Publié le 5 Mai 2025

NOIRON-SUR-SEINE

1147 Petrus de Neirun

Seconde moitié du 12ème siècle : Nerun ou Nero villa

1270 Noyrom ou Noyron ou Noiron ou Noyrum

1277 Noiron

1396 Neron

14ème et 15ème siècles Noyrons puis Noirons

(Origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : Archives de Côte d’Or : Clairvaux . Abbaye de Pothières. Longnon : Pouillés)

En 1789, le bourg dépendait de la province de Champagne, baillage de Sens, généralité de Paris, élection de Tonnerre.

Son église, sous le vocable de saint Pierre était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon, à la présentation de l’abbé de Pothières.

Pendant la période intermédiaire, le village fit partie du canton de Villers-Patras (A.Roserot 1924)

LES ÉCARTS

-Frison, maison isolée (a.Roserot 1924)

-Maison forestière de Vauvras, ferme, 3km à l’ouest-sud-ouest, 0 feu, 0 habitant (Insee 1951)

-Maisonnette passage à niveau n°38, 1km au nord-est, 1 feu, 4 habitants (Insee 1951)

-Maisonnette passage à niveau n°39 2,5km à l’est-sud-est, 1 feu, 4 habitants (Insee 1951)

AUTRES LIEUX

-Beauregard, fontaine (A.Roserot 1924)

-Châtellenot, montagne (A.Roserot 1924)

-Le Nourot, combe et ruisseau (A.Roserot 1924)

-Misery, quartier de Noiron-sur-Seine (A.Roserot 1924)

-Vauvarmois, ruisseau (A.Roserot 1924)

-Vauvra, ferme puis maison forestière (A.Roserot 1924)

-Velonchey (ou Volonchey), combe et ruisseau (A.Roserot 1924)

-Voie-de-Rudma , combe et ruisseau (Garnier)

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Mai 2025

Parmi les maréchaux de Napoléon, évoqués par Christian Carli lors de sa conférence sur le Maréchalat, quelques uns m'ont intéressée  par leur fin tragique .

Ce fut le cas du Maréchal-Prince de Poniatowski.

Neveu du roi de Pologne Stanislas Auguste Poniatowski et prince du Saint-Empire romain germanique par sa naissance, Joseph-Antoine Poniatowski intégra l'armée autrichienne où il servit jusqu'au grade de lieutenant-colonel.

Rejoignant la Pologne en 1789, il prit le commandement des troupes polonaises en Ukraine lors de la guerre russo-polonaise de 1792.

En 1794, il rejoignit l'insurrection de Kościuszko puis, après l'échec de cette révolte, se retira sur ses terres.

Au cours du Premier Empire, il se rallia à Napoléon Ier qui le nomma ministre de la Guerre du duché de Varsovie et généralissime des Polonais.

Les adieux à son épouse :

 Outre une réorganisation profonde de l'armée, Poniatowski participa aux guerres napoléoniennes.

 Ayant combattu les Autrichiens pendant la campagne de 1809, il s'illustra en Russie à la tête du 5e corps polonais de la Grande Armée, notamment aux batailles de la Moskova et de la Bérézina.

Il se battit encore lors de la campagne d'Allemagne de 1813.

En récompense de ses faits d'armes et de sa fidélité, Napoléon l'éleva à la dignité de maréchal d'Empire le 16 octobre 1813, au début de la bataille de Leipzig.

 Il fut ainsi le seul général étranger à avoir reçu cet honneur.

Trois jours plus tard, Poniatowski se jeta sur une colonne prussienne et reçut un coup de feu à l'épaule gauche.

Poussé par les Prussiens en direction de la rivière Pleiss , il s'y jeta croyant pouvoir la franchir à la nage.

Epuisé par ses blessures, entraîné par le courant il disparut dans un tourbillon et se noya avec son aide de camp qui avait tenté de l'aider à regagner l'autre rive..

Son corps ne fut retrouvé que cinq jours plus tard.

 La princesse Poniatowski  et son fils apprenant le décès du Prince.

À Sainte-Hélène, l'Empereur se souvint de son allié polonais :

« le vrai roi de Pologne, c'était Poniatowski ; il en réunissait tous les titres et en avait tous les talents ».

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Mai 2025

 Histoire du Musée de Châtillon sur Seine


L’idée de créer un musée à Châtillon-sur-Seine occupe les esprits dès au moins l’année 1830, mais il faut attendre 1837, pour que l’idée prenne corps.

Lors de la réunion en séance du conseil municipal le 29 mai 1837, il est donné communication de la Liste des dons offerts pour la formation du musée de la ville de Châtillon-sur-Seine.

À la suite de la liste des pièces objet d’un don, il est précisé :

M. Nesle en faisant don de tout ce qu’il possède d’objets d’art susceptible de tenir place dans un musée, désire que celui de Châtillon soit réuni sous le même toit que l’école de dessin, seul emplacement convenable.

Il désire aussi que tous les objets d’art que possède la ville soient mis à sa disposition, sans cela ce serait folie de penser à l’établissement d’un musée, et si le conseil veut bien l’en nommer officiellement directeur gratuit de l’établissement, il s’appuiera de ce titre pour réclamer divers objets d’art qui lui ont été promis par des amateurs.

Il fera aussi un appel au désintéressement des artistes de sa connaissance, et essaiera avec l’autorisation qu’il vous prie de vouloir bien lui accorder, de créer à Châtillon une société des amis des arts, afin de venir en aide au musée.

Chaque membre, par une cotisation de 12 francs seulement, permettrait chaque année l’acquisition d’un ou de deux bons tableaux.

On suppose que la société peut atteindre le chiffre de 100 membres, mais à supposer qu’elle ne se compose que de 50 ce serait déjà un puissant appui.

J’ai déjà communiqué le projet à beaucoup de personnes qui l’ont accueilli avec empressement et m’ont dit de compter sur elles. Enfin, messieurs, il croit qu’avec de la persévérance et de la bonne volonté on arrivera en peu de temps à créer un établissement intéressant.

Comme nous voici à l’époque de l’exposition, il vous prie d’écrire au ministre d’État ou plutôt à M. de Niewerkerke afin d’obtenir comme toutes les villes qui ont des musées, quelques dons.

Le chef de l’État encourageant aussi les arts de tout son pouvoir, il vous prie de vouloir bien aussi lui adresser une demande auquel il répondra très certainement.

Vers 1840, dans un bâtiment occupé par la bibliothèque et le collège, rue du docteur Bourée, les premières collections sont présentées dans une ancienne salle de l’école de garçons, puis une salle complémentaire est spécialement construite pour y présenter des peintures, au nombre de douze, en 1857.

L'histoire du musée de Châtillon sur Seine qui abrita la statue du Bacchus ...jusqu'à son vol en 1973

 (Vue de la salle complémentaire du musée, construite en 1857, lorsque les collections étaient présentées dans un bâtiment occupé par la bibliothèque et le collège, rue du Docteur Bourée - 1933.)

En 1852, les collections s’enrichissent du legs du maréchal Marmont.

L'histoire du musée de Châtillon sur Seine qui abrita la statue du Bacchus ...jusqu'à son vol en 1973

(Exposition des pièces de collection du legs Marmont dans la salle complémentaire du musée - 1933.)

Des ex-voto gallo-romains mis au jour à Essarois (fouilles d’un temple antique au lieu-dit La Cave) donnés par Victorine de Chastenay, les objets collectés lors des fouilles du tumulus du Bois de Langres et celui de la Garenne à Sainte-Colombe, donnés par M. Maître-Humbert, complètent les premières collections.

Création de la S.A.H.C.

La création de la Société archéologique du Châtillonnais est approuvée par arrêté du préfet de Côte d’Or, le 17 novembre 1880.

Les 68 membres fondateurs sont exclusivement des hommes.

Le président est Victor Deheurle, sous-préfet de l’arrondissement de Châtillon, le vice-président, Louis Cailletet, membre de l’Institut, le secrétaire, Charles-François Boutequoy, médecin, le secrétaire -adjoint, M. Gardrat, directeur de la sucrerie de Châtillon, et le trésorier, Girard, receveur des finances à Châtillon.

L’article 9 des statuts de l’association est ainsi rédigé :

Les archives de la société, les livres, les dons de toutes sortes appartenant à la société, les découvertes faites dans les fouilles seront déposées dans la Bibliothèque ou dans le Musée de la ville de Châtillon ; tous ces objets seront groupés à part, porteront le nom de la Société et perpétueront le souvenir de ses travaux.

Dès 1881, la toute nouvelle Société archéologique du Châtillonnais entreprend des démarches pour que cette présentation informelle obtienne le statut de musée d’arrondissement.

Des collections étaient rassemblées et présentées par des érudits dans une salle à Châtillon depuis les années 1830. En 1881, la toute nouvelle Société archéologique du Châtillonnais, fondée l’année précédente, entreprend des démarches pour que cette présentation informelle obtienne le statut de musée d’arrondissement.

C’est chose faite en 1887 et la gestion de l’établissement est assurée par les membres de cette société savante jusqu’en 1988.

À l’occasion d’une réunion en séance des membres de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, le 8 décembre 1893, Louis Cailletet, membre de l’académie des Sciences, donne lecture d’une note sur les fouilles exécutées à Vertillum (Vertault) en 1893 qui donne quelques informations sur le musée :

Depuis une dizaine d’années, quelques amis des sciences historiques ont formé à Châtillon-sur-Seine une société, qui, à l’aide de modiques ressources provenant de cotisations, de dons divers et d’une allocation du Conseil général de la Côte-d’Or, a pu reprendre des fouilles abandonnées depuis bien des années et acquérir une partie du sol occupé autrefois par Vertillum.

Les efforts de notre société ont été récompensés, car, chaque année, le musée archéologique, que nous avons créé et donné à la ville de Châtillon, s’enrichit de nos découvertes.

À l’instar de toutes les découvertes réalisées à l’époque par la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC), la statue de Bacchus enfant est exposée au musée municipal de Châtillon-sur-Seine.

En 1926, une proposition de vente de la statue de Bacchus au Musée du Louvre pour financer une partie des coûts d’un nouveau musée.

En quelques années, malgré l’extension de 1857, l’espace pour exposer les collections qui s’accumulent vient à manquer et une réflexion s’engage pour les présenter dans les bâtiments récemment désaffectés du tribunal.

Afin de financer une partie des coûts d’un nouveau musée, Henry Lorimy, conservateur bénévole du musée, propose dans un courrier, en date du 1er décembre 1926, adressé à Étienne Michon alors conservateur en chef au Musée du Louvre, de vendre la statue de Bacchus au prestigieux musée parisien :

Je me permets de me rappeler à votre bon souvenir et de venir vous entretenir d’un [?] sujet qui peut être intéressant pour le Louvre et pour nous société archéologique.

Voici ce dont il s’agit. La cité de Châtillon venant d’être rattaché à Dijon – la maison d’arrêt est devenue de ce fait sans emploi.

Ces bâtiments, propriété du Département abritaient jadis l’auditoire royal et seraient à mon avis un cadre parfait pour l’installation d’un musée.

D’après une conversation récente avec le maire [?] il semble que la Ville serait disposée à en faire l’acquisition pour l’usage que je vous indique, mais comme la charge serait trop lourde pour elle seule, j’ai pensé à une combinaison qui pourrait peut-être faciliter cet achat. Ce serait de vendre le Bacchus de Vertault et de remettre à la ville une partie de la valeur suivant les besoins.

Étienne Michon, par un courrier en date du 14 décembre 1926, répond ainsi à cette proposition :

Je comprends votre désir de voir installées vos collections dans un local digne d’elles et si la Société se décidait à se dessaisir de son Bacchus pour se procurer des ressources, il est certain que sa place serait toute désignée au Louvre.

Vous savez malheureusement que pour les acquisitions de quelque importance – et cela de plus en plus – nous sommes dans l’obligation de demander les crédits à un Conseil des Musées où l’archéologie est réduite à la portion plus que congrue.

C’est ce qui rend difficile de vous fixer par avance le prix que ce Conseil m’autoriserait à vous offrir pour votre beau bronze.

Il me semble pourtant qu’un prix de 30 000 fr. environ pourrait être envisagé et je serais pour ma part très disposé à demander cette somme.

Voilà tout ce que, en l’état actuel, il m’est permis de vous dire. Soyez sûr que de toute façon, si la négociation vous semblait possible, je m’emploierais à la mener à bien.

Pour des raisons qu’il reste encore à découvrir, la transaction n’a pas abouti.

L'histoire du musée de Châtillon sur Seine qui abrita la statue du Bacchus ...jusqu'à son vol en 1973

(Vue du musée, rue du Docteur Bourée, en 1933.)

Le musée est épargné par les bombardements allemands de la ville en juin 1940.

Un courrier du conservateur bénévole de l’époque, Jean Lagorgette, adressé à « un cher collègue de musée », en date du 1er janvier 1942, donne des détails sur cet événement :

Moi-même, dès le premier jour [de la guerre], j’ai mis ou fait mettre en caisses et en caves les principaux objets d’art et d’archéologie et des trois églises y compris nombreux vitraux. […]

Étant allés chez ma sœur à Semur le 14 juin 1940, nous n’avons pu rentrer le lendemain, et avons été évacués le surlendemain.

Après une semaine d’absence, Châtillon était au 3/4 détruit par bombardements et incendies ; 380 maisons anéanties, 280 personnes sans abri.

Il ne reste guère plus que les faubourgs.

Le déblaiement du centre tire à sa fin.

Mes collections ne sont pas détruites comme l’a imprimé le Bulletin de la société préhistorique à qui j’avais écrit qu’elles étaient saccagées et qu’il valait mieux ne pas signaler les collections sauvées en totalité ou en partie pour ne pas éveiller certaines convoitises.

Au musée, à la bibliothèque, fenêtres enfoncées par éclats et souffle.

Mais les collections n’ont pas souffert.

En 1949, les collections déménagent et investissent un hôtel particulier de style renaissance, dit maison Philandrier, au cœur de la ville.

En 1953, la découverte d’une chambre funéraire inviolée à Vix, de l’âge du fer, dont le luxueux et exceptionnel mobilier intègre le musée, confère une notoriété internationale au modeste musée.

Mais hélas, en 1973, la statue de Bacchus enfant fut volée.

L'histoire du musée de Châtillon sur Seine qui abrita la statue du Bacchus ...jusqu'à son vol en 1973

(Carte postale de la statue de Bacchus éditée en 1954)


Progressivement, la maison Philandrier s’avère inadaptée au regard des standards offerts au public dans de plus en plus de musées rénovés.

Tout le monde s’accorde alors pour constater le décalage grandissant entre collections prestigieuses et bâtiment sachant que les conditions de sûreté et de sécurité n’y sont nullement garanties.

L’idée de déployer les collections dans un autre lieu que la maison Philandrier fait son chemin et après bien des hypothèses et des rebondissements, la décision d’investir les bâtiments conventuels de l'ancienne abbaye Notre-Dame, en déshérence depuis le début des années 80, suite au déménagement de l'hôpital et de l’hospice, est adoptée.


Les travaux commencèrent en septembre 2007 et le nouveau musée est inauguré en 2009. Les collections se déploient désormais sur 1 200 m2 dans une présentation chronologique, de la Préhistoire au 19è siècle.

Le musée, propriété maintenant de la Communauté de Communes, porte le nom de "Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix".

 

 

Et le petit Bacchus volé a été retrouvé , lire ci-dessous :

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Avril 2025

NOD-SUR-SEINE

1158 Nou

1178 No

1214 Noy

1279 Noodum

1336 Noud

1338 Noul

1371 Nod

1752 Nau

1783 Nod-sur-Seine

(Origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : cartulaire de Saint-Etienne. Abbaye de Fontenay. Nouvel état général de 1783. Archives de Côte d’Or)

En 1789, le bourg dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne. Son église, sous le vocable de saint Martin, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Molesme, à la seule collation de l’évêque.

Pendant la période intermédiaire, Nod fit partie du canton d’Aisey-le-Duc (A.Roserot 1924)

LES ÉCARTS

-La Maladière, lieu-dit (A.Roserot 1924)

18ème siècle : Climat de la Maladière (Courtépée)

-La Tuilerie (A.Roserot 1924)

-Le Fourneau (ou la Scierie), hameau (A.Roserot 1924) 0,6km au sud, 3 feux, 15 habitants (Insee 1951)

-Le Moulin-de-l’Etang, moulin détruit (A.Roserot 1924)

1338 les molins de l’estan de Noul (Archives de Côte d’Or)

-Nod-le-Petit, hameau détruit (A.Roserot 1924)

1338 Lou petit Noul (Archives de Côte d’Or). Il y avait jadis à Nod-le-Petit une chapelle ou ermitage de Saint-Martin, qui existait encore à la fin du 18ème siècle (Courtépée)

-Rochelimart, ferme fortifiée, détruite au commencement du 19ème siècle, et ancien bois du duc de Bourgogne (A.Roserot 1924)

1353 bois de Rochelimer, haulte forest

1575 Rochelimart (Archives de Côte d’Or)

1783 Rochelimard (nouvel état général de 1783)

18ème siècle Roche Limard (Courtépée)

-Sainte-Catherine, chapelle détruite, commune de Nod-sur-Seine, à Voisin(A.Roserot 1924)

1450 : une chapelle fondée en l’onneur de Sainte Katerine, dite la chapelle de Voisins, assise et située en bois, près et joignans de noz bois de nostre forest de Villiers-le-Duc (abbaye Notre-Dame de Châtillon et Archives de Côte d’Or : charte du duc Philippe le Hardi)

-Saint-Roch, chapelle détruite, commune de Nod-sur-Seine, près de Rochelimart (Garnier)

-Voisin, hameau, 4km à l’est, 7 feux, 29 habitants (Insee 1951)

D’abord simple bois, puis grange de l’abbaye Notre-Dame de Châtillon, avec chapelle Saint-Catherine

1145 Nemus quod dicitur Vicinum

1231 Nemora canonicorum de Voisins (abbaye Notre-Dame de Châtillon)

1352 Bois des Voisins

1353 Bois de Voisins

1371 La granche de Voisins

1634 Voisin (Archives de Côte d’Or)

AUTRES LIEUX

-Etang de Nod. Ses bords ont été habités au 14ème siècle (A.Roserot 1924)

1347 Duran de Chanceaulx , demorant à l’estant de Noul (abbaye Notre-Dame de Châtillon)

-Saint-Martin, chapelle détruite, commune de Nod-sur-Seine, à Nod-le-Petit (A.Roserot 1924)

18ème siècle : Hermitage Saint Martin (Cassini) ou Chapelle de Saint-Martin (Courtépée)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 27 Avril 2025

 

1807

Maréchal Claude Victor-Perrin (dit Victor)

Duc de Bellune :

 

1809

Maréchal  Etienne Jacques Joseph Macdonald

Duc de Tarente :

 

Maréchal  Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont

Duc de Raguse :

 

Maréchal Nicolas Charles Marie Oudinot

Duc de Reggio :

 

1811

Maréchal Louis Gabriel Suchet

Duc d'Albuféra :

1812

Maréchal Laurent de Gouvion Saint-Cyr

Comte d'Empire :

 

1813

Maréchal Jözef Antoni Poniatewski

Prince de Pologne et du Saint Empire Romain Germanique

Généralissime des Polonais :

 

1813

Emmanuel de Grouchy

Comte d'Empire:

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 26 Avril 2025

L’atelier adultes de la Compagnie des Gens est heureux de vous inviter à son nouveau spectacle “L’Aube d’un nez” !

Une création à l’effervescence librement inspirée de l’univers d’Edmond Rostand.

Attendez-vous à des tirades enflammées, des cœurs épris, et à un nez qui ne passe pas inaperçu !

 

🎭 Représentations :
Vendredi 2 mai à 20h30
Samedi 3 mai à 20h30
Dimanche 4 mai à 15h

 

📍 Salle Kiki de Montparnasse
Châtillon-sur-Seine

 

🎟️ Entrée libre – Réservation vivement conseillée au 06 50 46 60 54

 

 

(L'Office du Tourisme ne se charge pas des réservations)

 

On espère vous y voir nombreux !

 

La Compagnie des Gens

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Avril 2025

Jenry Camus, Président des Amis du Châtillonnais, a présenté aux visiteurs l'exposition réalisée par Jean-Louis Belin sur les souvenirs que la Déportation,  par les nazis, a laissés lors de la deuxième guerre mondiale, dans notre région.

Devant les personnalités présentes au vernissage : le Maire de Châtillon-sur-Seine, le Président de la Communauté de Communes, les Conseillers Départementaux, le Député de la Circonscription, Jean-Louis Belin a prononcé un discours plein d'émotion sur l'une des atrocités commises par les nazis sur des Résistants, des Juifs et d'autres catégories de personnes qu'ils jugeaient dégénérés: la Déportation.

Ce discours, Jean-Louis a eu la gentillesse de me le remettre, je l'en remercie infiniment, le voici.

En janvier 1945 , la population européenne apprenait, en même temps que son existence, la libération du camp d’Auschwitz par les soviétiques et découvrait  les horreurs abominables qui avaient été infligées aux détenus .

Petit à petit, au fur et a mesure de l’avance des alliés au cœur de l’Allemagne, d’autres découvertes, tout aussi horribles étaient faites .

Au printemps 194, il y a 80 ans, c’est avec angoisse , que les parents des disparus sans laisser de trace, se mirent a espérer le retour des êtres chers , et tous les soirs on pouvait voir une foule nombreuse, attendre sur la place, l’arrivée du car Citroën , qui, peut-être, ramenait le mari, le père, le frère, ou tout simplement un ami, dont on était sans nouvelles,  depuis de nombreux mois, même plusieurs années pour certains .

Tous les jours, des exilés rentraient, des prisonniers, des déportés du travail, et plus rares, des déportés politiques .

Avec stupéfaction, avec horreur, on  découvrait ces hommes et ces femmes qui avaient subi des persécutions, des privations que l’on croyait d’un autre âge.

 Ils étaient tous amaigris, tristes et joyeux à la fois .

On avait de la peine à reconnaître la plupart des déportés, véritables spectres, certains étant encore vêtus de leur costume de bagnards.

 Les déportés ne savaient pas ce qui les attendait aux camps nazis .

 Ils servirent de main d’œuvre à bon marché pour les industries de guerre nazis dans des conditions que l’on a peine a imaginer, la faim, le froid, les privations de toutes sortes, les coups, la mort appliquée sans jugement et suivant l’humeur de leurs tortionnaires .

De nombreux résistants et résistantes du Châtillonnais  eurent à subir ce sort impensable, une statistique, malheureusement incomplète, nous donne 89 déportations dont 6 femmes.

40 ne sont pas revenus, ainsi que les 12 juifs hommes , femmes , et enfants établis dans la ville depuis des décennies et qui furent arrêtés en 1942, 1943, aux lois du gouvernement Pétain .

Le premier résistant arrêté semble être Henri Chambon de Montigny-sur-Aube père de 5 enfants, arrêté le 7 octobre 1941 .

Il était passeur de prisonniers évadés et membre d’un réseau de renseignement de l’organisation civile et militaire de Paris.

 Son martyre durera plus de trois ans, puisque son décès est survenu en janvier 1945 .

 Une rafle importante fut opérée sur toute la Côte-d’Or concernant les francs tireurs partisans françaises à Châtillon le 16 et 19 mars 1943, madame Germaine Tupin, monsieur Edmond Quesnot.

Monsieur Maurice Billotte, madame Madeleine Billotte, monsieur René  Billebault,  les frères Drouin, monsieur Paul Galland, monsieur Louis Hézard,  notamment, ont été  arrêtés à cette époque, puis une dizaine d’autres en octobre 1943 .

 Raymond Terrillon fut arrêté le 7 octobre 1943, il était avec Henri Camp, à Châtillon sur Seine, en mission de liaison avec les chefs de groupe de la région .

Il fut arrêté en pleine rue par les hommes de la gestapo et transféré a la prison de Dijon ( Henri Camp averti à temps , réussit a échapper à la souricière), décédé le 8 février 1945 au kommando de Dora camp de Buchenwald .

Puis une dizaine d’autres en octobre 1943, après la destruction du maquis Valentin-Balzac  .

Certains, comme André Blondeau furent pris en tentant de forcer un barrage de la police allemande en motocyclette le 29 octobre 1943.

Il fut transféré a la prison de Dijon, puis déporté le 27 janvier 1944 au camp de Buchenwald, et libéré le 20 mai 1945 .

Des arrestations individuelles eurent aussi lieu jusqu’en juillet 1944  comme pour les abbés Garnier de Rochefort et Van Hecke de Saint-Marc, arrêtés le 31 juillet 1944.

D’autres encore ne revinrent pas et disparurent a jamais laissant leurs familles dans une indicible douleur .

La haine doit  nous abandonner mais pas le souvenir .   

Beaucoup de visiteurs sont venus découvrir cette exposition très émouvante sur la Déportation, quelques classes primaires l'ont fait, merci à leurs enseignants.

Quant aux  élèves du  collège et du lycée, personne n'est venu. C'est pourtant à l'âge de ces élèves que l'on évoque la Seconde Guerre Mondiale....

Des documents, des photos nous ont permis de nous souvenir, ou de découvrir pour les plus jeunes, ce que fut cette atrocité.

 

Les tenues de déportés d'André Blondeau et d'Edmond Quesnot étaient présentes, pieusement conservées par leurs épouses.

 

 

Un drapeau en souvenir de tous ceux qui sont morts dans les nombreux camps nazis....

mais aussi des médailles, des livres...

et une arme d'époque étaient exposés dans des vitrines.

Une bien belle exposition qu'il ne fallait pas manquer !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 23 Avril 2025

 Une bien originale exposition se tient actuellement à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais, celle des œuvres de l'artiste-peintre Pascale Rouillot.

Après une formation à l'école des Beaux Arts de Troyes et de Paris, à la Faculté d'arts plastiques de Tolbiac, Pascale Rouillot a installé son atelier à Chappes petite commune de la vallée de la Seine au sud de Troyes.

Elle pratique l'aquarelle, les huiles, le collage, et depuis huit ans elle peint sur des matériaux de récupération, en particulier des tôles rouillées où les trous et les marques du temps l'entrainent vers un ailleurs étonnant .

 Elle peint sur de grands formats, mais aussi sur de petits formats de tôles de récupération.

Elle utilise les couleurs changeantes de la tôle, différentes nous dit-elle si la tôle a séjourné à l'abri de la lumière ou au soleil, à l'humidité ou à la sécheresse..

Lors du vernissage de l'exposition, Jérémie Brigand Président de la Communauté de Communes  et Régis Gatteault, Directeur de l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais ont admiré le travail fin et subtil de Pascale Rouillot, sur un support....  qui est loin de l'être !

Un travail véritablement très original.... 

 L' exposition de Pascale Rouillot est à découvrir absolument à l'Office du Tourisme de Châtillon-sur-Seine 

  Du 18 avril au 17 mai  2025.

L'entrée est libre, ne vous en privez pas !     

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Avril 2025

Un peu de vacances pour le blog ...

En attendant, voici le buste de notre académicien , Désiré Nisard,  magnifiquement fleuri au jardin de la Mairie de Châtillon-sur-Seine.

Désiré Nisard, peint par Auguste Petit, peintre châtillonnais.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 19 Avril 2025

La médiathèque Victorine de Chastenay a proposé un agréable atelier de création d'un joli panier en papier destiné à recevoir les œufs de Pâques.

Solène, bibliothécaire et animatrice, a expliqué aux enfants la façon de réaliser le panier.

Les éléments du panier ont été découpés à l'avance par le robot CRICUTMAKER,  et distribués aux enfants.

Chacun d'entre eux a réalisé un "tissage" qui demande beaucoup d'attention et d'habileté.

 

Solène a aidé les jeunes artistes , car le tissage n'était pas évident.

Voici le résultat final...

Deux feuilles "tissées" semblables sont à réaliser.

Il faut ensuite coller une bande colorée en bas de l'ouvrage.

Le matériel : fond, anse, les deux tissages sont ici présents, il faut maintenant les assembler....

Solène a marqué les plis....

puis a indiqué la façon d'assembler le fond et les feuilles tissées. 

Le panier a été réalisé  par collage....

 

 

Pour terminer, il faut ajuster l'anse du panier.

Et voici les résultats, ils sont parfaits ! 

 

Quelques découpes de papier ont figuré le foin au fond du panier...

Pour terminer, une belle surprise attendait nos jeunes artistes : la médiathèque a offert à chacun (e) des œufs en chocolat ....

Les paniers garnis ont fait la joie des enfants....

 

Merci à la médiathèque Victorine de Chastenay de proposer de si sympathiques ateliers pour les enfants qui ont tous été ravis de leurs réalisations !

Rappel du précédent atelier :

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 18 Avril 2025

Louis Pasteur naquit en 1822 à Dole où son père Jean-Joseph était tanneur.

Mais, en  1830, son père  s'installa à Arbois avec sa famille, au bord de la Cuisance.

 Louis passa son enfance dans cette maison, située  rue de Courcelles.

L'édifice actuel résulte de la réunion de deux bâtiments : la tannerie achetée par Jean-Joseph Pasteur en 1833, et une autre maison mitoyenne achetée par son fils Louis en 1879.

Lorsque l'on pénètre dans la maison qui a gardé sa plaque extérieure.....

...on est surpris de se retrouver dans un intérieur bourgeois, dont, nous dit notre guide, absolument rien n'a changé depuis la mort du grand savant qui passa tant de vacances dans cet endroit.

Les meubles, les papiers peints, la vaisselle, le revêtement de sol ...tout est resté intact. On a vraiment l'impression que les propriétaires vont nous rejoindre durant la visite de leur intérieur !

La première pièce est un vestibule-réception où Louis Pasteur, lors de ses séjours à Arbois, recevait  de nombreux visiteurs venus le voir pour solliciter un emploi, d'autres pour demander des conseils pour l'élaboration de leur vin etc...

Sur le meuble on voit la photo de Marie Pasteur, l'épouse de Louis, et celle de Louis Pasteur-Valléry-Radot, son petit-fils qui fut , lui aussi un savant et un académicien .

Le salon possède un billard sur lequel Louis Pasteur aimait jouer avec son gendre et son petit-fils, malgré son handicap à la main gauche, car il était hémiplégique depuis son AVC.

Un piano permettait à Marie Pasteur d'exercer son talent.

 

Au mur, un tableau représente  le berger Jean-Baptiste Jupille essayant de tuer le chien enragé qui l'avait mordu et menaçait ses camarades.

Jupille fut le second malade "enragé" à qui Pasteur administra son vaccin antirabique et ainsi le sauva d'une mort certaine.

La pièce suivante est la salle-à-manger de la famille Pasteur.

Au sol on voit un linoléum, qui était assez rare à cette époque .

La pièce est chauffée par un beau kachelofe,  car il faut savoir que l'épouse de Louis Pasteur était alsacienne et appréciait ce genre de chauffage .

Un chauffage au bois qui permet aussi de tenir les plats au chaud, en ouvrant les portes du haut, nous dit notre guide !

L'attraction de cette salle-à-manger c'est un monte-plats qui permettait de communiquer avec la cuisine qui se trouvait au sous-sol : pas d'odeur de cuisine, pas de bruit d'ustensiles de métal... le confort était parfait !

La belle vaisselle de la famille Pasteur est toujours là....

Au premier étage, on pénètre dans une petite antichambre où deux tableaux nous interpellent.

Ces deux dessins sont l'œuvre de Louis Pasteur, qui dans ses années de jeunesse au collège d'Arbois, découvrit  le pastel sous l'influence de son professeur de dessin.

Il aurait d'ailleurs pensé à une carrière artistique tant son talent étonnait ses amis ! Heureusement pour nous, il choisit de faire des études scientifiques...

Que serait devenu le monde sans le génie de celui  qui fut le bienfaiteur de l'Humanité ?

"Les funérailles d'Atala" , fusain d'après Girodet (1836)

 "Etude de buste de jeune-fille", fusain (1843)

Nous traversons la chambre de sa fille Marie- Louise Pasteur, épouse de René Valléry-Radot, écrivain plein d'avenir...

Louis Pasteur aménagea cette chambre pour les enfants de Marie-Louise.

Quelques jouets sont présentés dans des vitrines....

La chambre suivante est celle de Marie Pasteur, l'épouse de Louis.

C'est une chambre boudoir  où elle aimait beaucoup se tenir.

Ce portrait au pastel  de sa mère, a été réalisé par Louis Pasteur lorsqu'il avait 13 ans...

Voici le lit de l'épouse de Pasteur, il est situé dans une alcôve , dont les portes se refermaient la journée.

C'est là qu'elle mourut en 1910, veuve depuis 15 ans de son époux .

Un petit cabinet de toilette était commun aux deux époux qui faisaient chambres à part.

Notre guide nous dit qu'il contient encore une brosse à dents du savant.....rien n'a bougé dans cette maison.

La pièce suivante est la chambre de Louis Pasteur....

son bureau...

Au mur, le portrait de Bonaparte qui fut le héros du père de Louis Pasteur.

En effet  Jean-Joseph Pasteur fut sergent-major dans l'armée de Napoléon Ier. Il prit part aux campagnes d'Espagne et de France.

Jean-Joseph Pasteur reçut la croix de la Légion d'Honneur  et la médaille de Sainte-Hélène.

La dernière pièce  qui jouxte la chambre de Louis Pasteur, c'est son laboratoire, toujours chauffé par un poêle alsacien.

C'est une grande pièce éclairée par des fenêtres des deux côtés , rue et jardin, il fallait cette lumière pour les expériences que Louis Pasteur effectuait.

 

On y admire son microscope...

ses flacons, ses burettes...

Une petite pièce appelée "four à incubation"  permit au savant de  de mener à bien ses cultures ou de faire des tests sur la résistance des bactéries aux élévations de température . 

 

Une cuve , avec un robinet, près du plan de travail intrigue. En effet à cette époque il n'y avait pas encore l'eau courante  dans toutes les maisons.

Ayant besoin d'eau pour ses expériences Pasteur fit construire une citerne maçonnée alimentée par les eaux de pluie sous l'escalier. L'eau montait dans une cuve-tampon avec une pompe à bras et alimentait alors l'évier du laboratoire.

L'eau était aussi indispensable pour le lavage des mains avec du savon, ce sont les travaux de Pasteur qui ont fait naître l'asepsie.

Le savant accordait une importance extrême à l'hygiène, il n'aimait pas serrer les mains de ceux qui l'abordaient, il savait que les germes qu'il avait découverts y pullulaient.

 

Un bien émouvant courrier :

Notre guide nous a montré des vitrines qui contiennent encore des preuves indiscutables de la théorie des germes  qu'il a défendue avec force contre celle de la génération spontanée.

Des bouillons de poule stérilisés sont toujours là sans être altérés, des ampoules au jus de raisin de sa vigne n'ont toujours pas fermenté ! 

Voici la vue que la famille Pasteur pouvait avoir sur le jardin et la jolie rivière , la Cuisance. 

En partant nous remarquons une autre plaque commémorative sur une maison de l'autre côté de la rue.

 

La visite de la maison de Louis Pasteur à Arbois  fut une bien belle découverte que nous avait conseillée le Docteur Claude Plassard dans sa conférence , à revoir ci-dessous.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 17 Avril 2025

 

 

Voici enfin le programme des animations des vacances de printemps : à vos agendas !

Attention, vu la forte demande, il est fortement conseillé de réserver, les places sont limitées. 

Lors de votre réservation, n'oubliez pas de préciser le prénom et l'âge de l'enfant.

Animation gratuite, les enfants doivent être impérativement accompagnés. 

Très belle journée à tous !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 16 Avril 2025

Avant la visite de la maison du Directeur de la saline royale d'Arc-et-Senans où notre guide nous a expliqué la façon dont la saumure donnait le sel par évaporation, nous avons découvert le musée Claude-Nicolas Ledoux.

Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), architecte, urbaniste et utopiste français, fut l'un des principaux créateurs du style néoclassique.

Beaucoup de ses constructions ont été détruites au XIXe siècle.

Heureusement  tous ses projets, toutes ses réalisations, il les avait consignées, il avait noté tous les plans sur des ouvrages qui sont parvenus jusqu'à nous.

Un premier ouvrage parut de son vivant, en 1804, sous le titre "L'Architecture considérée sous le rapport de l'art, des mœurs et de la législation". Il y présentait le théâtre de Besançon, la saline d'Arc-et-Senans et la ville de Chaux.

 Claude-Nicolas Ledoux imagina les constructions  de nombreux pavillons de style palladien, c'est à dire inspiré des temples romains.

Ses bâtiments sont de volumes généralement cubiques et ornés d'un péristyle qui leur donne une certaine allure, comme la maison du Directeur de la saline royale d'Arc-et-Senans :

Les descriptions très détaillées, les plans de Nicolas Ledoux ont permis à des artistes de notre époque de réaliser des maquettes représentant ses constructions.

En voici quelques unes :

Le tout premier projet de Claude-Nicolas Ledoux pour la saline Royale, avec une cour carrée :

La Saline telle qu'elle fut construite , c'est celle que nous admirons actuellement :

La maquette suivante nous montre la saline royale telle que Ledoux l'imaginait avec des idées très utopistes, tellement en avance sur son temps .

La saline royale devait être :

-Une cité de 3 000 habitants près de la forêt de Chaux (20 000 hectares) avec des bâtiments intégrés dans la nature


-Elle devait être d’architecture néo-classique, en forme d'amphithéâtre antique, inspiré par la civilisation gréco-romaine, le palladianisme (architecture vénitienne), l'équilibre, la géométrie (symbolisme des figures géométriques)


-Elle était centrée autour de la saline royale d'Arc-et-Senans et de ses nombreux ateliers (importante industrie royale de production de sel du Jura)


 -La maison du Directeur  qui devait être à la fois hôtel de ville,  et église ,  se trouvait au centre de seize rues en étoile, avec son oculus (œil de la providence, symbole des idéaux de providence humaniste franc-maçonnique de Nicolas Ledoux)


-Les logements des employés devaient être équipés de sanitaires, bains publics, et fontaines (vision hygiéniste hyper novatrice pour l'époque), et jardins familiaux individuels


-Le temple d’Union devait être érigé : temple de la paix, et de la justice, très en vogue à la Révolution Française


-Et aussi un  panaréthéon ( panthéon : temple  école) ou seraient enseignés la morale, la vertu et les devoirs,  et un lieu de sépulture et de mémoire des grands hommes


- Et également un oïkema, temple de la régulation des passions


-Une Bourse devait être érigée : « pour un emploi de l'argent honorable. On n'échange pas l'or contre le malheur, c'est un corps dont le privilège est de négocier dans les quatre parties du monde la bienfaisance qu'il répand autour de lui. »


-Des commerces devaient exister, ainsi qu'un marché couvert, une maison de gymnastique et une aire de canotage.


-Un hôpital devait être construit avec maison de convalescence, maison de retraite et cimetière.


-Et enfin devaient exister une caserne et une  forge à canons.
 

 Voici plusieurs  réalisations  de Claude-Nicolas Ledoux, présentées sous forme de maquettes :

 

Château de Mauperthuis, Brie

1765-1767   1780

pour Anne-Pierre, marquis de Montesquiou (détruit) : 

 Théâtre de Marseille

Projet de 1785

pour le Maréchal de Beauvau, Intendant de Provence :

L'Hôtel Thélusson, rue de Provence, Paris

Pour madame Georges-Toble Thélusson (détruit) :

Château d'Eyguières, Provence

Projet 1781

pour les familles de Lubières ou de Sade :

 

Retour de chasse, Franche-Comté

projet 1778-1799

pour Charles-Roger de Bauffremont-Listenois :

Théâtre de Besançon, Franche-Comté

1775-1784

pour Charles-André de Lacoré, Intendant de Franche-Comté

(partiellement détruit et transformé) :

Atelier des cercles

(Maison et atelier des tonneliers)

Projet :

Eglise de Chaux

Projet vers 1785 :

Cimetière de la ville de Chaux

Projet vers 1785 :

Forge à canons

Projet vers 1787 :

Maison des surveillants de la source de la Loue

Projet 1790-1799 :

Depuis 1925, l'œuvre de Ledoux a été réévaluée.

Reconnu comme un visionnaire par le cubisme, le surréalisme ou le postmodernisme, Ledoux est désormais considéré comme l'un des tout premiers architectes de son temps.

Une des œuvres  de Claude-Nicolas Ledoux est visible à Cruzy le Chatel, près de chez nous, dans l'Yonne.

Il s'agit de l'église Saint-Barthélemy dont il dessina le plan au tout début de sa carrière, en juillet 1765.

Claude-Nicolas Ledoux qui était alors architecte des Eaux et Forêts de la maîtrise de Sens, fut chargé d’établir les devis pour la reconstruction de l’église, dont il suivit le chantier jusqu’en 1767.

Le monument fut ensuite complété, en 1774, par son successeur, l’architecte Jacques-François Buron, oncle du peintre David, qui éleva un clocher au-dessus de la façade occidentale. 

 

Lorsque vous irez visiter le superbe château de Maulnes, faites donc un arrêt devant cette église conçue par Claude-Nicolas Ledoux, un génie de l'architecture !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2025

 Le Conseil d'Administration de l'Association Culturelle Châtillonnaise a proposé à ses adhérents un voyage de découvertes qui a fait suite à deux conférences présentées dans l'année.

La première conférence du professeur Serge Luneau, s'intitulait "Le sel de la vie", elle était consacrée  à l'extraction terrestre du sel, la seconde par le Docteur Claude Plassard, nous avait fait découvrir la vie et l'œuvre de Louis Pasteur.

L'histoire du sel nous a  donc amenés à visiter la saline royale d'Arc et Senans, et la vie de Louis Pasteur nous a permis de découvrir, à Arbois, la maison où il réalisa de nombreuses expériences.

Après trois heures de route, nous sommes tout d'abord arrivés à la saline  royale d'Arc-et-Senans.

 Nous sommes entrés  dans la saline par un beau bâtiment, précédé par un péristyle de style dorique.

Cette entrée  est logée dans une grotte qui donne l'impression de pénétrer dans une mine de sel....

Cette composition originale évoque les créations de la Renaissance.

Lorsque l'on entre dans la cour de la saline, on est frappé par la beauté des bâtiments qui l'entourent.

Il s'agit de onze bâtiments indépendants qui forment un demi-cercle autour de la cour.

Ce demi-cercle  a 870 mètres de diamètre.

Chaque bâtiment a une utilisation particulière.

Le long bâtiment de gauche, appelé "berne" (il y en a un semblable à droite  de la maison du directeur de la saline) servait à faire chauffer la saumure dans des poêles, durant 48 heures.

La fumée provenant des poêles s'échappait par de hautes cheminées (disparues actuellement), la vapeur sortait par les chiens-assis du toit.

 la "berne" de droite :

D'autres bâtiments  abritaient des ateliers techniques : la tonnellerie où l'on fabriquait des tonneaux pour transporter le sel,  la maréchalerie où l'on réparait les poêles , ainsi que les habitations des ouvriers, appelés "berniers".

Des urnes renversées , d'où s'écoule la saumure en voie de cristallisation, sont les seules décorations de tous les bâtiments.

Notre guide  nous a rejoints devant l'entrée de l'ancienne tonnellerie qui abrite maintenant un musée consacré à l'architecte génial qui a conçu ce merveilleux ensemble architectural, Claude-Nicolas Ledoux.

Construite entre 1774 et 1779, la saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs), sur des plans approuvés par Louis XV et par Trudaine, est en effet  le chef-d'œuvre de Claude-Nicolas Ledoux.

L'ensemble a été conçu comme le théâtre de l'Industrie, édifié à la gloire du progrès et du travail humain.

Dans ce musée on admire toutes les œuvres conçues par Claude-Nicolas Ledoux, celles qui ont été réalisées, et d'autres restées en projet, présentées sous forme de superbes maquettes .

(Ce sera l'objet d'un autre article)

Après cette visite nous nous sommes dirigés vers le plus beau et le plus majestueux des bâtiments : la maison du directeur de la saline.

La façade du bâtiment est dotée d'un péristyle où les colonnes doriques sont composées alternativement de  blocs circulaires et cubiques.

Sur le fronton se trouve un oculus  par lequel on pouvait surveiller l'ensemble de la saline (le sel étant une matière extrêmement précieuse qui rapportait au roi l'impôt de la gabelle)

C'est dans ce magnifique bâtiment que notre guide nous a expliqué comment l'eau saumâtre des puits de Salins arrivait à la saline, et comment la saumure était débarrassée de son eau pour arriver à la concrétion du sel.

Afin d'approvisionner la saline en saumure depuis les puits de Salins, on construisit un saumoduc, double canalisation réalisée en sapin, longue de 21,25 km.

Des gardes, appelés "gabelous" surveillaient de près le saumoduc pour éviter qu'il se bouche, mais aussi pour éviter le vol de saumure....

Le saumoduc était formé par des troncs de sapin taillés en forme de crayons pour s'emboîter parfaitement et dont le cœur avait été évidé.

 

Les tuyaux de bois se fissuraient souvent, aussi ils furent peu à peu remplacés par des tuyaux en fonte.

Lorsque la saumure arrivait à la saline on la faisait passer par un "bâtiment de graduation" (détruit en 1920) qui était composé d'un bâtiment de 496 mètres de longueur et d'une hauteur de 7 mètres.

Dans ce bâtiment  on disposait , très serrés, des fagots d'épines qui permettaient à l'eau salée de s' évaporer et d'arriver à un taux de salinité de  24°.

En voici une maquette :

La saumure était ensuite dirigée dans un bassin, puis conduite aux bernes où la chaleur des  poêles permettait d'obtenir le précieux sel.

La saline fonctionna jusqu'en  1895 , le sel marin devint un concurrent pour le sel  terrestre, et de plus il fut transporté rapidement par le chemin de fer.

La tonnellerie abrite un musée Ledoux...mais la maréchalerie  a trouvé elle-aussi un autre emploi.

Elle est devenue un lieu où la cuisine est réalisée par l'équipe de la saline royale mais uniquement pour des événements privés, cocktails et banquets.

Nous y avons partagé un délicieux repas.

 

 

Et avant de reprendre place dans le car pour aller visiter la maison de Louis Pasteur, une photo de groupe, avec la présence de notre guide, s'est imposée !

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Avril 2025

MOSSON

1194 Moceon

1213 Monceon

1214 Moncio

1248 Mocum

1222 Monceons

1225 Mocon

1226 Moncum ou Moncuns

1227 Moncons

1242 Moncon

1249 Mochon

1281 Moncoz

1296 Moncom

1334 Monceo ou Monceom

1360 Montceon

Vers 1371 Mousson

1372 Monson

1376 Meusson

Vers 1380 Moucon

1423 Monsson

1503 Mosson

1511 Moysson

1553 Moisson

1689 Monssons

(origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : Archives de Côte d’Or.Clairvaux et autres.Courtépée.Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Commanderie d’Epailly. Archives de Haute-Marne. Garnier)

En 1789, le bourg dépendait de la province de Champagne, bailliage de la Montagne.

Son église sous le vocable de saint Symphorien, était succursale de celle de Brion-sur-Ource.

L’évêque de Langres en était le seigneur, en partie seulement.

Pendant la période intermédiaire, Mosson fit partie du canton d’Autricourt (A.Roserot 1924)

AUCUN ÉCART

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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