Publié le 30 Mai 2024

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 30 Mai 2024

Conference soldats

Le 07 juin 2024, l'association des Amis du musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix  a accueilli François Houdecek, historien et responsable des projets spéciaux à la Fondation Napoléon, pour nous parler de la condition des soldats dans la Grande Armée napoléonienne.

Après plus d'une dizaine d'années d'études approfondies, sur ces soldats qui ont parcouru l'Europe sous les drapeaux de l'Aigle impérial, François Houdecek a recherché et découvert des témoignages de ce qu'était la vie des militaires au temps de Napoléon, et c'était passionnant.

Djo Lamonica, le Président des Amis du Musée du Pays Châtillonnais, a présenté le conférencier et l'a remercié de venir faire une conférence sur un sujet extrêmement intéressant pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais.

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

François Houdecek a tout d'abord évoqué la conscription à laquelle  les jeunes gens, en âge d'être soldat, essayaient d'échapper.

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Pour échapper à la conscription il y avait des moyens légaux comme le remplacement du conscrit par un tiers que la famille indemnisait si elle était riche, le mariage (on a alors vu des  jeunes gens épouser des femmes de 90 ans !!), et des exemptions médicales.

Mais les futurs conscrits utilisaient des moyens illégaux : faux bulletins médicaux (qui furent plus tard sévèrement surveillés),fausses potions qui faisaient perdre temporairement la vue,  corruption, simulation et enfin désertion.

Le jeune conscrit, enrôlé de gré ou de force,  faisait alors ses "classes", il devait à la Nation devoir et obéissance, les chefs militaires étaient très sévères.

Le seul élément positif c'est que les conscrits  étaient logés en "binôme" avec un autre soldat, quelquefois plus âgé, ce qui les rassurait un peu.

On lui donnait ensuite sa tenue militaire.

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Cette extrême rudesse militaire provoquait chez les jeunes conscrits un mal que l'on nomma à cette époque : "la nostalgie".

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

François Houdecek explique même, avec un terme actuel, que, finalement, on "déconstruisait" la jeunesse rurale pour la "reconstruire" en en faisant des soldats dociles, prêts à combattre.

Lors des combats, la peur était la compagne intime des soldats. Il fallait à tout prix la combattre , mais certains d'entre eux.... étaient obligés de "poser culotte", car ils avaient senti le "vent du boulet"...

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Les instructeurs entraînaient donc leurs conscrits en leur apprenant à maîtriser la manœuvre, et  le tir.

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Le stress était alors magnifié par la bravoure...

"Vivre la Grande Armée, Être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

D'autres aspiraient à devenir des super-héros comme Charles Legendre de Montenol :

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Le stress dépassé, les soldats de l'Empire étaient submergés par les émotions, lors de grands combats comme durant la bataille de la Moskova.

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Beaucoup d'applaudissements saluèrent  le conférencier qui fut remercié par le Président de l'AMPC au nom de ses adhérents.

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

Les réactions du public furent nombreuses tant le sujet est peu connu . Il a suscité beaucoup de questions auxquelles François Houdecek a répondu longuement.

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

François Houdecek a publié un superbe livre sur la vie des soldats de Napoléon Ier, au sein de la Grande Armée.

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

De nombreux auditeurs l'ont acheté et l'ont fait dédicacer par l'auteur.

"Vivre la Grande Armée, être soldat au temps de Napoléon", une conférence de François Houdecek, pour les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

François Houdecek, dès le début de sa prise de parole, nous a conseillé de visiter le site de la Fondation Napoléon, accessible à tous.

Voici un extrait du site, se rapportant à la conférence sur les soldats de la Grande Armée :

https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/du-village-a-la-caserne-les-etapes-de-la-conscription-sous-le-consulat-et-lempire/

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 29 Mai 2024

Samedi 8 juin 2024, une très belle et émouvante fête va avoir lieu au centre de la ville de Châtillon-sur-Seine.

Cette fête aura lieu sur la place de la Ville du Puy.

Les nouveaux habitants de notre ville sont peut-être surpris de la dénomination de cette place, les anciens, eux savent pourquoi....

Ce nom a été donné à cette place par reconnaissance, après la Seconde Guerre Mondiale.

Le journal "L'Eveil de la Haute Loire" a expliqué très bien l'amitié qui a existé, et qui existe toujours, entre notre ville, la ville du Puy et ses habitants qui se nomment les "ponots", dans un article du 5 août 2016.

Châtillon-sur-Seine, petite ville de 5.500 habitants située dans le nord de la Bourgogne, a été le théâtre d’un terrible bombardement le 15 juin 1940. Les munitions incendiaires de l’aviation allemande, les mêmes que celles utilisées à Guernica, détruisent une grande partie de la cité. Deux-tiers de la population de 4.500 habitants se retrouve sans logement. Quinze ans ont été nécessaires après la guerre pour reconstruire et surmonter cette épreuve.

Une colonie d’enfants de Châtillon au Puy pendant l’été 1943

Au début de l’année 1942, une circulaire du gouvernement de Vichy propose aux communes de zone libre d’en parrainer une de zone occupée, sinistrée par les combats. Le 30 mars 1942, le conseil municipal du Puy choisit d’adopter la ville de Châtillon-sur-Seine, située en Côte-d’Or. Début septembre 1942, le maire du Puy se rend à Châtillon pendant trois jours. Reçu à l’Hôtel de Ville par Gaston Paris, son homologue, il parcourt la ville détruite et rencontre les sinistrés. Ceux-ci font état de leur extrême dénuement, la reconstruction n’ayant pas commencé en dépit des promesses gouvernementales.

Le maire du Puy, Eugène-Gaston Pébellier, ne s’engage pas trop dans les actions à mener, mais précise que l’aide de sa ville « sera plutôt une aide morale, une aide de solidarité » envers sa filleule. « En effet, le Puy est une petite ville de 25.000 âmes, ses ressources sont réduites, mais ses habitants ont du cœur. Ils feront tout leur possible pour soulager et aider les Châtillonnais », déclare-t-il. À l’automne 1942, le conseil municipal ponot vote une première aide financière : 12.500 francs (3.000 € aujourd’hui) sont consacrés à l’envoi de colis aux 125 prisonniers châtillonnais en Allemagne. Pour les fêtes de Noël, un colis de châtaignes est également adressé aux enfants des écoles de la ville.

Un projet plus important se met en place en 1943 : faire venir au Puy, une colonie d’enfants de Châtillon. Le projet est adopté en conseil municipal, le 15 mai, avec un budget de 70.000 Francs (17.500 €). La commune s’engage à recevoir une centaine d’enfants de sinistrés pendant un mois. Elle paie tous les frais du séjour.

L’organisation est réglée dans les moindres détails. Chaque journée se décline de la façon suivante : le matin est dédié à des jeux, l’après-midi à des promenades et la soirée à des spectacles de chants, de danses ou de théâtre. Pour son directeur, M. Martin, la colonie a trois objectifs : « développer le corps, l’intelligence des enfants et leur inculquer quelques préceptes de morales utilitaires ».

Le 5 septembre, le maire de Châtillon, Gaston Paris, accompagné de son premier adjoint M. Boz arrivent au Puy pour visiter la colonie. Après avoir découvert la ville et assisté à un spectacle préparé par les enfants, une réception est organisée en mairie. Dans son allocution, Eugène-Gaston Pébellier rappelle son voyage en 1942, l’émotion qu’il a éprouvé face à la détresse des sinistrés et à l’ampleur des destructions. Quelques jours plus tard, les jeunes Châtillonnais retrouvent leurs familles.

Des liens qui perdurent après la guerre

En 1944, le conseil municipal du Puy vote une nouvelle aide pour les prisonniers de Châtillon et la venue d’une colonie d’enfants pour l’été. Mais la Libération en décide autrement. Ensuite, la ville a continué d’aider financièrement celle de Châtillon en accordant, jusqu’à la fin des années 50, une subvention au bureau de bienfaisance communal. On peut noter aussi qu’à partir de 1945, Le Puy parraine Ouistreham dans le Calavados, détruit par les combats du débarquement. Là, les liens en resteront à une aide financière. Régulièrement, la mairie de Châtillon remercie sa marraine notamment pour les vœux du nouvel an. Ainsi, en 1948, « la municipalité de Châtillon tient à remplir un impérieux devoir de reconnaissance en vous exprimant au seuil de la nouvelle année, ses vœux fervents et ses sentiments de profondes gratitudes. Elle se souvient avec émotion qu’au milieu de ses ruines et dans sa grande détresse, votre cité a été la première à lui offrir le réconfort infiniment précieux de son appui moral et matériel ».

Des occasions de se souvenir

En 1965, un dernier épisode relie les deux cités. À l’occasion de la Semaine fédérale de cyclotourisme organisée au Puy, trois jeunes Châtillonnais âgés de 16 et 17 ans, entreprennent d’y participer malgré les 430 km séparant les deux villes. Daniel Caillot, Serge Godefert et Alain Hérard sont aussi porteurs d’un message d’amitié du maire Gaston Bernard souhaitant relancer les liens avec le Puy. Après cinq jours d’efforts, les trois cyclotouristes arrivent au Puy et remettent au nouveau maire, Célestin Quincieu, l’invitation de son homologue. Au retour à Châtillon, toujours à vélo, ils sont reçus par le maire avec la réponse de M. Quincieu. Toutefois les bonnes intentions réciproques restent lettres mortes. Le souvenir de ces liens s’estompe.

Épilogue

Plus de 60 ans ont passé. La Place de la Ville-du-Puy existe toujours à Châtillon-sur-Seine. Les archives municipales conservent de nombreux documents sur cette période. Ce qui n’est pas le cas au Puy, où les recherches se sont avérées plus difficiles. Plusieurs Châtillonnais ayant participé à la colonie de l’été 1943 et à la Semaine fédérale du cyclotourisme en 1965 sont toujours en vie.

La Municipalité de Châtillon -sur-Seine a voulu, à cette occasion, renouer les liens entre Châtillon-sur-Seine et sa marraine la Ville du Puy.

Une grande fête aura donc lieu samedi 9 juin à 11 heures, fête qui réunira les élus des deux villes, tous les habitants de Châtillon-sur-Seine sont invités à y participer.

Dans les articles  qui suivront, jusqu'au 8 juin, vous découvrirez le journal "La Ruche ponote", réalisé par les enfants de Châtillon qui ont été reçus en colonie de vacances par la ville du Puy.(Les habitants de la Ville du Puy se nomment les ponots)

Ce journal m'a été confié par Dominique Masson que je remercie .

Une bien belle histoire d'amitié entre deux villes : Le Puy et Châtillon sur Seine...

Les textes ont été édités en 1944 par  le journal  "La Tribune de l'Est", basé à Troyes, mais qui avait un bureau rue Marmont.

Il a pu paraître avec de la publicité locale....vous y verrez bien des noms d'habitants et de commerçants que nous avons tous bien connus.

(Comme "La Ruche ponote" comporte beaucoup de pages, je les publierai à deux ou trois par épisode)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 29 Mai 2024

Les Amis du Châtillonnais m'envoient  la photo des enfants et de leurs accompagnateurs à leur retour à Châtillon (jardin de la mairie)

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°5)

Une belle exposition sur l'envoi des enfants châtillonnais en colonie à  la ville du Puy aura lieu salle Japiot de l'Hôtel de Ville .

On pourra y voir une trentaine de cadres montrant les enfants à la Ruche ponote et l'évolution de la place de la ville du Puy.

L'exposition sera ouverte le vendredi de 14 à 18h et samedi et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h

Un cahier sera en vente.

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°5)

Venez nombreux  visiter cette exposition !

 Cinquième et dernier extrait de la Ruche ponotte....

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°5)

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Publié le 29 Mai 2024

 Quatrième extrait de la Ruche ponote.

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°4)

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Publié le 29 Mai 2024

 Quatrième extrait de la Ruche ponote.

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°4)

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Publié le 29 Mai 2024

 Troisième extrait de la Ruche ponote.

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°3)

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Publié le 29 Mai 2024

 Troisième extrait de la Ruche ponote.

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°3)

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Publié le 29 Mai 2024

 Second épisode de la Ruche Ponote.

"La Ruche Ponote" journal des enfants de Châtillon sur Seine en colonie au Puy en Velay (N°2)

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Publié le 29 Mai 2024

  Les 84 enfants de Châtillon (47 garçons et 37 filles), qui ont été accueillis à la colonie de Vacances de la ville du Puy en Haute-Loire  en août 1943, ont raconté  le merveilleux séjour qu'ils ont passé dans des textes édités par le journal  "La Tribune de l'Est",  sous le titre de "La Ruche ponote" (les habitants du Puy en Velay se nomment les ponots.)

Le journal fait 20 pages, je l'ai fractionné  en plusieurs épisodes qui s'échelonneront du 3 juin au 8 juin.

Voici le premier épisode.

(Pour mieux lire cliquer sur le carré fléché, puis utiliser la touche Ctrl)

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Publié le 29 Mai 2024

  Les 84 enfants de Châtillon (47 garçons et 37 filles), qui ont été accueillis à la colonie de Vacances de la ville du Puy en Haute-Loire  en août 1943, ont raconté  le merveilleux séjour qu'ils ont passé dans des textes édités par le journal  "La Tribune de l'Est",  sous le titre de "La Ruche ponote" (les habitants du Puy en Velay se nomment les ponots.)

Le journal fait 20 pages, je l'ai fractionné  en plusieurs épisodes qui s'échelonneront du 3 juin au 8 juin.

Voici le premier épisode.

(Pour mieux lire cliquer sur le carré fléché, puis utiliser la touche Ctrl)

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Publié le 29 Mai 2024

  Les 84 enfants de Châtillon (47 garçons et 37 filles), qui ont été accueillis à la colonie de Vacances de la ville du Puy en Haute-Loire  en août 1943, ont raconté  le merveilleux séjour qu'ils ont passé dans des textes édités par le journal  "La Tribune de l'Est",  sous le titre de "La Ruche ponote" (les habitants du Puy en Velay se nomment les ponots.)

Le journal fait 20 pages, je l'ai fractionné  en plusieurs épisodes qui s'échelonneront du 3 juin au 8 juin.

Voici le premier épisode.

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Publié le 29 Mai 2024

  Les 84 enfants de Châtillon (47 garçons et 37 filles), qui ont été accueillis à la colonie de Vacances de la ville du Puy en Haute-Loire  en août 1943, ont raconté  le merveilleux séjour qu'ils ont passé dans des textes édités par le journal  "La Tribune de l'Est",  sous le titre de "La Ruche ponote" (les habitants du Puy en Velay se nomment les ponots.)

Le journal fait 20 pages, je l'ai fractionné  en plusieurs épisodes qui s'échelonneront du 3 juin au 8 juin.

Voici le premier épisode.

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Publié le 29 Mai 2024

  Les 84 enfants de Châtillon (47 garçons et 37 filles), qui ont été accueillis à la colonie de Vacances de la ville du Puy en Haute-Loire  en août 1943, ont raconté  le merveilleux séjour qu'ils ont passé dans des textes édités par le journal  "La Tribune de l'Est",  sous le titre de "La Ruche ponote" (les habitants du Puy en Velay se nomment les ponots.)

Le journal fait 20 pages, je l'ai fractionné  en plusieurs épisodes qui s'échelonneront du 3 juin au 8 juin.

Voici le premier épisode.

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Publié le 26 Mai 2024

Un village châtillonnais et ses écarts : Leuglay

LEUGLAY

1124 Leuglerium

1135 Luegler

1163-1179 Luggler ou Uggler (vers 1174) ou Luuglerium (1176) ou Leugleium(1177)

1189 Raynardus de Leuglari

1205 Leugler

1211 Lugler ou Luglerium

1247 Luglerum

1259 Lugleyum

1271 Leuglé

1279 Luglerum

1323 Leuglayum

133 Lehugleyum

1334 Leugleyum

1342 Luglay

1369-1370 Leuglay

1528 Legley

18ème siècle  Leugley

(origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : cartulaire de Saint-Etienne,I. Abbaye d’Auberive.Commanderie de Bure.Temple de Dijon.Chartreuse de Lugny.Pérard.Archives de la Haute-Marne.B.Prost : inventaire I. Courtépée)

En 1789 le bourg dépendait de la province de Champagne, généralité de Chalons, bailliage et élection de Langres.

Son église, sous le vocable de Saint-Martin était succursale de celle de Voulaines.

Pendant la période intermédiaire, Leuglay fit partie du canton de Vanvey-sur-Ource (A.Roserot 1924)

LES ÉCARTS

-Barrière n°2 0,5 km au sud-est 1 feu 3 habitants (Insee 1951)

-Barrière n°3 3km au sud-est 0 feu 0 habitant (Insee 1951)

-Froidvent, hameau 2km au sud-est 15 feux 170 habitants (Insee 1951)

1526 : « une forge à faire fer, appellée vulgairement la forge du Pont du Vay, dessoubz la grange d’Arzillières »

1550 « méthairie appellée le Champ de Vay »

1688  Frovent

18ème siècle Froidvent (1741) ou ferme de Froid-Vent, puis la forge de Froide Vent (1791) (Cartulaire et plans de Lugny, Cassini)

-La Courroierie, ferme et chapelle 4km au sud-est 1 feu 5 habitants (Insee 1951)

Alphonse Roserot écrit  la Corroirie (1924)

1688 La Courre (Lugny)

1746 La Corrairie (Lugny)

18ème siècle  Correrie (Cassini)

19ème siècle Corroirie (Etat-Major)

-La forge, usine (A. Roserot 1924)

1688 La Forge

1742 La Forge de Froidvent (Chartreuse de Lugny, plans)

Ancienne possession de la Chartreuse de Lugny

-La Maison-Neuve ferme 5km à l’est-nord-est 1 feu 6 habitants (Insee 1951)

1688 La Maison Neuve (Chartreuse de Lugny, plans)

-Le Fourneau, usine 2 km à est-sud-est 5 feux 20 habitants (Insee 1951)

1688 Le Fourneau (Chartreuse de Lugny, plans)

-Lugny hameau 4km au sud-est 12 feux 60 habitants (Insee 1951)

D’abord possession  de l’abbaye de Longuay (Haute-Marne), puis de celle de Saint-Etienne de Dijon, enfin devenue chartreuse en 1172, sous le vocable de Notre-Dame, Lugny dépendait en 1789 de la province de Champagne, bailliage et élection de Langres.

Ce couvent était du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon-sur-Seine.

1125-1157 Locus qui dicitur Louineius ou Lounigneium (1156)

1172 Luigneiacum

Vers 1175 lugneium

1176 Luuigneium

1178 Luniacum

1183 Luguigniacum

1184 Luuiniacum ou Luigné

1187 Leugneiacum ou Luuiniacum

1205 Luineium ou Luiné

1269 Luygniacum

1323 Luigney

1376 Luuigny les Barberans ou Luuigny  les Barbarans

Vers 1380 Luigni

1382 Luugny les Barberans ou Lugny les Barberans

1390 Lugny les Barbarans ou Lugney les Barbarans puis Ligni, castrum (ou Cartusia) à la fin du 14ème siècle

15ème siècle Ligné ou Luuigney les Barbarans (1402-1404) ou  Luugney les Barbarans (1405) ou Lugny les Barbarans (1445) ou Lugneyum (1451) ou Lugni les Barbarans (1463) ou Luigny les Barbarans (1491)

1512 Luugny les Barbarens

1561 Lugny dict Barbarans

1572 Lugny ou Ligny

1635 Luny

(origine des sources principales consultées  et citées par A.Roserot : Cartulaire de Saint-Etienne de Dijon. Chartreuse de Lugny. Commanderie de Bure.Abbaye de Longuay (Haute-Marne). Longnon : Pouillés. Archives nationales.

-Sèchebouteille, ferme 3km au sud-sud-est 0 feu 0 habitants (Insee 1951)

A.Roserot écrit : ferme en ruines (1924)

1688 Chausse-Bouteille (Lugny, plans)

18ème siècle Sèche-Bouteille (Cassini) ou Seiche-Bouteille (1791) (archives de la Côte d’Or)

Selon Garnier, elle aurait été dite « La Boissière » en 1552, dans un terrier de la Chartreuse de Lugny

-Valverset, ferme 3 km est-nord-est 2 feux 9 habitants (Insee 1951)

Alphonse Roserot écrit Val-Verset (1924, ancienne grange de la Chartreuse de Lugny

1177 Vallis Vercellis

1211 Valvercel (Chartreuse de Lugny)

1380  « On finaigey du dit Luglay, entre ung lieu c’on dit la Roichote et la maison de Vaulvercey » (archives nationales)

1688 Vauversey ou vauversay (Chartreuse de Lugny, plans)

18ème siècle Valversé (Cassini

1791 Vauverset (Archives de Côte d’Or)

19ème siècle Valverset (Etat-Major)

-Villa Largilière, écart 3km au sud-est 3 feux 12 habitants (Insee 1951)

Alphonse Roserot écrit L’Argillière

C’était une ancienne grange de la Chartreuse de Lugny

1529 « la grange et manoir d’Argillières ou la forge du dict  Argillières

1688 l’Argillière

1742 ferme de Largillière

1746 ferme de l’Argillière (chartreuse de Lugny)

1791 Largillaire (Archives de Côte d’Or)

AUTRES LIEUX

-La Douix, fontaine, commune de Leuglay (A Roserot 1924)

-La Maison-Neuve, maison forestière dans la forêt domaniale de Lugny (A Roserot 1924)

-Vaulembrille, fontaine(A Roserot 1924)

-Vaulien, fontaine (Garnier)

-Vauvernier, ruisseau, affluent de l’Ource (A Roserot 1924)

1177  « rivus de Valnernier » (Pérard)

1279  « rivus de Arandes, qui rivus Varnier similiter nominatur »

1342  « rû de Vaul Varnier »

1529  « russeaul …appellé vulgairement le Rupt de Vaulberney »

1688 ruisseau de la fontaine de Vauvarnay

1742  ruisseau de Vauverney (Chartreuse de Lugny)

-Vinchenot, ruisseau, affluent de l’Ource, commune de Leuglay (Garnier)

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