Publié le 21 Février 2026

Mon ami Eulglod qui rédige le superbe blog "le Morvan"

http://www.eulglod.fr/morvan/index.htm

m'a envoyé, il y a quelques années,  son étude très documentée sur le fait que ce n'est pas la Seine qui coule à Paris...mais l'Yonne ...

En ces temps pluvieux, cet article mérite d'être republié !

Pour aller à Suresnes, ou bien à Charenton, tout le long de la Seine, on passe sous les ponts…Oui… Mais Non ! Car ce serait bien l’Yonne qui passe à Paris...

Morvandiaux à vos crayons, il faut trouver de nouvelles paroles à cette chanson.

L’Yonne est donc aussi responsable de ce qui se passe à Paris, c’est l’occasion d’en parler.

Différence entre Rivière et Fleuve, pour faire très court :
Rivière

C’est un cours d'eau de petite ou moyenne importance qui s’écoule sur ou sous terre.
Une rivière se jette soit dans une autre rivière, dans un fleuve (c’est alors un affluent), ou dans un lac.

Suivant le lieu et ses caractéristiques elle peut aussi s’appeler ruisseau, torrent, gave…

Fleuve

Sa différence majeure avec une rivière est qu’il se jette toujours dans la mer.
La France compte une cinquantaine de fleuves, des cours d'eau se jetant directement dans la mer (Méditerranée, Atlantique, Manche), les plus connus étant bien sur la Loire, la Seine (quoi que…), la Garonne, le Rhône et le Rhin.

Les autres sont des fleuves côtiers parmi lesquels nous pouvons citer « La Rance » et sa célèbre usine marée motrice.

 Confluence

C’est le lieu de jonction de plusieurs cours d’eau.

Celui dont le débit est le plus faible est appelé affluent, parfois, en cas de « doute », la continuité porte un nouveau nom, parfois le cours principal est considéré à tord comme affluent, c’est le cas de l’Yonne.

Dans ces conditions, au jour d’aujourd’hui, la Seine est donc un fleuve et l’Yonne une rivière.

 Histoire de la Seine

La Seine prend sa source en Côte d’Or, à Source-Seine, commune issue de la fusion en 1969 de Saint-Germain-Source-Seine et de Blessey, à 446 mètres d’altitude.
Le domaine sur lequel jaillit cette source est propriété de la Ville de Paris depuis 1864.

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

 De son nom mythologique, la Seine se nomme Sequana.

Sequana, fille de Bacchus, dieu du vin, est la nymphe des sources de la Seine

Alors que Sequana se promenait dans ce qui est maintenant la Normandie, elle fit la rencontre de Neptune, dieu de la mer. Ce dernier séduit par sa beauté décida de l’enlever. Sequana se mit à courir pour lui échapper, traversant de nombreuses contrées pour arriver jusqu’en Bourgogne.

Juste avant d’être rattrapée, elle appela son père Bacchus et son amie Cérès. C’est alors qu’une métamorphose se produisit, elle prit la forme d’une rivière qui se teinta d’une couleur émeraude pareille à ses yeux.

L’origine de l’hydronyme (nom des cours d’eau) de la Seine se dévoile au premier siècle avant notre ère sous le nom de Sequana.
A la même période, l’hydronyme est transcrit en grec par Σηχοάνα (Secoana). Ce nom retrouvé sur des inscriptions épigraphiques (inscriptions réalisées sur des matières non putrescibles comme la pierre ou le métal) n’évoluera pratiquement pas entre le Ier et le Xème siècle : Sequana, Seqana, Secuana, Σηχοάνα, Sygona, Sigona, Secona, Segona…

 Les sources de la Seine ont été aménagées par les Lingons, un des plus anciens peuples gaulois à la fin de la Tène, soit vers l’an 50 avant notre ère.

Histoire de l’Yonne

Les sources de l'Yonne sont situées à 1 km 500 à l'Ouest du bourg de Glux en Glenne, au cœur de la forêt de « La Gravelle » dans le massif du Morvan, à 738 mètres d'altitude, sur un versant du Mont Preneley, ligne de partage des eaux séparant les bassins versants de la Seine et de la Loire.

Les remparts de Bibracte ne sont qu'à trois kilomètres en ligne droite des sources de l'Yonne.

 La source se trouve dans une immense tourbière et ne se remarque pas au premier coup d’œil. 

Il s'agit en effet d'un pré gorgé d'eau dont l'écoulement forme rapidement un ruisseau qui était capable, au XIXème siècle, de transporter annuellement huit à dix mille décastères de bois (100 000 mètres cubes) depuis le « Port des Lamberts » (Actuel parking des sources sur la D300).

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

Icauna (ou Ica Onna) est la divinité primitive de la source.

Son nom antique nous serait connu par une dédicace faite à la Déesse Icauna et découverte à Auxerre au 2ème siècle de notre ère : (Deae Icauni (Déesse Icauni), CIL (Corpus inscriptionum latinarum) XIII 2921).

L'inscription, aujourd’hui perdue, aurait été gravée sur un autel carré découvert en 1721 et réutilisé pour un mur de la ville d'Auxerre. 

L'inscription se serait lu de la manière suivante (parties des mots effacées entre parenthèses) : 
Aug (usto) sacr (um) deae Icauni T (itus) Tetricius Africain (us) d (e) s (uo) d (édit) d (edicavit).

Ce qui pourrait se traduire par :
«Sacré à Auguste, à la déesse Icauni , Titus Tetricus Africanus dédié et offert (cette stèle) à ses frais ». 

Le nom d’Icauna aurait ensuite évolué en Ingauna au 6ème siècle, Iona au 9ème, Ycauna au 12ème puis Iuna et Yconiae au 13ème siècle

A Bibracte, un lieu de culte associé aux sources de l'Yonne et datant du début de la guerre des Gaules (58 avant JC) a été mis au jour au cours des années 1980 lors de fouilles dirigées par le Docteur Olivier. Il se situe à cent mètres d'un col, là où se croisent quatre très vieux chemins.

Le rôle économique de l'Yonne était des plus importants par l’approvisionnement de Paris en vins de Bourgogne et le transport de bois des forêts du Morvan.

 Cette rivière et les îles qui la présentaient étaient propriétés de nombreux seigneurs.

Un immense commerce enrichissait ces derniers : Baux de pêche, exploitation des oseraies, ports de flottage, « péage » des trains de bois, gués, ponts, moulins etc.

Les parcours Seine / Yonne

La Seine ne rencontre que des affluents jusqu’à Marcilly-sur-Seine .

Là, le confluent Seine – Aube change la donne.

La Seine affiche un bassin versant de 4 000 km²et un débit de 33m3/s contre un bassin versant de 4 700 km²et 41 m3/s pour l’Aube, c’est donc la Seine qui est affluent de l’Aube.

A partir de là, la Seine ne peut plus passer à Paris.

Au confluent Seine (Aube) – Yonne à Montereau-Fault-Yonne, la Seine (Aube) affiche un bassin versant de 10 000km² et un débit de 80 m3/s alors que l’Yonne affiche un bassin versant de 10 300km² et un débit de 93 m3/s.

 Selon les règles de la confluence, c’est donc bien la Seine (Aube) qui est un affluent de l’Yonne.

L’Yonne traverse donc bien Paris et va se jeter dans la Manche entre Le Havre et Honfleur.

En vieux français, « Fault » signifie « fin » ou « cesser », en résumé « Montereau-Fault-Yonne » serait « la ville où l’Yonne prend fin »… Qu’il faudrait donc renommer en « Montereau-Fault-Aube »

Bon, on change les noms ?
L’erreur d'appréciation daterait des Romains et changer les dénominations nous apporterait une certaine pagaille…

Exemples :

 « L'Aube prend sa source en Haute-Marne.

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

Elle se jette dans l'Yonne à Montereau-Fault-Aube, dans le département de l’Yonne-et-Marne. C'est un des principaux affluents de l'Yonne. »

 Déjà, là ça fait peur…

Continuons :

« L'Yonne est un fleuve qui prend sa source sur le Mont Préneley, coule dans le Bassin parisien et arrose notamment Paris et Rouen.

Elle donne son nom aux départements qu'elle traverse : Yonne-Maritime, Yonne-et-Marne, Hauts-d'Yonne, Yonne-Saint-Denis. » 

Vous souhaitez continuer ?

Les villes riveraines devraient aussi changer :

« Neuilly, Asnières, Epinay, Ivry, Vitry, Ablon… » pour ne citer que celles-là et dans la petite couronne, ne devraient plus être sur « Seine » mais sur « Yonne »

Et dans tout cela, la Seine n’apparaît plus, nulle part !

 Et que dire de tout le reste…OK ! On ne change rien…

D’ailleurs les Morvandiaux sont beaux joueurs, ils ont (presque) trouvé une excuse à la Seine qui aurait pu aller affronter l’Yonne à Montereau.

En effet, l’ancien canal de la Haute Seine emprunte un peu d’eau à celle-ci du côté de Barberey-St-Sulpice et la restitue dans l’Aube juste avant le confluent Seine-Aube. Certes cela ne date pas des Romains et il n’est pas sur qu’il restitue les 8m3 manquant, 1m3 tout au plus, d’autant qu’il s’agit maintenant d’un « ancien » canal, mais aller… Ce n’est tout de même pas juste…

 Les crues de la Seine

Les plus anciennes crues connues remonteraient à 358 (relatée par l’empereur Julien) et à 582 (relatée par Grégoire de Tours) sans que nous n’en connaissions vraiment l’importance.

Généralement, les plus grandes crues ont lieu en janvier, une reprise moins importante est notée entre fin mars et fin avril.
Les périodes de crue sont habituellement plus rapides que les périodes de décrue.

A titre d’exemple, lors de la crue de 1910, en 15 jours, la Seine est passée de 2 mètres à 8,62 mètres à l’échelle d’Austerlitz, soit 45 cm par jour en moyenne.

En 24 heures, entre le 21 et le 22 janvier (8 heures), la hauteur est passée de 4,76m à 5,93 m soit 1,17 mètres.
C’est seulement le 31 mars que la Seine est revenue sous le seuil d’alerte de 3.20m à l’échelle d’Austerlitz.

Voir également :

- Dossier crue 1910 : http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/dossier-crue-1910-r185.html
- Bassins de retenues : http://www.eulglod.fr/morvan/grands_lacs_030.htm
- Les communes sensibles d’Ile de France : http://carmen.developpement-durable.gouv.fr/18/FRH_TRI_PARI.map 

Les crues de l’Yonne

Le Morvan est généralement reconnu comme étant composé de « roches cristallines », dures et imperméables.
Autres particularités, une pluviométrie importante, une classification en moyenne montagne et les nombreux affluents actifs de l’Yonne ajoutés à un relief relativement pentu…

Le cocktail favorisant les crues est prêt !

Depuis des lustres, l’Yonne est considérée comme « L’enfant terrible de la Seine », en fait « enfant terrible tout court ».

Les crues de l’Yonne à Montreuillon

Situé sur l’Yonne en limite Ouest du bassin icaunais, Montreuillon est le passage étroit et obligé des eaux du Haut-Morvan. D’où que vienne la pluie, elle arrive dans l’Yonne.
Montreuillon était donc le siège de fréquentes inondations… Jusqu’à la construction du barrage de Pannecière. Hélas, il lui arrive d’être plein et là, il ne peut plus rien.

Plutôt que de réécrire l’histoire, permettez-moi de vous renvoyer vers le site de mon compère et spécialiste du lieu, Michel Partiot, Webmestre du site de Montreuillon (http://www.montreuillon.eu), dans lequel vous trouverez toutes les informations que vous pouvez espérer sur les crues de l’Yonne et plus encore, grâce aux innombrables explications et schémas qu’il vous propose.
A voir et à ne pas manquer, là :
http://www.montreuillon.eu/fr/anx/environnement-crues.php

Les prémices de mesures de protection de crues à Paris

Voir sur ce site : http://www.eulglod.fr/morvan/panneciere_1658.htm

- L’inspecteur Poirée en 1824, puis l’ingénieur Chanoine en 1840, préconisent l’établissement de grands réservoirs.

- En 1828-1831, les projets de canaux de Cordier envisagent la jonction de la Seine et de la Marne canalisée au « Port à l’Anglais » (Ivry-Val de Marne) et la dérivation de la Seine par le Sud de Paris.

- Eugène Belgrand, met en évidence les bassins de la Champagne et du Morvan dans son atlas de la Seine mais reste toutefois prudent sur la taille des ouvrages à réaliser.

- Au lendemain de la crue de 1910, Aristide Briand met en place une commission qui sera présidée par Alfred Picard, Ingénieur des Ponts et Chaussées de 66 ans qui se contentera de faire rédiger des rapports par les différents services concernés.

- Les rapports les plus pragmatiques sont retenus qui conduisent, entre autres :

* à la reconstruction de ponts afin d’éliminer un certain nombre de piles,

* à la suppression d’obstacles au courant,

* à la suppression de l’estacade de l’Ile Saint Louis,

* à la construction du musoir amont sur l’Ile de la Cité,

* à la rectification de quais

* à la suppression de l’écluse et du barrage de la Monnaie

* ... etc…

(Sources : Rapport général Alfred Picard du 30 juin 1910, Rapport spécial M. Drogue du 14 mai 1910)

Les mesures de protection de crues
Voir sur ce site : http://www.eulglod.fr/morvan/grands_lacs_030.htm

- Le lac de Pannecière et son barrage, ou « lac de Pannecière - Chaumard-sur-l'Yonne » est le premier des grands lacs « de Seine » à avoir été construit ; il fut inauguré en 1949.
Il est à la fois le seul lac de barrage et l'unique lac bourguignon à être géré par "Seine Grands Lacs". Il se situe à la confluence de l'Yonne et de l'Houssière, dans le département de la Nièvre, non-loin de la ville de Château-Chinon. Avec ses 5,2 km2 de superficie et ses 82,5 millions de m³ de capacité, il est le plus grand des grands lacs morvandiaux.

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

Lac de Pannecière  à sa jonction avec l'Houssière (en haut) alors qu'il était vidé pour travaux sur le barrage :

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

- Le Lac du Der-Chantecoq, ou « lac-réservoir Marne », (souvent abrégé en « lac du Der ») est le troisième lac construit par l'institution ; il est ainsi inauguré en 1974. Il est situé en Champagne-Ardenne, à la limite des départements de la Marne et de la Haute-Marne. En dérivation de la Marne et d'un de ses affluents, la Blaise, le lac doit son nom à la fois au pays du Der, région naturelle où il est implanté, et au village de Chantecoq qui fut détruit avec ceux de Champaubert-aux-Bois et Nuisement-aux-Bois, lors sa création. Sa capacité nominale est de 350 millions de m3. Avec une superficie de 48 km2 , il est le plus grand lac artificiel d'Europe, en excluant les lacs de barrage. Il est par ailleurs le plus grand lac artificiel de France, toutes catégories confondues.

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

- Le Lac d'Orient, ou « lac-réservoir Seine », est situé dans l'Aube, en Champagne-Ardenne, à une douzaine de kilomètres de Troyes. Grâce à ses 23 km2 de superficie et ses 205 millions de m3 de capacité normale, il est le troisième plus grand lac artificiel de France, après le lac du Der-Chantecoq et le lac de Serre-Ponçon et devant le lac de Sainte-Croix. Autrefois appelé « lac de Lusigny » ou encore « lac de la forêt d'Orient », il fut construit pour réguler directement la Seine. Il est mis en service en 1966, devenant ainsi le second grand lac de Seine. De nos jours, le lac fait partie du parc naturel régional de la forêt d'Orient, forêt d'où provient son nom

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

- Les lacs Amance et du Temple. Le « lac-réservoir Aube » est en réalité composé de deux lacs reliés par un canal de jonction : le « lac Amance » et le « lac du Temple ». Le premier tire son nom de la rivière qui le traverse et le second doit le sien aux Templiers, qui possédaient des terres dans la région. Ils se situent eux aussi dans le département de l'Aube. Tandis que le lac Amance, à l'est, est dédié au motonautisme, le lac du Temple, à l'ouest, est quant à lui abandonné à la découverte de la nature. Avec leur capacité normale de 170 hm3,  une superficie totale de 23,2 km2, ils pourraient, s'ils formaient un unique lac, être le troisième plus grand lac artificiel de France, au même niveau que le lac d'Orient; ils font également partie du parc naturel de la forêt d'Orient. Ils furent mis en eau en 1990, ce qui fait d'eux les derniers lacs de Seine construits.

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

Malheureusement, depuis l’amont immédiat de Paris, la faible déclivité de la vallée de la Seine (en Île-de-France comme en Normandie), est à l’origine de ses multiples méandres, parfois très accentués. Cette configuration ajoutée aux effets des marées a une influence sur près de 100 km (jusqu’au barrage de Poses) et contrarie fortement les mesures mises en place.

Dernier gros problème, lorsque les réservoirs sont pleins, obligation est faite de lâcher autant d’eau qu’il en rentre faute de mettre les ouvrages en péril… L’ouvrage devient « transparent ».

En revanche en période d’étiage, ces lacs fournissent jusqu’à 60% du débit de la Seine…

 Le projet de la Bassée, un projet qui remonte aux années 1990.

Une zone inondable naturelle qui permettrait de retenir les eaux de la Seine pendant le passage d’une crue de l’Yonne. Un projet de stockage de 55 millions de m3 sur 2 300 hectares pour lequel nous venons tout juste de passer la phase de concertation (2013) et qui permettrait d’éviter les principaux dommages survenant à 6,20m à Austerlitz, (Pour mémoire, en janvier 2018 la crue n’a atteint due 5,50m mais des RER ont du être fermés…) tout cela après que les résultats fournis par le site test seront estimés concluant et que le projet définitif sera  achevé…

Il nous reste donc bien encore une quinzaine d’années à voir de l’eau couler sous les ponts… Et à côté…

 Le niveau de la Seine sous surveillance permanente

Les caractéristiques hydrométriques de la Seine, sa hauteur et son débit, sont surveillées en permanence par le Service de Prévision des Crues « Seine Moyenne Yonne Loing » (Service de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie d’Ile-de-France - DRIEEIF).

La cote de la Seine est mesurée en permanence à l’échelle dite d’Austerlitz qui est située à proximité du pont du même nom. Le «zéro» de cette échelle a été fixé à 25,90 m NGF-IGN69 (NGF = Niveau Général de la France établi pour la France métropolitaine en 1969 et dont le zéro est déterminé par le marégraphe de Marseille).

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

(Croquis du Marégraphe,Photo Marseille Tourisme)

 Le service de voirie de la ville de Paris mesure également la cote de la Seine au moyen d’une sonde située au débouché en Seine du bassin de l’Arsenal.

La cote de la Seine est quotidiennement transmise aux services concernés (alors placés en situation de vigilance) dès que la hauteur de 2,50 m à l’échelle d’Austerlitz est atteinte (2,50 + 25,90 = 28,40 m NGF)

 A quoi correspond la hauteur d’eau au Zouave du Pont de l’Alma ?

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

Pour le bief de Paris la RN (Retenue Normale) est au niveau 0 (zéro) soit une altitude de 26,72 mètres suivant le nivellement NGF 69.
A l’échelle d’Austerlitz, en cote métrique, elle est à la cote de 0,82 mètres, le zéro de l’échelle étant fixé à 25,90 mètres NGF 69 suivant le Règlement Particulier de Police de Paris (pour un débit de 330 m3/s, pour mémoire, 2 400 m3/s en 1910)

 Lorsque les hauteurs sont indiquées en mètres/NGF 69, il faut donc retrancher 25,90 m pour connaître la hauteur métrique réelle.

 Exemple pour la crue de 1910 :

- Au Zouave : 8,62 mètres + 25,90 = 34,52 à l’échelle d’Austerlitz 

- A l’échelle d’Austerlitz : 34,52 – 25,90 = 8,62 d’eau au Zouave

Enfin, normalement, car il semblerait que lors de sa remise en place, le Zouave l’aurait été avec une dizaine de centimètres… en plus ou en moins en hauteur… Plus personne ne sait… A tel point qu’il s’agirait peut-être même de 80cm, mais là c’est peut-être beaucoup.

Que sont devenus les copains du Zouave du Pont de l’Alma ?

Eh oui, il avait des copains…

Nous avons vu plus haut que le rapport « Picard » avait proposé quelques mesures qui ont été retenues. Parmi elles « la reconstruction de ponts afin d’éliminer un certain nombre de piles ».
Ce fut le cas du fameux Pont de l’Alma (du nom d’une célèbre bataille de Crimée) qui comportait initialement 2 piles.

Ce pont construit entre 1854 et 1856 est rapidement devenu trop étroit et fragile. Il fut donc reconstruit… Mais bien après le rapport « Picard », entre 1970 et 1974, et pas pour des raisons de protection des crues…

Ce que l’on a probablement oublié, c’est que chacune des piles du pont initial était ornée de deux sculptures, 2 coté aval et 2 coté amont.

Un Zouave et un Grenadier sculptés par Georges Diebolt (coté amont), un Chasseur à pied et un Artilleur sculptés par Auguste Arnaud (coté aval), et représentant les régiments qui s’étaient illustrés lors de la guerre de Crimée.

Donc en 1910 il n’était pas le seul à avoir les épaules dans l’eau le Zouave… Ses copains aussi y étaient… Alors pourquoi lui ?

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

Il semble que, contrairement aux autres, le Zouave avait une particularité vestimentaire : jambières, guêtres, culotte bouffante, large ceinture et veste, qui attiraient l’œil et étaient de parfait repères, c’était lui que l’on regardait.

Pour cette raison, le nouveau pont ne comportant plus qu’une seul pile, seul le Zouave a été conservé, sur le coté amont, les autres ont été déplacés.

Le Chasseur à pied est visible depuis l’autoroute A4 (vers Paris) dans le bois de Vincennes, Le Grenadier se trouve à Dijon près du lac « Kir »

C'est l'Yonne qui coule à Paris, pas la Seine !

et Le Tirailleur à été remis à la ville de « La Fère » (Aisne), ancien siège de l'École Royale d'Artillerie.

 Sources documentaires

- Documentation personnelle
- Wikipédia

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Seine#cite_note-Hydro-3
- https://education.toutcomment.com
- https://www.paris.fr/services-et-infos-pratiques/environnement-et-espaces-verts/nature-et-espaces-verts/la-seine-2406
- http://www.hicsum-hicmaneo.com/article-quel-est-le-fleuve-qui-traverse-paris-50968173.html
- http://www.histoire-sens-senonais-yonne.com
- https://sites.google.com/site/vniaux/qui_est_roland_niaux2
- Rapport général Alfred Picard du 30 juin 1910
- Rapport spécial M. Drogue du 14 mai 1910

- Etude archéologique sur la Seine dans le Val-de-Marne du Paléolithique au haut Moyen Âge (Stéphane Ardouin, Djillali Hadjouis et Myriam Arroyo-Bishop)
- VNF.fr

- Thèses université de lyon : http://theses.univ-lyon2.fr
- Port Autonome de Paris, guide d’informations et de recommandations en période de crues : http://m.haropaports.com/sites/haropa/files/guide_dinformations_en_periode_de_crues_0.pdf
- Site de Montreuillon : www.montreuillon.eu
- Blog de Christaldesaintmarc sur le Châtillonnais : http://www.christaldesaintmarc.com

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Publié le 18 Février 2026

Les Zontiennes du Zonta Club du Châtillonnais ont gâté les 31 bébés qui sont bénéficiaires de  la protection des Restos du Cœur !

Josie Amizet, présidente et Yolande Vincens, trésorière. ont remis   aux Restos du Cœur , 64 boîtes de Blédine de 6 mois à 12 mois, et 60 paquets de couches pour une somme de 500 € qui provient des bénéfices du marché de Noël du Zonta.

Etaient présents : Mr Dominique Bardet, responsable de l’antenne locale et Mme Véronique Moreno, responsable des bébés, très heureux de ce don généreux . 

Encore une très belle action du Zonta Club du Châtillonnais ! 

 

 

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Publié le 16 Février 2026

Le Centre Socioculturel et de Loisirs de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais a enchanté les enfants du territoire, en leur proposant de jouer dans des structures gonflables, installées salle Désiré Vêque à Châtillon-sur-Seine.

L'ambiance était fantastique, des centaines d'enfants ( de 2 à 13 ans) s'en sont donné à cœur-joie en sautant dans d'immenses structures gonflables.

Leurs parents et leurs grands-parents étaient aussi de la fête puisque des tables leur avaient été installées pour qu'ils surveillent facilement leurs enfants, et qu'ils puissent retrouver des amis, des connaissances, c'était très convivial  pour les adultes aussi ! 

 

 

 

 

 

 

Les enfants ont aussi reçu des ballons gonflés et transformés en animaux par deux superbes magiciens !

 

Tout le monde pouvait se restaurer  et boire pour de très modiques sommes....

 

C'est la première fois que je voyais de telles animations ludiques pour les enfants du territoire..

 Il fallait voir leur joie communicative, ainsi que celles de leurs papas, mamans, grands-mères et grands-pères...

Encore une belle initiative de la Communauté de Communes et de son Président !    

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Publié le 15 Février 2026

Judith Leyst , auto-portrait :

Auguste Renoir : portrait de mademoiselle Suzanne Adam :

Marco d'Oggiono : Jeune fille aux cerises :

Elisabeth Vigée Le Brun : Marie-Antoinette, portrait à la rose :

Mary Cassat : la caresse de l'enfant :

Ginevra Cantofoli : nymphe :

Pierre Bonnard : Misia au corsage rose :

 Gustave Klimt : portrait de madame Adèle Bloch-Bauer :

  Portrait de l'impératrice Renhuaï, épouse de l'empereur  Quinzong : 

Gustave Moreau : Ariane abandonnée :

 

 

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Publié le 14 Février 2026

Réservez vite,  il n'y aura pas assez de places pout tout le monde ! 

 

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Publié le 13 Février 2026

Les 27 élèves de Stéphanie Beauvoir professeur au Collège Fontaine-des-Ducs et de Cécile Siri, professeur au lycée Désiré Nisard  ont présenté le spectacle qu'ils ont créé avec l'aide de Jacques Senelet et Elisabeth Hoornaert, intitulé "Dites moi qu'il y a un truc !"

Avant le spectacle, le travail des collégiens et des lycéens a été présenté au public . Il se compose de textes de Jean-Michel Ribes, Hanoch Levin, Alexandre Astier, Jacques Senelet, les Monty Python, Roland Topor, Philippe Caubère, Jean Tardieu, Jean-Marie Gourio, Zouc et Gébé.

Les sketchs ont été hilarants et fort bien joués, il nous ont fait découvrir des situations cocasses comme celles-ci :

Si vous cherchez à savoir s'il y a un truc quand le magicien découpe votre femme en deux morceaux...

Si vous souhaitez changer d'opinion sur votre beau-frère Henri...

Si vous cherchez une solution capillaire pour arrêter de fumer...

Si vous pensez que votre enfant de 3 mois devrait déjà savoir faire du vélo...

Si vous êtes marié à la capitaine de l'équipe de foot de Shangaï...

Si le siège des toilettes publique est pour vous le théâtre où se joue le drame de votre vie..

Si vous attrapez un orgelet à chaque fois que votre ami vous souffle de trop près..

Si vous êtes allergique au mot "matelas"...

Si vous vous ennuyez à la Comédie Française...

Si vous voulez dresser un autel au culte de la barbarie....

Toutes ces situations  du "monde de l'absurde" nous ont été présentées, et nous avons beaucoup ri !

Voici quelques images de ce spectacle  où les jeunes collégiens et lycéens nous ont montré tout leur talent, toute leur jeunesse et toute la fraîcheur de leur regard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que d'applaudissements pour ces jeunes acteurs...

que nous avons pu féliciter après le spectacle !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Février 2026

La médiathèque Victorine de Chastenay  a proposé aux enfants un atelier de broderie sur carton, auquel ont répondu filles et garçons.

Sur la table tous les matériaux utiles étaientdéjà disposés. 

Solène a montré des exemples de broderies pour que chacun (e) choisisse le modèle de son choix....

.;;dans les gabarits proposés il y avait l'étoile, la fleur...

A l'aide du modèle, et d'un poinçon, le dessin choisi est préparé pour la broderie.

Voici quelques étapes de la réalisation :

 

 

 

 

 

La broderie est terminée....

Certaines jeunes brodeuses ont peaufiné leur travail en ajoutant un fil de couleur différente autour d la corolle de la fleur...

Encore un bien joli atelier proposé par la médiathèque , merci à elle d'occuper si bien nos enfants !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Février 2026

Voici enfin le programme des animations des vacances d'hiver : à vos agendas !

Attention, vu la forte demande, il est fortement conseillé de réserver, les places sont limitées. Lors de votre réservation, n'oubliez pas de préciser le prénom et l'âge de l'enfant.

Animation gratuite, les enfants doivent être impérativement accompagnés.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 8 Février 2026

Frida Kahlo : autoportrait au collier d'épines et colibri : 

Léonard de Vinci : la dame à l'hermine : 

Edward Hopper : compartiment C, car 293 : 

Paul Gauguin : Arearea : 

 François Gérard, portrait de l'Impératrice Joséphine : : 

Paul Cézanne Léda au cygne : 

Elisabeth Vigée Le Brun, Julie Le Brun au miroir:  

Pablo Picasso , portrait de Dora Maar :

Jean-Baptiste Isabey : la reine Hortense : 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 6 Février 2026

L'Historien châtillonnais Jean Millot, passionné de cartes postales, mais aussi de photographies, a présenté une conférence sur les photographes installés au XIXème siècle à Châtillon-sur-Seine .

Il nous a révélé, qu'à cette époque, les photographes réalisaient pour leurs clients, des sortes de "cartes de visite", petits formats que ceux-ci offraient à leurs amis et à leurs connaissances.

En voici quelques  exemples : 

Une autre révélation : monsieur Louis Bazile n'avait pas pour prénom Louis, comme je l'ai toujours cru, Louis était son nom, Bazile le nom de son épouse. Le prénom de cette personnalité châtillonnaise était... Charlemagne. ! 

La photo la plus ancienne connue de Châtillon-sur-Seine est datée de 1858.

Elle est l’œuvre d’un photographe professionnel, Victor Didier.

 Victor Didier avait été poussé, contre son gré,  par son père, huissier à Châtillon-sur-Seine, à faire des études de Droit, mais  en réalité, c'était un véritable artiste, doué en dessin, peinture...

A la mort de son père il réalisa sa vocation artistique, avec la nouvelle invention qui venait de voir le jour : la photographie ! 

Son épouse tenait une petite boutique de mercerie rue du Bourg-à-Mont, il en fit un studio de photographie.

Victor Didier fit des "cartes de visite",  au dos de celle-ci on trouve son magnifique "tampon" ! 

Ces enfants sont superbes ! 

Victor Didier réalisait aussi de belles photos de paysages. 

L'œuvre la plus connue de Victor Didier par les Châtillonnais,  c'est cette représentation de l'exécution de  Léon Vigneron par les Prussiens pendant la guerre de 1870.

C'est une peinture qui fut ensuite reproduite en centaines de cartes postales. 

Victor Didier fut professeur de dessin au collège de Châtillon-sur-Seine et reçut des récompenses...il fut, d'ailleurs, pour cette raison, un peu jalousé par les autres professeurs...  

Après un incendie qui dévasta sa maison rue du Bourg à Mont, il s'installa impasse de l'Arquebuse.

A la fin de sa vie, Victor Didier trouva un successeur en la personne de Frédéric Hurley, né en Angleterre.... 

Hurley était un photographe de grand talent.... ses "cartes de visite" en témoignent ! 

Adorables enfants.... 

Malheureusement, Hurley n'était pas un bon gestionnaire, un jour il fila "à la cloche de bois", en laissant tout derrière lui,  son matériel fut vendu aux enchères pour payer les créanciers.

Jean Millot a retrouvé sa trace ! Hurley, après sa fuite, s'installa à Elbeuf, puis à Caudebec-les-Elbeuf et il y remporta un grand succès ! 

Un autre photographe s'installa alors à Châtillon, Daniel Gros ( de même que pour Louis Bazile, Daniel est son nom, Gros celui de sa femme, je ne me souviens plus de son  prénom qu'a donné Jean Millot). 

Ses photos d'enfants sont sublimes, naturelles, pleines de vie  ! 

Les adultes sont plus compassés ! 

Après Daniel Gros, un autre photographe, basé à Troyes, installa une succursale à Châtillon, il s'agit de Gustave Lancelot 

Quelques renseignements sur Gustave Lancelot, dont toutes les photographies, celles de la région de Troyes, et aussi toutes celles de la région châtillonnaise, se trouvent aux archives départementales de l'Aube, à Troyes .

Lancelot pratiquait les "cartes de visite", mais aussi les grands formats. 

Les photographies Lancelot sont d'une extrême bonne qualité, pour l'époque : 

Quelques photographes éphémères passèrent aussi par Châtillon, au grand dam de monsieur Lancelot ! 

Jean Millot a publié dernièrement un album  avec les magnifiques photos d'un photographe amateur, Henri Duchesne .

Voici un dessin du château du Maréchal Marmont, avant 1870, par Eugène Nesle, dans son "Voyage d'un touriste dans l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine" : 

Et voici la photo qu'en fit Henri Duchesne, avant 1870, puisqu'après cette date, le château fut amputé d'une de ses ailes par un incendie provoqué (ou pas ) par les soldats prussiens .

Une photo très précieuse.

Il y a encore beaucoup de photos inédites d'Henri Duchesne  à publier, ce que va faire  Jean Millot dans peu de temps, je vous en reparlerai. 

Dominique Masson , à la fin de la conférence, montra des boîtes familiales de "cartes de visite". 

Je ne montre, dans cet article, que quelques uns des clichés pris par ces photographes, ils furent nombreux, surtout des photos de la ville et de ses quartiers, Jean Millot nous les détailla, avec ses grandes connaissances.

Merci à lui de nous faire revivre aussi bien la vie Châtillonnaise d'autrefois .Et vivement la prochaine conférence !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Février 2026

 

Les 28 élèves de l'atelier théâtre vous attendent.

Entrée libre mais réservation plus que conseillée à l' Office de Tourisme du Châtillonnais.

Tel : 03 80 91 13 19

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Février 2026

A l'ouverture de l'Assemblée Générale 2026 des Amis du Musée du Pays Châtilllonnais, le Président Djo Lamonica a remercié de leur présence les nombreux adhérents présents, mais aussi les présidents des autres associations châtillonnaises, le Président de la Communauté de Communes et madame la Directrice du Musée. 

Avec un grand plaisir, il a rappelé que l'association fête en 2026 son année de "perle", puisqu'elle existe depuis trente ans ! 

Djo Lamonica a ensuite présenté le rapport moral de l'association en détaillant toutes les manifestations,  qui ont été proposées aux adhérents.

Trois conférences ont été  très appréciées :

Trois sorties  ont passionné les visiteurs :

Des animations  intéressantes ont été proposées :

Le rapport moral a été approuvé à l'unanimité.

Sylviane Oudot, Vice-Présidente a présenté le programme des conférences pour 2026.

 

Mary Bernier, deuxième Vice-Président a présenté le programme des sorties  et des événements à venir pour 2026 :

 

Le programme pour 2026 a été approuvé à l'unanimité.

 

Le rapport financier a été présenté par le trésorier Noël Estrat

Très équilibré, il a été contrôlé et approuvé par la vérificatrice aux Comptes, madame Gilbert, et approuvé à l'unanimité des adhérents présents..

Puis vint le temps des élections :

Plusieurs membres du Conseil d'Administration se présentaient pour un nouveau mandat, ils furent élus à l'unanimité.

Ce sont : Anne Bouhélier, Roger Saget, Jean-Lou Germain, Pascal Pierre et Louis Holl.

Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, en charge du Musée du Pays Châtillonnais, a remercié l'association des Amis du Musée pour son implication : le tableau du Maréchal Marmont a été restauré , en partie, grâce à l'association.

Le Musée a connu une très belle année 2025 grâce à l'exposition "Marc Bohan, les années Dior".

Il a vu une fréquentation record de personnes venant de très loin pour admirer les magnifiques robes du couturier Marc Bohan, le Prince Albert de Monaco s'y est rendu aussi, en toute intimité.

Cécile Zicot, Directrice du Musée, a annoncé une nouvelle exposition  pour cette année 2026 , consacrée à une châtillonnaise qui fut la reine de Montparnasse, Alice Prin, dite Kiki .

Le Ministère de la Culture a donné son accord pour le prêt de tableaux originaux peints par de grands artistes qui firent de Kiki leur égérie.

Le Musée va présenter une exposition éblouissante que les employés préparent déjà activement.

L'Assemblée Générale se prolongea par le verre de l'amitié et la galette des Rois.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Février 2026

C'est devant une salle comble que Jérémie Brigand, président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, assisté de ses adjoints communautaires (sauf le trésorier), a présenté ses vœux aux habitants du territoire.

Il a, tout d'abord, évoqué  les avancées portées par la Communauté de Communes (Com de Com), au sujet de la santé de nos concitoyens.

Depuis plusieurs années la Com de Com lutte contre le désert médical de notre territoire en cherchant activement des médecins pour remplacer ceux qui partent en retraite.

Le travail de prospection s'est averré gagnant puisqu'actuellement deux médecins ont été recrutés  et sont en exercice à la maison de santé : le Docteur Colomb , et le Docteur Galmiche.

Ce dernier est aussi affecté aux urgences, ce qui est très rassurant.

Un troisième médecin vient de se joindre aux deux premiers, il s'agit d'Agathe Debray qui se déplacera à Baigneux-les-Juifs, la voici présentée par Jérémie Brigand :

 Il faut aussi préparer l'avenir, c'est ainsi que la Com de Com a proposé d'attribuer des bourses d'études à des étudiants en médecine .

 En compensation ceux-ci devront s'établir un certain temps dans le Châtillonnais. Un jeune étudiant  vient de s'engager, il s'agit de Camille Didelot. 

Autres bonnes nouvelles : Marie-Sophie Vautrin, psychiatre, et plusieurs orthophonistes viennent d'arriver.

La Communauté de Communes a décidé de créer, par humanité,  un centre de dialyse près de la maison de santé. Les malades qui ont besoin de ce traitement très éprouvant pour survivre, n'auront pas à faire des kilomètres épuisants pour se rendre à un centre de dialyse éloigné. La première pierre vient d'être posée.

Le terme d' "humanisme" prononcé par Jérémie Brigand  pour aider ces personnes en grande difficulté, a ému le public qui l'a beaucoup applaudi.

Le Président a donné la parole à un malade qui doit subir régulièrement des dialyses : son témoignage a été  bouleversant .

Il faut noter aussi que le néphrologue qui surveillera les dialyses pourra aussi recevoir des patients, ce qui est un énorme soulagement  pour les  personnes atteintes de maladies rénales.

Mais la Communauté de Communes ne s'intéresse pas qu'à la Santé !

Ses actions sont multiples :

-Le Centre Socioculturel et de Loisirs peut répondre à beaucoup de demandes administratives (un avocat peut y être consulté gratuitement pour une première visite), des activités diverses y ont leur place : ateliers, sorties, théâtre etc....

-La déchèterie de Sainte-Colombe a été rénovée  avec succès

- L'Office de Tourisme est performant dans sa valorisation du territoire.

-L'Espace Numérique et Economique a reçu plus de 1000 personnes, quant au Musée du Pays Châtillonnais  il a battu les records de fréquentation lors de la superbe exposition sur Marc Bohan et les années Dior.

Et bien sûr j'en oublie ! (il est bon de consulter le site de la Communauté de Communes en bas de page, pour voir tout ce qu'elle propose)

Et tout cela sans augmentation de l'impôt ! il y a même eu une baisse de 3,9 %...grâce à une gestion rigoureuse et intelligente.

Jérémie Brigand  et ses adjoints ont affirmé que la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais ne renoncera jamais à son attachement au Châtillonnais et agira pour le bien de tous.

Une photo finale a permis de mettre en avant Léo Geoffroy,  Conseiller Départemental Jeunes.

Un verre de l'amitié, gravé au nom de Kiki, reine de Montparnasse, a rassemblé les amis de la Communauté de Communes et de son Président.

Pourquoi cette gravure ? eh bien parce que la prochaine exposition au Musée du Pays Châtillonnais sera consacrée à Alice Prin, native de Châtillon-sur-Seine, plus connue sous le nom de Kiki de Montparnasse, une de mes héroïnes châtillonnaises préférées ( l'autre étant bien sûr Victorine de Chastenay) à qui j'ai consacré dernièrement plusieurs articles...sans savoir du tout qu'elle allait être magnifiée par notre beau musée !

Alors que vivent la Communauté de Communes et le Pays Châtillonnais !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 1 Février 2026

Moïse Kisling : la frileuse (Kiki de Montparnasse)

Artemisia Gentileschi : Judith et sa servante :

Henri de Toulouse-Lautrec : la Goulue :

Joseph Parrocel : Marie-Anne Mancini :

Amedeo  Modigliani : Femme assise en robe bleue :

Sandro Botticelli : portrait de jeune femme 

Balthus : portrait de Thérèse : 

Pablo Picasso : portrait de jeune femme :

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 31 Janvier 2026

Découvrir les coulisses des sciences au XIXe siècle
grâce à Victorine de Chastenay

Conférence de Isabelle LÉMONON

Lundi 2 février 2026

François Arago, Michel-Eugène Chevreul, Alexandre de Humboldt ou encore Georges Cuvier sont autant de savants bien connus à Paris au début du XIXe siècle.

Membres ou associés de l’Académie des sciences parisienne, leurs travaux respectifs en astronomie, chimie, philosophie naturelle et histoire naturelle font l’objet de publications reconnues, de conférences et de cours.

Les historiennes et historiens ont largement exploré leurs trajectoires et écrits scientifiques, pourtant leurs manières de faire science dans un cadre privé demeurent assez peu documentées.

Comment construisent-ils les cours publics ou privés qu’ils donnent à Paris, à l’Observatoire, au Collège de France ou chez des particuliers ? Quelles méthodologies didactiques emploient-ils auprès de leurs élèves ? Comment se déroulent les cours ? Y font-ils des expériences ? Autant de questions auxquelles les écrits manuscrits de Victorine de Chastenay de Lanty, leur élève, apporteront des réponses durant cette conférence.

Biographie

Isabelle LEMONON-WAXIN est historienne des sciences et physicienne. Formée à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, elle est chercheuse associée au Centre François Viète à Nantes. Ses travaux de recherche se focalisent sur les pratiques scientifiques des femmes aux XVIIIe et XIXe siècles.

Elle co-dirige le projet d'édition numérique des manuscrits de Victorine de Chastenay sur la plateforme EMAN et préside la Société historique des ami(e)s de Victorine de Chastenay.

---- MODALITES -----

date : lundi 2 février 2026

lieu : Salle des conférences - Mairie de Châtillon-sur-Seine (entrée : Rue du Président Carnot)

tarif : adhérent 7€ / non-adhérent 9€

contact : accutb21@gmail.com ou 06.83.89.36.00

les conférences commencent à 14h30 précises : ouverture des portes 14h15

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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