Christian Carli, historien, grand spécialiste de la période du Premier Empire, a proposé, aux châtillonnais, une conférence sur le "Maréchalat" institué par l'Empereur Napoléon Ier. Tout d'...
Comme nous l'explique Christian Carli dans sa conférence sur le maréchalat ( à lire ci-dessus) le titre de maréchal d'Empire est une dignité créée par l'Empereur Napoléon Ier.
Elle fut décernée pour la première fois lors de la grande promotion de 1804 qui récompensa des généraux de division méritants.
Les voici :
Louis Alexandre Berthier
Prince souverain de Neuchâtel
Prince de Wagram
Joachim Murat
Grand Duc de Berg
Roi de Naples :
Maréchal Bon-Adrien-Jeannot de Moncey
Duc de Conegliano :
Maréchal Jean-Baptiste Jourdan
Comte sous la seconde Restauration :
Maréchal André Massena
Duc de Rivoli
Prince d'Essling :
Maréchal Pierre Augereau
Duc de Castiglione :
Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte
Prince et Duc souverain de Pontecorvo :
Maréchal Jean-de-Dieu Soult
Duc de Dalmatie :
Maréchal Guillaume Marie-Anne Brune
Comte d'Empire
Maréchal Jean Lannes
Duc de Montebello :
Maréchal Adolphe Edouard Casimir Joseph Mortier
Duc de Trévise :
Maréchal Michel Ney
Duc d'Elchingen
Prince de la Moskova :
Maréchal Louis Nicolas Davout
Duc d'Auerstaedt
Prince d'Eckmühl :
Maréchal Jean Baptiste Bessières
Duc d'Istries :
et quatre maréchaux Honoraires :
Maréchal Catherine Dominique Pérignon
Comte d'Empire :
Maréchal Jean Mathieu Philibert Sérurier
Comte d'Empire :
Maréchal François Christophe Kellermann
Duc de Valmy :
Maréchal François Joseph Lefebvre
Duc de Dantzig :
D'autres maréchaux seront promus par Napoléon Ier les années suivantes :
En 1807 : Claude Victor-Perrin dit Victor
En 1809 : Etienne Macdonald, Auguste Viesse de Marmont et Nicolas Oudinot.
En 1811 : Louis Suchet
en 1812 : Laurent de Gouvion Saint-Cyr
En 1813 : Jözef Poniatowski
Et en 1815 : Emmanuel de Grouchy
Leurs portraits, par le dessinateur Bombled, feront l'objet d'un prochain article
Pour les journées des 5 et 6 avril 2025, le Conseil Départemental de la Côte d'Or, la ville de Châtillon-sur-Seine et le Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix se sont associés à la Chambre des Métiers et de l'Artisanat pour accueillir la nouvelle édition des Journées Européennes des Métiers d'Art (J.E.M.A.).
Le thème 2025 des "Journées Européennes des Métiers d'Art", est intitulé "Traits d'union".
Il a donc été le fil idéal pour une manifestation associant un musée et des artisans d'Art.
Il a permis de créer des liens entre les disciplines, les époques, les publics et les territoires, tout en offrant une programmation variée et enrichissante.
Une vingtaine d'artisans d'art, d'origine bourguignonne, était présente dans les salles du musée, les nombreux visiteurs ont admiré la beauté des œuvres exposées.
Je les présenterai en deux parties, en voici la première.
L'atelier du petit bonhomme
Sculptrice sur pierre, bronzière
21610 Fontaine-Française
AMC Créations
Accessoires de mode
21490 Varois-et-Chaignot
L'atelier de la Faine
Tourneur sur bois
21520 Veuxhaulles-sur-Aube
Atelier Or et Lumières
Enlumineur
89450 Vezelay
Axe et Soirs
Modiste
89190 Les Clerimois
Cheval et Senteurs
Cirière
21110 Genlis
Dé Créations
Créatrice de vêtements, costumière
21400 Châtillon-sur-Seine
L'ébénisterie de l'Ebauchoir
ébéniste, menuisier
21530 Rouvray
Facture instrumentale
Accordeur, réparateur de pianos
70600 Percey-le-Grand
Fleurs de Gum
Upcycling
21220 Ternant
Fleurs de Gum a exposé à l'office du Tourisme de Châtillon-sur-Seine, ci-dessous l'article que j'avais consacré à son beau travail original :
Une exposition pleine de beauté et de couleur qu'il fallait admirer à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais ! Si vous ne l'avez pas vue en voici des extraits... Et des objets réalisés à ...
Solène, bibliothécaire de la médiathèque Victorine de Chastenay, a sorti des réserves un livre ancien de contes de fées, illustré de charmants dessins.
Ces dessins ont été reproduits et montrés aux enfants participant à l'atelier.
Solène a proposé aux enfants la confection d'un mobile qui décorera très joliment leur chambre.
Ce mobile sera composé d'une fée qui transporte des fleurs de printemps.
Chaque enfant a reçu une fée de papier déjà découpée...mais le mobile se compose de deux fées qui n'en feront qu'une...Comment faire pour arriver à réaliser et découper un modèle si complexe ??
La réponse est là : les enfants utiliseront le robot génial CRICUTMAKER 3... le dessin de la fée et les endroits à découper ont été introduits par Solène dans l'ordinateur.
Ce dernier a transmis le dessin au robot....
Le jeune artiste n'a plus qu'à introduire une feuille de couleur dans le robot et celui-ci se charge de tout...
Les adultes qui sont venus voir l'atelier ont été très surpris et même émerveillés, quant aux enfants, ils ont trouvé ce travail tout à fait normal !!!
Il faut ensuite séparer les parties découpées avec précaution...
et voilà la fée découpée parfaitement par le robot...
Des fleurs ont été préparées d'avance par Solène, toujours avec le robot, il faut les colorier avec soin....
Il faut ensuite coller les deux parties de la fée, sauf les ailes qu'il faudra ouvrir...
puis percer les fleurs d'un petit trou...
et les attacher avec un fil fin....
Qu'elles sont belles vos fées, bravo mesdemoiselles !
Le printemps s'est invité à l'Office de tourisme du Pays Châtillonnais !
Les artistes de l'association des Amis du Châtillonnais y ont exposé leurs superbes aquarelles, huiles, acryliques et photos de fleurs, quel plaisir pour les yeux !
Les amateurs de musique et les parents des élèves de l'Ecole Municipale de Musique ont été accueillis, dans la galerie du Théâtre Gaston Bernard , par :
L'ensemble de trombones et l’Atelier technique
dirigé par le professeur : Hugo CHAUDESAIGUES.
Les trombonistes ont interprété :
«Quatre par quatre» S. Lancen- «Jesu, mein Freunde» JS Bach- «Gaucho Pablo» P. Proust
Le public, bien installé, a vu ensuite le rideau rouge s'ouvrir pour lui permettre de voir, d'entendre et surtout d'apprécier les musiciens de...
L'ensemble de cuivres
Professeur : Daniel DEROEUX
«Spanish Flea» J. Wetcher
Arrangement : I. Sunde
L' Ensemble de cuivres et le Choeur
(Elèves des classes de solfège)
avec les professeurs : Daniel DEROEUX et Caroline MARTIN
ont interprété
«Une chanson douce» M.Pon
L'Orchestre de l’EMM
Direction musicale : Hugo CHAUDESAIGUES (professeur de trombone)
a interprété:
«To the point» F. Neuböck
«Shinning moments» L. Clark
«Looking past the shadows» L. Saucedo
«To build a dream» J. Barnes
«Down by the salley gardens» Traditionnel irlandais Arrangement JF. Pauléat
L'Ensemble «Les jeunes pousses»
Professeur : Olivier TEMIME (saxophone)
ont joué et lu «Epices», une composition originale et un texte écrit par O.Temime et Elma El Arbi.
L'Atelier Musique Actuelle
Le Groupe « Les Simones » a interprété :
« I love Rock N’Roll » A. Merrill et J. Hooker
« Ziggy Stardust » D. Bowie
« Baket street » G. Rafferty
Professeur : Florent HAZOUARD
Les professeurs avec Lila et Aliénor (choristes)
ont joué et chanté “Respect” O.Redding
Les élèves et les professeurs de l'Ecole Municipale de Musique ont été très applaudis pour leur performance et leur dynamisme !
Vivement l'année prochaine !
Les professeurs de l’EMM au concert :
Caroline MARTIN : Direction, chant, mise en scène & écriture des textes
Dmytro KERNYTSKY : Clarinette
Olivier TEMIME : Saxophone
Daniel DEROEUX : Trompette
Hugo CHAUDESAIGUES :Trombone, Tuba, Direction d’orchestre
Il y a 80 ans, la déportation dans le Châtillonnais
L’année 2025 marque le 80e anniversaire de la libération des camps de déportation. C’est en janvier 1945 que la population européenne apprenait, en même temps que son existence, la libération du camp d'Auschwitz par les troupes soviétiques et découvrait les horreurs abominables qui avaient été infligées à des millions de détenus.
Au cœur de l'Allemagne,mais aussi en France, le Struthof, d'autres découvertes, toutes aussi horribles, étaient faites. Les déportés, après un voyage exténuant dans des wagons à bestiaux, étaient, pour la plupart, gazés et brulés à l’arrivée au camp d’extermination. Ceux qui échappaient àla mort par une impitoyable sélection, servirent demains-d’œuvre à bon marché pour les industries de guerre nazies dans des conditions que l'on a peine à imaginer : la faim, le froid, les privations de toutes sortes, les coups ... la mort appliquée sans jugement et suivant l'humeur de leurs tortionnaires.
De nombreux résistants et résistantes du Chatillonnais eurent à subir ce sort impensable. Une statistique, malheureusement incomplète, nous donne 89 déportations dont 6 femmes. 40 ne sont pas revenus, dont les familles juives bien établies dans la ville.
Pendant l’année 1943, plusieurs rafles furent opéréesen Côte d’Or, mettant à mal des réseaux de résistance. Ce fut le cas, dans le Châtillonnais avec le réseau Tupin-Billotte, puis le maquis Valentin-Balzac.
Jean-Louis Belin, qui a étudié tous les évènements de la guerre 1939-1945 dans le Châtillonnais et à qui on doit déjà, en 2023, l’exposition sur la Résistance, présentera de nombreux documents faisant revivre par l’écrit et par l’image ce qu’était la vie dans les camps. Une grande partie des documents exposés proviennent de la collection qu'avait réunie Edmond Quesnot, rescapé d'Oranienburg-Sachsenhausen et donnée par sa veuve à la ville de Châtillon-sur-Seine.
L’exposition organisée par la ville de Châtillon-sur-Seine et l’Association des Amis du Châtillonnais a lieu du mercredi 16 au dimanche 20 avril, Salle des Bénédictines de l’Hôtel de ville.
(Origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : J.Laurent,I,. Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Archives de Côte d’Or.Cassini.Dictionnaire des Postes de 1884)
En 1789, Montliot dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne. Son église, sous le vocable de saint Didier, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon, à la présentation de l’abbé de Pothières.
L’abbé de Notre-Dame de Châtillon en était seigneur en partie (A.Roserot 1924)
LES ÉCARTS
-Courcelles, 0,8km au nord-ouest, 35 feux, 185 habitants (Insee 1951)
Hameau de la commune de Montliot. A Roserot écrit Courcelles-les-Rangs, commune de Mont-Liot
1276 Corcellae
1293 Corcelles les Rans (N.D.de Châtillon)
1363 Courcelles les Ranz
1371 Courcelles les Rans
Vers 1380 Courcelles
1558 Courcelles les Rands (N.D. de Châtillon)
1568 Courcelles les Rangs
1574 Corcelles les Rendz
1610 Corcelles
1612 Corcelles les Rancz
1657 Corcelles les Granges
1684 Courcelle les Rangs
1768 Courcel les Rangs (N.D. de Châtillon)
1779 Courcelle (le Conducteur français)
Ce hameau fut, pendant la période intermédiaire, le siège d’une commune du canton de Villers-Patras.
Un décret du 11 janvier 1811 l’a réuni à la commune de Mont-Liot (Montliot)
-La Pierre-Levée, lieu-dit commune de Montliot, au finage de Courcelles-les-Rangs (A Roserot 1924)
1276 locus qui dicitur Pierre Levée (Abbaye Notre-Dame de Châtillon)
-Les Gravières, hameau détruit (A Roserot 1924)
1276 Graveriae
1293 Les Gravières (Abbaye Notre-Dame de Châtillon)
1363 Les Gravères
Vers 1371 Granvères
1574 Gravière (Archives de Côte d’Or)
-Les Grilles, maison isolée (A Roserot 1924)
-Maisonnette passage à niveau n°2, 1,5 km à l’ouest, 1 feu, 6 habitants (Insee 1951)
AUTRES LIEUX
-La Douix, fontaine, commune de Mont-Liot (A.Roserot 1924)
Après avoir visité le rez-de-chaussée du château de la Malmaison, les Amis du Musée du Pays Châtillonnais se sont rendus à l'étage où se trouvent les appartements privés qui accueillirent Napoléon et Joséphine.
Le salon de l'Empereur :
Ce salon occupe l'emplacement de deux pièces, une chambre pour le valet de chambre et le salon de l'empereur proprement dit.
Les quatre fauteuils en bois doré proviennent de la chambre de Napoléon au château de Saint-Cloud .
Le guéridon octogonal provient d'une vente de la Malmaison, il fut racheté par Napoléon III.
Les deux tableaux ont été peints par Andrea Appiani.
Il s'agit de Napoléon Ier en "petit habillement" de roi d'Italie, et de l'Impératrice Joséphine , reine d'Italie.
(A noter que les Amis du Musée ont visité ensuite une superbe exposition de tableaux d'Appiani au château de Bois Préau, exposition où figure en bonne place un portrait du maréchal Marmont qui se trouve habituellement au musée de Châtillon-sur-Seine).
On peut aussi admirer un portrait de la reine Hortense par Jean-Baptiste Regnault.
et un autre tableau de Joséphine peinte par Robert Lefèvre.
La chambre de l'Empereur :
La chambre de Napoléon, et une chambre vraisemblablement destinée à un valet de chambre, occupaient l'emplacement de cette pièce. La présentation actuelle restitue le décor de la chambre de 1814.
Le lit est celui qu'occupait le Prince Eugène aux Tuileries.
Les sièges sont recouvert d'un casimir jaune à galon noir conforme à la description de l'inventaire de 1814.
Le guéridon avec plateau en porphyre rouge a été livré à Joachim Murat, à l'Elysée
La barbière est au chiffre du Prince Eugène.
La pendule est intitulée "L'oubli du temps", de Galle, bronzier.
Cette copie de l'habit du Premier Consul a été exécutée par les élèves de l'école Duperré durant l'année 2022-2023.
Dans un autre salon on peut admirer la "Table d'Austerlitz ".
Cette superbe table est en porcelaine, bronze doré et âme de chêne.
Le plateau a été peint par Jean-Baptiste Isabey, le piétement a été sculpté par François-Antoine Gérard, et les bronzes sont de Pierre-Philippe Thomire.
Cette table fut commandée en 1806 à la manufacture de Sèvres.
Au centre, le médaillon représente l'Empereur.
Il est entouré de rayons portant le nom de batailles , séparant de plus petits médaillons avec les portraits de ses compagnons maréchaux.
Y figure bien sûr le Maréchal Marmont, Duc de Raguse.
Dans cette armoire on admire des épées impériales...
Des tableaux représentant le général Bonaparte...
Voici la boussole que le jeune Bonaparte utilisait à l'école militaire de Brienne.
Dans le salon suivant on admire des services de table utilisés à la Malmaison, en porcelaine de Sèvres.
Cet autre salon comporte de magnifiques fauteuils provenant du boudoir de l'Impératrice à Saint-Cloud.
Un portrait de Joséphine par Antoine-Jean Gros :
Un portrait d'Eugène de Beauharnais par Butz.
La chambre à coucher de l'Impératrice :
La chambre, à l'origine de forme rectangulaire, a cédé la place en 1812 à une chambre de forme circulaire sur un projet de Berthault.
La restitution a été faite d'après une aquarelle ancienne.
C'est dans cette chambre que mourut Joséphine.
Ce nécessaire de toilette a été livré à l'Impératrice Joséphine aux Tuileries en 1806, puis passé à la Malmaison au moment du divorce.
La chambre ordinaire de l'Impératrice :
C 'est dans cette pièce, plus claire et plus riante que dans la grande chambre d'apparat, que se tenait plus volontiers l'Impératrice.
Le lit est en acajou, un miroir psyché se trouve à droite.
Sur le secrétaire, une toilette de voyage de 1805.
Le boudoir de l'Impératrice
Les meubles que l'on voit dans ce boudoir étaient présents du vivant de Joséphine.
Des tabourets, un serre-papiers aux armes de Joséphine...
et un joli tableau représentant Napoléon, Joséphine, Hortense devant Le temple d'amour du parc à l'anglaise de la Malmaison.
Les Amis du Musée du Pays Châtillonnais ont proposé à leurs adhérents la découverte de deux lieux associés au Premier Empire : le château de la Malmaison et la demeure de Bois-Préau.
La Malmaison est actuellement en rénovation, extérieure seulement, heureusement
Sur la façade on admire des duos de statues entre les fenêtres.
L'entrée représente une tente militaire...
Notre guide a expliqué l'origine de la Malmaison et ses différents propriétaires au cours du temps.
Joséphine Bonaparte fut séduite par ce petit château et demanda à son époux de l'acheter.
De 1800 à 1802, lors du Consulat, la Malmaison fut le siège du gouvernement de la France, avec les Tuileries.
En 1802, Joséphine et Napoléon s'installèrent à Saint-Cloud, mais Joséphine vint souvent à la Malmaison pour aménager le château, et profiter de son immense parc.
Après son divorce, en 1809, Napoléon offrit à Joséphine la propriété et tout ce qui s'y trouvait. c'est là qu'elle mourut en 1814.
C'est son fils Eugène de Beauharnais qui hérita du domaine, mais à sa mort sa veuve le vendit à un banquier suédois, puis il fut racheté par la reine Christine d'Espagne celle-ci le céda à Napoléon III.
Celui-ci, petit-fils de Joséphine et neveu de Napoléon Ier était très attaché à la Malmaison et voulut en faire un Musée Napoléonien.
La guerre de 1870 mit un terme aux projets de l'empereur déchu, le château fut très endommagé et occupé par une caserne
En 1896, le château fut sauvé par un mécène Daniel Iffla qui le restaura et l'offrit à l'Etat français en 1903. la Malmaison devint un musée en 1905.
Il a fallu le restaurer et le remeubler d'éléments d'époque, puisés dans les collections nationales.
Le vestibule :
La restauration de 1991-1992 a fait apparaître les couleurs de 1812 : faux granit, faux porphyre, faux bois. Les colonnes en stuc ont été posées en 1800 pour consolider les poutres du plafond
Du temps de Joséphine des volières y abritaient des oiseaux d'Amérique, d'Afrique, d'Asie et du Brésil : aras, cacatoès, perroquets, perruches et inséparables.
On y voit de belles décorations dorées sur les murs...
On y a installé la statue de Bosto, de 1808 : "L'Amour lançant ses traits et s'envolant", plâtre patiné bronze...
et "L'Amour prêt à lancer un trait" de Tassaert (1780)
Des bustes sont installés autour du vestibule... Napoléon...
et Letizia Bonaparte, sa mère.
La salle à manger :
Elle est décorée en 1800, dans le style pompéien par Fontaine, les danseuses ont été peintes par Louis Laffite en 1817
La table en acajou provient, nous dit notre guide, de l'Elysée et servit à Joachim Murat, les 12 chaises viennent des Tuileries.
Il n'existe pas de cheminée dans cette salle à manger, car le chauffage se fait par le sol ...En effet les cuisines et leurs poëles sont en dessous.
La salle du Conseil
Les fréquentes réunions des Ministres à la Malmaison ont très vite nécessité la création d'une salle du Conseil qui fut aménagée par l'architecte Fontaine.
Tout le mobilier ainsi que les portes ont été restaurés en 1992-1993 par un don de la ville de Memphis (Tennessee, état des U.S.A.)
On y voit le portrait de Madame Mère :
et de Joséphine Bonaparte
Le drapé au-dessus de la porte qui mène à la bibliothèque est magnifique !
La bibliothèque :
En abattant les cloisons de trois petites pièces, Fontaine a pu créer une vaste bibliothèque dont les boiseries d'acajou ont été confiées aux frères Jacob.
Assez peu restaurée, la pièce a gardé ses couleurs d'origine.
Au fond, le bureau où s'installait le Premier Consul pour travailler.
La salle de billard :
Déjà utilisée par sa précédente propriétaire, la salle de billard a conservé son usage avec Joséphine qui aimait jouer au billard.
Les couleurs d'origine : vert sur les murs et terre d'Egypte avec filets couleur amarante ont été dégagées lors des restaurations de 1994-1995.
Le salon doré
La pièce aménagée en 1800 était ornée d'un lambris d'acajou surmonté de pilastres qu'encadrait un tissu vert sur lequel de détachaient des tableaux de Gérard et de Girodet.
Ce salon a été fortement endommagé pendant la guerre de 1870.
Les sièges en bois doré ou acajou proviennent du salon de madame Bonaparte à Saint-Cloud.
Le métier à broder au premier plan est celui de l'Impératrice Marie-Louise.
La pendule représente le Génie des Arts.
Une bien belle décoration au plafond.
Le salon de musique :
Le décor de la pièce fut exécuté en dix jours par les frères Jacob et le peintre Moench d'après les dessins des architectes Percier et Fontaine.
Parvenu à nous presque intact, il a été restauré en 1994, dans son état de 1800.
Dans ce salon on exposait des tableaux modernes, tandis que les œuvres anciennes et antiques étaient accrochées dans la grande galerie.
On y admire le piano-forte de la reine Hortense...
La harpe de l'Impératrice Joséphine...
et un piano-forte vertical en forme d'orgue
La visite s'est poursuivie par le premier étage qui contient des merveilles...
Noyers sur Serein possède de nombreuses très belles maisons à pans de bois du XIVème et du XVème siècle.
Ce qui est admirable dans ces maisons, ce sont les sculptures qui ornent la base des pans de bois, des sculptures fraîches et souvent naïves qu'on ne se lasse pas d'admirer...
En voici quelques unes :
Vers le "Saut Parabin" j'ai vu cette sculpture de gargouille décorant une maison moderne.
Tous les ans, un stage de sculpture sur pierre, intitulé le "gargouillosium"a lieu à Noyers sur Serein.. Fabien Ansault y a participé , plusieurs de ses gargouilles ornent sa cour !
Pour terminer cette visite de Noyers sur Serein, j'ajoute ces quelques remarques de mon ami Eulglod, (qui réalise un site intéressant sur le Morvan) :
Ce charmant village, et vos photos le prouvent, à mis "hors la loi" (ou presque) les fils, poteaux, antennes et autres paraboles. C'est aussi cette raison qui lui permet d'être un lieu prisé pour différents tournages cinématographiques.
En voici la liste :
En 1947, André Berthomieu choisit Noyers-sur-Serein pour son film Amour, délices et orgues.
En 1966, la scène de l'auberge dans La Grande Vadrouillede Gérard Oury a été tournée dans une maison de Noyers. Bourvil et Louis de Funèsen cavale posent leurs bicyclettes contre un mur et se glissent dans une auberge en plein banquet SS.
En 1982, une partie du feuilleton L'esprit de famille, de Roland-Bernard, a été tournée dans le centre ville, notamment devant la marie de Noyers, et devant l'église, avec les acteurs Maurice Biraud, Véronique Delbourg et Érik Colin.
Début 1984, le groupe anglais Duran-Duran a en partie tourné le clip de la chanson New Moon on Mondaydans les rues du village.
En 1986, Giorgio Treves tourne quelques scènes de son premier long métrage,Le Mal d’aimer.
En 1990, une partie du téléfilm L'Enfant des loupsa été tourné dans la ville.
Pendant l’été 2006, le petit bourg médiéval se transforme en décor de cinéma le temps de quelques jours. Un retour dans les années 1645, de la terre battue dans les rues, c’estMolièrede Laurent Tirard qui y est tourné, avecRomain Duris, Fabrice Luchini, Laura Morante, Édouard Baer et Ludivine Sagnier. La même année, Hollywood posera aussi ses caméras à Noyers, pour les scènes du village dans le film Stardustde Matthew Vaughn avec Robert De Niro et Michelle Pfeiffer.
En 2009, Noyers a servi de décors pour la 8e saison d'Une famille formidable, diffusée sur TF1. En 2011, trois épisodes de la 9e saison de la série sont également tournés, en juin, à Noyers.
La société Mycologique a proposé dernièrement à ses adhérents une bien belle sortie dans le département voisin de l'Yonne Le matin la visite du village médiéval de Noyers sur Serein et l'a...
1139-1145 Masingeium ou Mansingeiacum ou Massengeiacum
1145 Massengiacum ou Massingiacum
1180-1193 Massingé ou Messingiacum ou Messumgei (1185)
1195 Masseingi
1200 Masengeium ou Massingeium
1237 Masingeyum
1260 Massingeyum
1266 Massyngeyum
1277 Messingeium
1334 Massengeyum
1371 Massingey ou Macingey
1378 Marsengé
14ème et 15ème siècles Messingeyum ou Massigneyum ou Massingy (1485)
1508 Messangy
1523 Maxingé
1571 Messigny
1573 Massigny
1574 Massangey
1577 Massangey
1681 Massingi
(Origine des sources consultées et citées par A.Roserot : Archives de la Haute-Marne. Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Archives de Côte d’Or. Archives nationales)
En 1789, le bourg, appelé Massingy-lez-Châtillon dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne.
Son église, sous le vocable de saint Vincent martyr, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon, à la présentation de l’abbé de Notre-Dame de Châtillon (A.Roserot 1924)
LES ÉCARTS
-La Bergerie, ferme détruite (A.Roserot 1924)
1392 grange appellée Bergerie (Archives de Côte d’Or)
-La Grange-aux-Clercs, ferme, 2km au sud-sud-ouest, 1 feu, 6 habitants (Insee 1951)
1783 Grange-au-Clerc (Nouvel état général)
18ème siècle Grange-aux-Clercs (Cassini)
-La Maladière, lieu-dit (A.Roserot 1924)
1372 lieu dit : A la Maladière (Archives de Côte d’Or)
-La Métairie, ferme détruite, près de Massingy-lez-Châtillon (A.Roserot 0924)
1293 grange de la Mettoierie (abbaye Notre-Dame de Châtillon)
-Le Four, lieu-dit (A.Roserot 1924)
-Maisonnette au passage à niveau N° 40, 2km au sud, 1 feu, 1 habitant (Insee 1951)
AUTRES LIEUX
-La Margelle, fontaine (Intérieur)
-Le Chemin-Levé, ancienne voie qui passe entre les deux jumeaux et aboutit à Etrochey, par Mont-Liot (A.Roserot 1924)
1255 molendinum dictum de Quatre Pierres, et a dicto molendino usque ad magnum cheminum levatum tendentem ad pontem d’Etroiché (Archives de Haute-Marne)
-Les Jumeaux, deux monticules, l’un de la commune de Massingy-lez-Châtillon, l’autre de celle de Prusly-sur-Ource, entre lesquels passe la voie romaine de Châtillon à Langres (A.Roserot 1924)
1176 forest des Gimeals
1260 Gymellus Cassanyae
1276 Gymellus Cassaigniae (Abbaye Notre-Dame de Châtillon)
1643 Le Jumeau de la Chassaigne (Archives de la Haute-Marne)
1779 Les Deux Jumeaux (Conducteur François)
18ème siècle Tertres des Jumeaux (Cassini)
19ème siècle : Le Jumeau de Massingy, le Jumeau de la Chassaigne (Etat-major)
Impossible actuellement de trouver des caricatures qui ne soient pas haineuses envers les grands de ce monde, les religions, les mœurs nouvelles etc...etc....
Je préfère donc publier d'anciens dessins que je trouve très beaux, réalisés par Bombled pour illustrer le "Mémorial de Sainte-Hélène".
Aujourd'hui , les débuts dans la carrière militaire d'un certain Napoléon Bonaparte...