulin nommé "le Moulin du Chaisne", aujourd'hui du Chêne, que L'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais nous a permis de découvrir dernièrement.
Un article sur ce moulin paraîtra prochainement.









































































































































































































































