Le printemps s'est invité à l'Office de tourisme du Pays Châtillonnais !
Les artistes de l'association des Amis du Châtillonnais y ont exposé leurs superbes aquarelles, huiles, acryliques et photos de fleurs, quel plaisir pour les yeux !
Les amateurs de musique et les parents des élèves de l'Ecole Municipale de Musique ont été accueillis, dans la galerie du Théâtre Gaston Bernard , par :
L'ensemble de trombones et l’Atelier technique
dirigé par le professeur : Hugo CHAUDESAIGUES.
Les trombonistes ont interprété :
«Quatre par quatre» S. Lancen- «Jesu, mein Freunde» JS Bach- «Gaucho Pablo» P. Proust
Le public, bien installé, a vu ensuite le rideau rouge s'ouvrir pour lui permettre de voir, d'entendre et surtout d'apprécier les musiciens de...
L'ensemble de cuivres
Professeur : Daniel DEROEUX
«Spanish Flea» J. Wetcher
Arrangement : I. Sunde
L' Ensemble de cuivres et le Choeur
(Elèves des classes de solfège)
avec les professeurs : Daniel DEROEUX et Caroline MARTIN
ont interprété
«Une chanson douce» M.Pon
L'Orchestre de l’EMM
Direction musicale : Hugo CHAUDESAIGUES (professeur de trombone)
a interprété:
«To the point» F. Neuböck
«Shinning moments» L. Clark
«Looking past the shadows» L. Saucedo
«To build a dream» J. Barnes
«Down by the salley gardens» Traditionnel irlandais Arrangement JF. Pauléat
L'Ensemble «Les jeunes pousses»
Professeur : Olivier TEMIME (saxophone)
ont joué et lu «Epices», une composition originale et un texte écrit par O.Temime et Elma El Arbi.
L'Atelier Musique Actuelle
Le Groupe « Les Simones » a interprété :
« I love Rock N’Roll » A. Merrill et J. Hooker
« Ziggy Stardust » D. Bowie
« Baket street » G. Rafferty
Professeur : Florent HAZOUARD
Les professeurs avec Lila et Aliénor (choristes)
ont joué et chanté “Respect” O.Redding
Les élèves et les professeurs de l'Ecole Municipale de Musique ont été très applaudis pour leur performance et leur dynamisme !
Vivement l'année prochaine !
Les professeurs de l’EMM au concert :
Caroline MARTIN : Direction, chant, mise en scène & écriture des textes
Dmytro KERNYTSKY : Clarinette
Olivier TEMIME : Saxophone
Daniel DEROEUX : Trompette
Hugo CHAUDESAIGUES :Trombone, Tuba, Direction d’orchestre
Il y a 80 ans, la déportation dans le Châtillonnais
L’année 2025 marque le 80e anniversaire de la libération des camps de déportation. C’est en janvier 1945 que la population européenne apprenait, en même temps que son existence, la libération du camp d'Auschwitz par les troupes soviétiques et découvrait les horreurs abominables qui avaient été infligées à des millions de détenus.
Au cœur de l'Allemagne,mais aussi en France, le Struthof, d'autres découvertes, toutes aussi horribles, étaient faites. Les déportés, après un voyage exténuant dans des wagons à bestiaux, étaient, pour la plupart, gazés et brulés à l’arrivée au camp d’extermination. Ceux qui échappaient àla mort par une impitoyable sélection, servirent demains-d’œuvre à bon marché pour les industries de guerre nazies dans des conditions que l'on a peine à imaginer : la faim, le froid, les privations de toutes sortes, les coups ... la mort appliquée sans jugement et suivant l'humeur de leurs tortionnaires.
De nombreux résistants et résistantes du Chatillonnais eurent à subir ce sort impensable. Une statistique, malheureusement incomplète, nous donne 89 déportations dont 6 femmes. 40 ne sont pas revenus, dont les familles juives bien établies dans la ville.
Pendant l’année 1943, plusieurs rafles furent opéréesen Côte d’Or, mettant à mal des réseaux de résistance. Ce fut le cas, dans le Châtillonnais avec le réseau Tupin-Billotte, puis le maquis Valentin-Balzac.
Jean-Louis Belin, qui a étudié tous les évènements de la guerre 1939-1945 dans le Châtillonnais et à qui on doit déjà, en 2023, l’exposition sur la Résistance, présentera de nombreux documents faisant revivre par l’écrit et par l’image ce qu’était la vie dans les camps. Une grande partie des documents exposés proviennent de la collection qu'avait réunie Edmond Quesnot, rescapé d'Oranienburg-Sachsenhausen et donnée par sa veuve à la ville de Châtillon-sur-Seine.
L’exposition organisée par la ville de Châtillon-sur-Seine et l’Association des Amis du Châtillonnais a lieu du mercredi 16 au dimanche 20 avril, Salle des Bénédictines de l’Hôtel de ville.
(Origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : J.Laurent,I,. Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Archives de Côte d’Or.Cassini.Dictionnaire des Postes de 1884)
En 1789, Montliot dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne. Son église, sous le vocable de saint Didier, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon, à la présentation de l’abbé de Pothières.
L’abbé de Notre-Dame de Châtillon en était seigneur en partie (A.Roserot 1924)
LES ÉCARTS
-Courcelles, 0,8km au nord-ouest, 35 feux, 185 habitants (Insee 1951)
Hameau de la commune de Montliot. A Roserot écrit Courcelles-les-Rangs, commune de Mont-Liot
1276 Corcellae
1293 Corcelles les Rans (N.D.de Châtillon)
1363 Courcelles les Ranz
1371 Courcelles les Rans
Vers 1380 Courcelles
1558 Courcelles les Rands (N.D. de Châtillon)
1568 Courcelles les Rangs
1574 Corcelles les Rendz
1610 Corcelles
1612 Corcelles les Rancz
1657 Corcelles les Granges
1684 Courcelle les Rangs
1768 Courcel les Rangs (N.D. de Châtillon)
1779 Courcelle (le Conducteur français)
Ce hameau fut, pendant la période intermédiaire, le siège d’une commune du canton de Villers-Patras.
Un décret du 11 janvier 1811 l’a réuni à la commune de Mont-Liot (Montliot)
-La Pierre-Levée, lieu-dit commune de Montliot, au finage de Courcelles-les-Rangs (A Roserot 1924)
1276 locus qui dicitur Pierre Levée (Abbaye Notre-Dame de Châtillon)
-Les Gravières, hameau détruit (A Roserot 1924)
1276 Graveriae
1293 Les Gravières (Abbaye Notre-Dame de Châtillon)
1363 Les Gravères
Vers 1371 Granvères
1574 Gravière (Archives de Côte d’Or)
-Les Grilles, maison isolée (A Roserot 1924)
-Maisonnette passage à niveau n°2, 1,5 km à l’ouest, 1 feu, 6 habitants (Insee 1951)
AUTRES LIEUX
-La Douix, fontaine, commune de Mont-Liot (A.Roserot 1924)
Après avoir visité le rez-de-chaussée du château de la Malmaison, les Amis du Musée du Pays Châtillonnais se sont rendus à l'étage où se trouvent les appartements privés qui accueillirent Napoléon et Joséphine.
Le salon de l'Empereur :
Ce salon occupe l'emplacement de deux pièces, une chambre pour le valet de chambre et le salon de l'empereur proprement dit.
Les quatre fauteuils en bois doré proviennent de la chambre de Napoléon au château de Saint-Cloud .
Le guéridon octogonal provient d'une vente de la Malmaison, il fut racheté par Napoléon III.
Les deux tableaux ont été peints par Andrea Appiani.
Il s'agit de Napoléon Ier en "petit habillement" de roi d'Italie, et de l'Impératrice Joséphine , reine d'Italie.
(A noter que les Amis du Musée ont visité ensuite une superbe exposition de tableaux d'Appiani au château de Bois Préau, exposition où figure en bonne place un portrait du maréchal Marmont qui se trouve habituellement au musée de Châtillon-sur-Seine).
On peut aussi admirer un portrait de la reine Hortense par Jean-Baptiste Regnault.
et un autre tableau de Joséphine peinte par Robert Lefèvre.
La chambre de l'Empereur :
La chambre de Napoléon, et une chambre vraisemblablement destinée à un valet de chambre, occupaient l'emplacement de cette pièce. La présentation actuelle restitue le décor de la chambre de 1814.
Le lit est celui qu'occupait le Prince Eugène aux Tuileries.
Les sièges sont recouvert d'un casimir jaune à galon noir conforme à la description de l'inventaire de 1814.
Le guéridon avec plateau en porphyre rouge a été livré à Joachim Murat, à l'Elysée
La barbière est au chiffre du Prince Eugène.
La pendule est intitulée "L'oubli du temps", de Galle, bronzier.
Cette copie de l'habit du Premier Consul a été exécutée par les élèves de l'école Duperré durant l'année 2022-2023.
Dans un autre salon on peut admirer la "Table d'Austerlitz ".
Cette superbe table est en porcelaine, bronze doré et âme de chêne.
Le plateau a été peint par Jean-Baptiste Isabey, le piétement a été sculpté par François-Antoine Gérard, et les bronzes sont de Pierre-Philippe Thomire.
Cette table fut commandée en 1806 à la manufacture de Sèvres.
Au centre, le médaillon représente l'Empereur.
Il est entouré de rayons portant le nom de batailles , séparant de plus petits médaillons avec les portraits de ses compagnons maréchaux.
Y figure bien sûr le Maréchal Marmont, Duc de Raguse.
Dans cette armoire on admire des épées impériales...
Des tableaux représentant le général Bonaparte...
Voici la boussole que le jeune Bonaparte utilisait à l'école militaire de Brienne.
Dans le salon suivant on admire des services de table utilisés à la Malmaison, en porcelaine de Sèvres.
Cet autre salon comporte de magnifiques fauteuils provenant du boudoir de l'Impératrice à Saint-Cloud.
Un portrait de Joséphine par Antoine-Jean Gros :
Un portrait d'Eugène de Beauharnais par Butz.
La chambre à coucher de l'Impératrice :
La chambre, à l'origine de forme rectangulaire, a cédé la place en 1812 à une chambre de forme circulaire sur un projet de Berthault.
La restitution a été faite d'après une aquarelle ancienne.
C'est dans cette chambre que mourut Joséphine.
Ce nécessaire de toilette a été livré à l'Impératrice Joséphine aux Tuileries en 1806, puis passé à la Malmaison au moment du divorce.
La chambre ordinaire de l'Impératrice :
C 'est dans cette pièce, plus claire et plus riante que dans la grande chambre d'apparat, que se tenait plus volontiers l'Impératrice.
Le lit est en acajou, un miroir psyché se trouve à droite.
Sur le secrétaire, une toilette de voyage de 1805.
Le boudoir de l'Impératrice
Les meubles que l'on voit dans ce boudoir étaient présents du vivant de Joséphine.
Des tabourets, un serre-papiers aux armes de Joséphine...
et un joli tableau représentant Napoléon, Joséphine, Hortense devant Le temple d'amour du parc à l'anglaise de la Malmaison.
Les Amis du Musée du Pays Châtillonnais ont proposé à leurs adhérents la découverte de deux lieux associés au Premier Empire : le château de la Malmaison et la demeure de Bois-Préau.
La Malmaison est actuellement en rénovation, extérieure seulement, heureusement
Sur la façade on admire des duos de statues entre les fenêtres.
L'entrée représente une tente militaire...
Notre guide a expliqué l'origine de la Malmaison et ses différents propriétaires au cours du temps.
Joséphine Bonaparte fut séduite par ce petit château et demanda à son époux de l'acheter.
De 1800 à 1802, lors du Consulat, la Malmaison fut le siège du gouvernement de la France, avec les Tuileries.
En 1802, Joséphine et Napoléon s'installèrent à Saint-Cloud, mais Joséphine vint souvent à la Malmaison pour aménager le château, et profiter de son immense parc.
Après son divorce, en 1809, Napoléon offrit à Joséphine la propriété et tout ce qui s'y trouvait. c'est là qu'elle mourut en 1814.
C'est son fils Eugène de Beauharnais qui hérita du domaine, mais à sa mort sa veuve le vendit à un banquier suédois, puis il fut racheté par la reine Christine d'Espagne celle-ci le céda à Napoléon III.
Celui-ci, petit-fils de Joséphine et neveu de Napoléon Ier était très attaché à la Malmaison et voulut en faire un Musée Napoléonien.
La guerre de 1870 mit un terme aux projets de l'empereur déchu, le château fut très endommagé et occupé par une caserne
En 1896, le château fut sauvé par un mécène Daniel Iffla qui le restaura et l'offrit à l'Etat français en 1903. la Malmaison devint un musée en 1905.
Il a fallu le restaurer et le remeubler d'éléments d'époque, puisés dans les collections nationales.
Le vestibule :
La restauration de 1991-1992 a fait apparaître les couleurs de 1812 : faux granit, faux porphyre, faux bois. Les colonnes en stuc ont été posées en 1800 pour consolider les poutres du plafond
Du temps de Joséphine des volières y abritaient des oiseaux d'Amérique, d'Afrique, d'Asie et du Brésil : aras, cacatoès, perroquets, perruches et inséparables.
On y voit de belles décorations dorées sur les murs...
On y a installé la statue de Bosto, de 1808 : "L'Amour lançant ses traits et s'envolant", plâtre patiné bronze...
et "L'Amour prêt à lancer un trait" de Tassaert (1780)
Des bustes sont installés autour du vestibule... Napoléon...
et Letizia Bonaparte, sa mère.
La salle à manger :
Elle est décorée en 1800, dans le style pompéien par Fontaine, les danseuses ont été peintes par Louis Laffite en 1817
La table en acajou provient, nous dit notre guide, de l'Elysée et servit à Joachim Murat, les 12 chaises viennent des Tuileries.
Il n'existe pas de cheminée dans cette salle à manger, car le chauffage se fait par le sol ...En effet les cuisines et leurs poëles sont en dessous.
La salle du Conseil
Les fréquentes réunions des Ministres à la Malmaison ont très vite nécessité la création d'une salle du Conseil qui fut aménagée par l'architecte Fontaine.
Tout le mobilier ainsi que les portes ont été restaurés en 1992-1993 par un don de la ville de Memphis (Tennessee, état des U.S.A.)
On y voit le portrait de Madame Mère :
et de Joséphine Bonaparte
Le drapé au-dessus de la porte qui mène à la bibliothèque est magnifique !
La bibliothèque :
En abattant les cloisons de trois petites pièces, Fontaine a pu créer une vaste bibliothèque dont les boiseries d'acajou ont été confiées aux frères Jacob.
Assez peu restaurée, la pièce a gardé ses couleurs d'origine.
Au fond, le bureau où s'installait le Premier Consul pour travailler.
La salle de billard :
Déjà utilisée par sa précédente propriétaire, la salle de billard a conservé son usage avec Joséphine qui aimait jouer au billard.
Les couleurs d'origine : vert sur les murs et terre d'Egypte avec filets couleur amarante ont été dégagées lors des restaurations de 1994-1995.
Le salon doré
La pièce aménagée en 1800 était ornée d'un lambris d'acajou surmonté de pilastres qu'encadrait un tissu vert sur lequel de détachaient des tableaux de Gérard et de Girodet.
Ce salon a été fortement endommagé pendant la guerre de 1870.
Les sièges en bois doré ou acajou proviennent du salon de madame Bonaparte à Saint-Cloud.
Le métier à broder au premier plan est celui de l'Impératrice Marie-Louise.
La pendule représente le Génie des Arts.
Une bien belle décoration au plafond.
Le salon de musique :
Le décor de la pièce fut exécuté en dix jours par les frères Jacob et le peintre Moench d'après les dessins des architectes Percier et Fontaine.
Parvenu à nous presque intact, il a été restauré en 1994, dans son état de 1800.
Dans ce salon on exposait des tableaux modernes, tandis que les œuvres anciennes et antiques étaient accrochées dans la grande galerie.
On y admire le piano-forte de la reine Hortense...
La harpe de l'Impératrice Joséphine...
et un piano-forte vertical en forme d'orgue
La visite s'est poursuivie par le premier étage qui contient des merveilles...
Noyers sur Serein possède de nombreuses très belles maisons à pans de bois du XIVème et du XVème siècle.
Ce qui est admirable dans ces maisons, ce sont les sculptures qui ornent la base des pans de bois, des sculptures fraîches et souvent naïves qu'on ne se lasse pas d'admirer...
En voici quelques unes :
Vers le "Saut Parabin" j'ai vu cette sculpture de gargouille décorant une maison moderne.
Tous les ans, un stage de sculpture sur pierre, intitulé le "gargouillosium"a lieu à Noyers sur Serein.. Fabien Ansault y a participé , plusieurs de ses gargouilles ornent sa cour !
Pour terminer cette visite de Noyers sur Serein, j'ajoute ces quelques remarques de mon ami Eulglod, (qui réalise un site intéressant sur le Morvan) :
Ce charmant village, et vos photos le prouvent, à mis "hors la loi" (ou presque) les fils, poteaux, antennes et autres paraboles. C'est aussi cette raison qui lui permet d'être un lieu prisé pour différents tournages cinématographiques.
En voici la liste :
En 1947, André Berthomieu choisit Noyers-sur-Serein pour son film Amour, délices et orgues.
En 1966, la scène de l'auberge dans La Grande Vadrouillede Gérard Oury a été tournée dans une maison de Noyers. Bourvil et Louis de Funèsen cavale posent leurs bicyclettes contre un mur et se glissent dans une auberge en plein banquet SS.
En 1982, une partie du feuilleton L'esprit de famille, de Roland-Bernard, a été tournée dans le centre ville, notamment devant la marie de Noyers, et devant l'église, avec les acteurs Maurice Biraud, Véronique Delbourg et Érik Colin.
Début 1984, le groupe anglais Duran-Duran a en partie tourné le clip de la chanson New Moon on Mondaydans les rues du village.
En 1986, Giorgio Treves tourne quelques scènes de son premier long métrage,Le Mal d’aimer.
En 1990, une partie du téléfilm L'Enfant des loupsa été tourné dans la ville.
Pendant l’été 2006, le petit bourg médiéval se transforme en décor de cinéma le temps de quelques jours. Un retour dans les années 1645, de la terre battue dans les rues, c’estMolièrede Laurent Tirard qui y est tourné, avecRomain Duris, Fabrice Luchini, Laura Morante, Édouard Baer et Ludivine Sagnier. La même année, Hollywood posera aussi ses caméras à Noyers, pour les scènes du village dans le film Stardustde Matthew Vaughn avec Robert De Niro et Michelle Pfeiffer.
En 2009, Noyers a servi de décors pour la 8e saison d'Une famille formidable, diffusée sur TF1. En 2011, trois épisodes de la 9e saison de la série sont également tournés, en juin, à Noyers.
La société Mycologique a proposé dernièrement à ses adhérents une bien belle sortie dans le département voisin de l'Yonne Le matin la visite du village médiéval de Noyers sur Serein et l'a...
1139-1145 Masingeium ou Mansingeiacum ou Massengeiacum
1145 Massengiacum ou Massingiacum
1180-1193 Massingé ou Messingiacum ou Messumgei (1185)
1195 Masseingi
1200 Masengeium ou Massingeium
1237 Masingeyum
1260 Massingeyum
1266 Massyngeyum
1277 Messingeium
1334 Massengeyum
1371 Massingey ou Macingey
1378 Marsengé
14ème et 15ème siècles Messingeyum ou Massigneyum ou Massingy (1485)
1508 Messangy
1523 Maxingé
1571 Messigny
1573 Massigny
1574 Massangey
1577 Massangey
1681 Massingi
(Origine des sources consultées et citées par A.Roserot : Archives de la Haute-Marne. Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Archives de Côte d’Or. Archives nationales)
En 1789, le bourg, appelé Massingy-lez-Châtillon dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne.
Son église, sous le vocable de saint Vincent martyr, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon, à la présentation de l’abbé de Notre-Dame de Châtillon (A.Roserot 1924)
LES ÉCARTS
-La Bergerie, ferme détruite (A.Roserot 1924)
1392 grange appellée Bergerie (Archives de Côte d’Or)
-La Grange-aux-Clercs, ferme, 2km au sud-sud-ouest, 1 feu, 6 habitants (Insee 1951)
1783 Grange-au-Clerc (Nouvel état général)
18ème siècle Grange-aux-Clercs (Cassini)
-La Maladière, lieu-dit (A.Roserot 1924)
1372 lieu dit : A la Maladière (Archives de Côte d’Or)
-La Métairie, ferme détruite, près de Massingy-lez-Châtillon (A.Roserot 0924)
1293 grange de la Mettoierie (abbaye Notre-Dame de Châtillon)
-Le Four, lieu-dit (A.Roserot 1924)
-Maisonnette au passage à niveau N° 40, 2km au sud, 1 feu, 1 habitant (Insee 1951)
AUTRES LIEUX
-La Margelle, fontaine (Intérieur)
-Le Chemin-Levé, ancienne voie qui passe entre les deux jumeaux et aboutit à Etrochey, par Mont-Liot (A.Roserot 1924)
1255 molendinum dictum de Quatre Pierres, et a dicto molendino usque ad magnum cheminum levatum tendentem ad pontem d’Etroiché (Archives de Haute-Marne)
-Les Jumeaux, deux monticules, l’un de la commune de Massingy-lez-Châtillon, l’autre de celle de Prusly-sur-Ource, entre lesquels passe la voie romaine de Châtillon à Langres (A.Roserot 1924)
1176 forest des Gimeals
1260 Gymellus Cassanyae
1276 Gymellus Cassaigniae (Abbaye Notre-Dame de Châtillon)
1643 Le Jumeau de la Chassaigne (Archives de la Haute-Marne)
1779 Les Deux Jumeaux (Conducteur François)
18ème siècle Tertres des Jumeaux (Cassini)
19ème siècle : Le Jumeau de Massingy, le Jumeau de la Chassaigne (Etat-major)
Impossible actuellement de trouver des caricatures qui ne soient pas haineuses envers les grands de ce monde, les religions, les mœurs nouvelles etc...etc....
Je préfère donc publier d'anciens dessins que je trouve très beaux, réalisés par Bombled pour illustrer le "Mémorial de Sainte-Hélène".
Aujourd'hui , les débuts dans la carrière militaire d'un certain Napoléon Bonaparte...
Le groupe Kalarash a été choisi en 2025 par le Zonta-Club de Châtillon-sur-Seine, pour emmener musicalement les spectateurs au travers des Balkans, aux rythmes endiablés des musiques hongroises, slovaques, grecques, roumaines.
Avant le concert de Kalarash, Josie Amizet, Présidente du Zonta-Club Châtillonnais a présenté les actions de son Club en faveur des femmes ...
Monsieur Lemaire, Maire de Châtillon-sur-Seine s'est dit horrifié du nombre de féminicides qui augmente sans cesse, et aussi de la précarité des femmes dans le monde.
La ville soutient le Zonta en éclairant la porte de Paris en orange et fait entourer la fontaine de la Place principale de slogans de soutien aux femmes.
Le groupe Kalarash explore depuis 12 ans les musiques traditionnelles d'Europe de l'Est et des Balkans.
Kalarash se produit régulièrement en s'inspirant de petits orchestres à cordes, le taraf pour la musique de Roumanie ou le kapelye pour la musique klezmer.
Ce quatuor au talent fou interprète des airs de danse, tantôt cérémoniels, tantôt vifs,des chansons yiddish traditionnelles et de cabaret, des ballades roumaines...
Agathe Llorca, au violon alto :
David Lefebvre aux guitares :
Xavier Nunez à la contrebasse :
Samuel Maquin à la clarinette :
Agathe LLorca chante aussi...
ainsi que David Lefebvre :
Les éclairages ont magnifié la musique joyeusement endiablée interprétée par ces quatre musiciens exceptionnels.
Les spectateurs enthousiastes ont applaudi chaleureusement le groupe Kalarash ...
Un seul regret : que des amateurs n'aient pu danser aux rythmes de ces musiques si entraînantes !
Une soirée éblouissante que personne n'oubliera .
Merci au Zonta Club d'avoir programmé Kalarash qui a fait le bonheur des spectateurs venus très nombreux, ils ont bien eu raison !
Jean-Luc Liez Docteur en Histoire de l'Art et chercheur à l'Université de Lorraine, s'est intéressé tout particulièrement à un sculpteur champenois du temps de la Renaissance, Claude Bornot.
Ce dernier n'a laissé que peu de traces documentaires sur son travail, mais plusieurs chercheurs ont rassemblé des observations qui ont permis à Monsieur Liez de tenter une analyse comparative des éléments de sculpture d'ordre vestimentaire, mais aussi gestuelle, et sur la chevelure des personnages qui caractérisent le travail de Claude Bornot.
Son étude passionnante a été rassemblée dans cet ouvrage qu'il a présenté en conférence à Châtillon-sur-Seine en 2023, à la demande de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais .
En mars 2025, il a bien voulu accompagner les membres de la Société à la découverte des chefs d'œuvre de Claude Bornot visibles dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Chaource.
Voici tout d'abord le merveilleux retable de la Passion.
Le retable de la Passion de Claude Bornot se compose de trois panneaux ...
...que Jean-Luc Liez a détaillés pour nous.
Le panneau de gauche nous montre l'arrestation de Jésus.
La scène fourmille de personnages, avec de multiples détails un peu cachés
On voit Judas agenouillé aux pieds du Christ, implorant son pardon (scène très rarement représentée par les artistes)
Le panneau central représente la Passion du Christ.
La partie haute montre le Christ sur la croix. A gauche un soldat (ressemblant au gardien colérique du sépulcre de Châtillon-sur Seine), va procéder à la crucifixion du bon larron.
A droite du Christ on remarque le temple de Jérusalem, tout à droite on voit Judas pendu.
A gauche du Christ apparait le clocher d'une église des Riceys(Bas ou Haut)
En bas, Marie-Madeleine, portant un pot d'onguent destiné à l'Onction, se trouve près de la Vierge Marie évanouie .
La tenue de la Vierge en pâmoison...
... ressemble énormément à celle portée par Marie dans le sépulcre des Cordeliers de Saint-Vorles, à Châtillon-sur-Seine...
Le panneau de droite représente la Résurrection .
Le Christ au visage apaisé, semble différent de celui de la Crucifixion, sa barbe est bifide et son perizonium n'est pas le même.
Les visages et les vêtements des soldats sont moins caricaturaux que dans les autres panneaux, aussi Jean-Luc Liez pense que cette réalisation est l'œuvre d'un autre sculpteur, peut-être un associé, qui a pris le relais de Claude Bornot alors que ce dernier était sans doute appelé ailleurs.
A la base du retable on voit les apôtres entourant le Christ .
Au sommet du retable, les statues de prophètes qui ont annoncé la venue du Messie, sans doute Esaïe...
Néphi ?
et sûrement Moïse et ses tables de la Loi.
La Vierge au rameau fleuri est aussi une superbe œuvre de Claude Bornot.
On retrouve dans cette sculpture les éléments caractéristique du travail du sculpteur champenois : le nœud en tapon , les cheveux tressés, le poignet cassé...
Marie porte un rameau d'aubépines ou de roses fleuries, qui rappelle les Vierges au bouquet, fréquentes en Champagne à cette époque.
Ce qui étonne c'est la nudité de l'enfant Jésus, représentation sans doute dûe à une influence italienne.
Saint Jean l'Evangéliste présente un visage assez féminin avec une chevelure bouclée et un "accroche-cœur"...
Il est vêtu d'une longue tunique, et avance le pied en avant de façon martiale.
Il tient à la main un livre, peut-être celui sur lequel il a écrit son Evangile ?
Dans l'église de Chaource, on trouve une étonnante représentation de Sainte Scolastique . En effet cette sainte est peu connue en Champagne à l'époque de Claude Bornot. Néanmoins les signes caractéristiques du sculpteur sont bien présents : nœuds en tapon, chevelure, poignet "cassé".
Merci à Monsieur Liez pour tous les détails donnés sur les statues de Claude Bornot, mais aussi sur tout le reste du mobilier extraordinaire de l'église de Chaource, en particulier sur la mise au tombeau sculptée par le Maître de Chaource. (et non par Claude Bornot).
Rappel : C'est Claude Bornot qui a sculpté le sépulcre des Cordeliers visible dans l'église Saint-Vorles de Châtillon-sur-Seine :
En 2023, le Docteur en Histoire de l'Art, chercheur à l'Université de Lorraine, Jean-Luc Liez nous avait présenté une conférence passionnante sur le sculpteur champenois, Claude Bornot, qui av...
Baptiste Quost, technicien du Parc national des forêts, a présenté une conférence très intéressante sur un patrimoine singulier du territoire du Parc qui disparait peu à peu de nos paysages : les toitures de pierre, appelées "toits en laves"
Depuis sa création, le Parc National des Forêts a procédé à l'inventaire des conditions géographiques de son territoire ainsi que de la faune et de la flore qui s'y trouvent...
Les ressources archéologiques et historiques ont été également répertoriées.
Les habitats ont aussi été recensés.
En observant les habitations incluses à l'intérieur du Parc, il est apparu que beaucoup d'entre elles possédaient des couvertures particulières faites de pierres plates de calcaire appelées "laves".
Malheureusement un inquiétant constat a vu le jour : ce patrimoine si singulier, si original, est en train de s'éroder très rapidement et risque de disparaître à courte échéance.
Une investigation a donc été réalisée de 2022 à 2024.
Voici la carte qui a ensuite été dressée :
( à agrandir avec la touche Ctrl)
Pourquoi ces toitures si particulières disparaissent-elles ?
Sont en cause la perte du savoir-faire, le coût de la restauration et la difficulté à s'approvisionner en pierres de qualité
Aujourd'hui il existe encore près de 180 couvertures en laves dans les villages du Parc national d forêts : sur les églises (Saint-Vorles, Saint-Marcel), sur des chapelles, des maisons d'habitation, des dépendances, des lavoirs, des tours d'enceinte , des pigeonniers, des fours à pain...
L'architecture traditionnelle reste encore bien préservée.
Le territoire du Parc national des forêts est un pays de bois...et de pierre. Le calcaire du Pays de Langres est omniprésent dans les constructions, alors pourquoi pas l'utiliser pour réaliser des toitures (qui, bien entretenues, pourraient durer des siècles) ?
C'est ce que sont dit nos ancêtres !
Dans la carrière, les couches superficielles de calcaire se délitaient en lits minces de 3 cm, en les séparant les carriers disaient qu'ils "lavaient la pierre", d'où le nom de "lave".
Pour supporter une couverture de laves, il fallait une charpente très solide, en majorité de chêne, avec des chevrons rapprochés, et une pente du toit d'environ 45°
Quelques exemples de toitures de laves :
Comment savoir depuis quand existent ces toitures de laves ?
Le Parc national des forêts a utilisé une technique originale appelée "dendrochronologie" qui consiste à carotter en plusieurs endroit une charpente.
Les carottes indiquent au microscope des cernes, dont l'épaisseur dépend du climat de chaque année, plus ou moins froid, chaud, sec, humide etc...Le spécialiste propose alors la date de l'abattage de l'arbre qui coïncide généralement avec la construction, le bois étant mis en œuvre "vert".
Quelles surprises en découvrant des constructions datant de plusieurs siècles !!!
Exemples : en haut à gauche la tour dite de Beaufrémont à Recey-sur-Ource, au centre une grange à Mouilleron (52),à droite la tour de flanquement de Salives.
Il est utile aussi parfois, de rechercher dans les archives des documents indiquant des dates de construction, de réparations .
Baptiste Quost fait appel aux particuliers qui pourraient posséder des documents intéressants.
Une carte postale ancienne :
Des expositions ont lieu sur le sujet des toits en laves, l'une d'entre elle a été visible à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais.
Pendant au moins plus de six siècles, la lave a fait partie du paysage des villages du Parc National.
Ces belles toitures si originales disparaissent peu à peu, faut-il se résigner à cette issue fatale ?
Non, car la Région Grand-Est propose des subventions pour la préservation et la restauration du patrimoine architectural bâti non protégé et inscrit aux Monuments Historiques pour les communes de moins de 3 500 habitants.
Et depuis 2018, un partenariat avec la Fondation du Patrimoine permet d'accompagner la restauration du patrimoine vernaculaire, avec plusieurs outils : "label" fiscal ou non-fiscal, campagnes de financements participatifs pour aider les communes et les particuliers.
Post-Scriptum
Lorsque que je suis arrivée dans le Châtillonnais, j'ai été étonnée par ces toits particuliers que je n'avais jamais vus près de Dijon ou en Saône et Loire d'où ma famille est originaire.
J'en ai photographié plusieurs, j'ai recherché leur origine, et en 2013, j'en ai fait un article que je mets en bas de page.
Je me demande si ces toitures sont encore visibles maintenant, j'espère que oui !
Dans les villages châtillonnais on voit encore quelques maisons dont le toit est recouvert de "laves". En Bourgogne, les "laves" sont des pierres plates de calcaire utilisées en couverture de ...
(Origine des sources principales consultées et citées par Alphonse Roserot : Chronique de Saint-Bénigne de Dijon. Laurent, I et II. Chronique d’Hugues de Flavigny. Commanderie de Bure. Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Archives de Côte d’Or : Clairvaux et autres. Abbaye de Fontenay. Archives de Haute-Marne. Longnon : Pouillés. Dumay : géographie. Archives nationales )
Ancienne possession de l’abbaye Saint-Bénigne de Dijon, Maisey possédait un château ducal dès le 13ème siècle, dans lequel le duc Eude IV testa (de testament) le 12 octobre 1346.
En 1789, le bourg dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne.
Son église, sous le vocable de saint Martin, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Châtillon-sur-Seine, à la présentation de l’abbé de Notre-Dame de Châtillon (A Roserot 1924)
LES ÉCARTS
-Forestière du Puits-au-Loup, ferme, 3km à l’ouest-sud-ouest, 0 feu, 0 habitant (Insee 1951)
Alphonse Roserot l’ appelle le Puits-aux-Roux
1634 métairie du Puis Roux
1657 Grange du Puids Roux (Archives de Côte d’Or)
1783 Les deux métairies du Puit au Loup (nouvel état général)