Publié le 15 Avril 2008

Une de ses poésies…


La fenêtre est ouverte...

La fenêtre est ouverte et le jardin s'endort,
Longuement, avec des bruits d'eau et des murmures
D'invisibles oiseaux blottis dans les ramures
Que le soir a tiédies de sa caresse d'or.

La fenêtre est ouverte. Et monte le silence
Du coeur des fleurs, du coeur de l'ombre jusqu'à nous
Qui, pensifs, l'écoutons venir à pas très doux
Du fond de notre obscure et grave conscience.

La fenêtre est ouverte...et le jardin n'est plus
Qu'une chose confuse et doucement lointaine
Où l'on entend parfois, aux rumeurs des fontaines,
Bouger les ailes des oiseaux qui se sont tus.


(La Bohème et mon coeur )

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #coeur, #fenetre, #oiseaux, #ouverte, #poesie

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Publié le 15 Avril 2008


Mobilisé en novembre 1914 à Gray en tant qu'Intendant des Postes (il a pour habitude d'écrire des poèmes sur les enveloppes des courriers qu'il distribe aux soldats), il rejoint, grace à l'aide de Jean Paulhan, un corps d’aviation à Avord, près de Bourges, puis à Etampes et enfin à Longvic près de Dijon.

Il aura très peu l'occasion de voler et de mettre en valeur son brevet d'aviateur (brevet n° 5016) obtenu le 10 décembre 1916, se blessant au genou gauche et étant assez vite démobilisé.

Il rencontre Colette dans les couloirs du journal L'Éclair en 1917 : « J'ai rencontré une « grrrande » dame » écrira-t-il à son ami Léopold Marchand. Leur amitié durera jusqu'à la mort de Colette. Ils passeront des vacances ensemble en Bretagne. Il la conseillera pour ses achats de tableaux.

D'autres livres suivront, notamment L'homme traqué (1922) distingué, grâce au soutien de Paul Bourget, par le Grand Prix de l'Académie Française.

Exprimant dans une langue forte et riche des sentiments très violents, L'homme traqué est un des romans les plus émouvants de Francis Carco.

Viendront ensuite L’ombre (1933), Brumes (1935) dont il dira à la fin de sa vie que ce fut son meilleur roman.

Citons également l'Équipe, Rue Pigalle, les Innocents, Rien qu'une femme, Perversité, Vérotchka l'étrangère, l'Ombre, la Lumière noire, l'Homme de minuit, Surprenant procès d'un bourreau.

Francis Carco a aussi écrit ses Souvenirs sur Toulet et Katherine Mansfield, Maman Petitdoigt, De Montmartre au Quartier latin, À voix basse, Nostalgie de Paris, des reportages sur le Milieu, et des biographies de Villon, Verlaine, Utrillo (1938), et Gérard de Nerval (1955).

Son œuvre est riche d'une centaine de titres, romans, reportages, souvenirs, recueils de poésie, mais aussi pièces de théâtre comme Mon Homme qui lancera la rue de Lappe à la Bastille.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #homme, #oeuvre, #pres, #reportages, #riche

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Publié le 15 Avril 2008



En 1914, il publie au Mercure de France, grâce à l'appui de Rachilde, femme d'Alfred Valette, le patron de la revue, Jésus la Caille, histoire d’un proxénète homosexuel, dont il a écrit la plus grande partie lors de son exil-refuge chez sa grand-mère à Nice.

Ce premier roman est applaudi par Paul Bourget.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #caille, #femme, #garcon, #jesus, #mauvais

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Publié le 15 Avril 2008



Il est aussi l'ami d'Apollinaire, Max Jacob, Maurice Utrillo, Modigliani, Pascin. Il assure également la critique artistique dans les revues L'Homme libre et de Gil Blas. Sentant qu'il risque sa perte dans ce Montmartre des plaisirs et du crime, il rejoint Nice où sa grand-mère lui « donne la croûte et fournit un ameublement soigné ».

Il publie son premier recueil, La Bohême et mon cœur, en 1912.
Début 1913, Francis Carco retourne à Paris. Il s'installe au 13 quai aux Fleurs. Il rencontre Katherine Mansfield, compagne de John Middelton Murry, journaliste londonien. « Rebelle et pure jeune fille » originaire de Nouvelle-Zélande.

Katherine quitte quelques mois le domicile conjugal. Il entame avec elle une relation troublante, inaboutie, un « amour voué au désastre », comme il le disait lui-même, qui le marquera jusqu’à la fin de ses jours.

Il prête son appartement à Katherine pendant qu'il effectue son service militaire à Gray, près de Besançon. Il dira que cette dernière, dans les lettres qu'elle lui adressera alors de Paris, lui a donné toute l'inspiration et les descriptions de Paris qu'il utilisera lorsqu'il publiera Les Innocents en 1916.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #boheme, #coeur, #donne, #katherine, #paris

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Publié le 15 Avril 2008



(Le lapin Agile)

En 1901, la famille s’installe au 31 avenue de la République à puis, au gré des mutations du père, à Rodez de 1905 à 1907.

Il fait de fréquents séjours chez sa grand-mère au 4 rue du Lycée à Nice.

Il fait quelques séjours à Agen, où il est pion durant 4 mois avant de se faire « virer » par le proviseur, surpris laissant sans surveilance les élèves dont il a la charge, puis à Lyon et Grenoble, des villes dont il parcourt et observe les bas-fonds.

Au cours de ces séjours, il rencontre les jeunes poètes qui fonderont avec lui, dès 1911, l'Ecole Fantaisiste, groupe de poètes férus de poésie naturaliste : Jean Pellerin, Léon Véranne, Tristan Derème,....

Francis Carco monte à Paris en janvier 1910. Il à 23 ans. Carco commence à fréquenter Montmartre.

Un bon de consommation en poche, qu'il a découpé dans une revue, il se rend au « Lapin Agile », où il croise notamment Pierre Mac Orlan et Roland Dorgelès. Après avoir poussé avec succès la goualante (chantant des chansons des Bats d'Af) à l'invitation du père Frédé, maître des lieux, il est immédiatement accueilli à la grande table où se réunissent les bohèmes de ce temps.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #carco, #pere, #poetes, #sejours, #vie

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Publié le 15 Avril 2008



Carco raconte son enfance à Châtillon ,et l’aventure de Rodot,dans un joli livre,malheureusement méconnu,même des Châtillonnais : « Mémoires d’une autre vie ».

Un jour je me suis amusée,livre en main ,à parcourir les rues sur les pas de Francis Carco,tout est si vivant,si bien écrit,on retrouve tout ce qui l’a enchanté….un vrai bonheur !

Carco partira de Châtillon sur Seine en 1901,son père étant nommé à Villefranche sur Rouergue.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #autre, #carco, #livre, #memoires, #vie

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Publié le 15 Avril 2008



Il a un ami,lycéen lui aussi,appelé Rodot,dont le père est boucher,installé dans la maison Philandrier (actuellement Office du Tourisme)…

Beaucoup plus tard,Rodot,adulte, agonisera au premier étage,empoisonné par de la mort aux rats….

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #adolescence, #boucher, #chatillon, #rodot, #seine

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Publié le 15 Avril 2008



Il fréquente le lycée de Châtillon,peut-être est-il un de ces lycéens s’ébattant dans la cour de récréation ?

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillon, #chatillonnais, #collegien, #frequente, #lycee

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Publié le 15 Avril 2008



Le père de Francis Carco est conservateur des hypothèques,.

La famille vit près de l'ancien auditoire Royal (devenue maintenant notre bibliothèque)

Confronté à l'autoritarisme et à la violence paternelle, Francis se réfugie dans la poésie, où s'exprime sa révolte intérieure.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #ancien, #auditoire, #poesie, #prison, #refugie

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Publié le 15 Avril 2008



(Photo de la maison où il vécut pendant son séjour à Châtillon sur Seine)

Le père de Francis Carco est nommé ensuite en Métropole,dans notre ville.

Francis réside alors avec sa famille à Châtillon-sur-Seine

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillon, #chatillonnaise, #enfance, #francis, #seine

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Publié le 15 Avril 2008



Francis Carco (de son vrai nom Carcopino-Tusoli) naît en 1886 à Nouméa, en Nouvelle Calédonie.

Il y passe ses dix premières années de sa vie, son père,d’origine Corse, travaille comme Inspecteur des Domaines de l'Etat au bagne de Nouméa.

Chaque jour, il voit passer, sous les fenêtres de la maison familiale de la rue de la République, les bagnards enchainés en partance pour l'île de Nou. Il restera marqué toute sa vie par ces images qui lui donneront le Goût du Malheur.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #corse, #noumea, #nouvelle-caledonie, #premieres, #vie

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Publié le 14 Avril 2008

Linge au jardin

Qui se parfume et s'élance
Qui s'amuse et se balance
Oublie qu'il est drap
Oublie qu'il est plat
Aujourd'hui vague
Dentelle ou algue
Et dans un fol élan
Prend le vent
Devient voile qui se tend
Plus haut plus longtemps
Blanc comme un linge
Oublie les pinces
Claque
Redescend tout étonné
Verticalité
Le voilà humain
Tout fier et malin
Salue les voisins
Sourit au jardin
Sourit encore
Bercé,bercé
S'endort
Lessivé.


(Roselyne)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #jardin, #linge, #oublie, #roselyne, #sourit

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Publié le 14 Avril 2008


Elle est née Alice Prin en 1901, « la tête dans le ruisseau », autrement dit chez les pauvres. Elle deviendra vite Kiki, égérie du Tout-Paris artistico-intellectuel, et « reine de Montparnasse » en 1929.
C'est l'année où paraissent ses Souvenirs, préfacés par Hemingway. Mais la censure américaine ne supporte pas ces confidences encanaillées et en fera un livre maudit. Or la version définitive qu'écrit Kiki neuf ans plus tard, qui se révèle autrement plus leste, est restée introuvable pendant soixante-cinq ans. Voilà enfin publié le récit jubilatoire de cette « délurée » partie de rien mais dont la personnalité et la beauté séduiront Man Ray, Modigliani, Picasso, Prévert, Desnos, et autres « grands gamins crédules » de surréalistes. Un témoignage culotté d'une gouaille magnifique.

France Soir, 14 avril 2005

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #aimer, #ans, #autrement, #france, #kiki

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Publié le 14 Avril 2008


Née Alice Prin (1901-1953),elle était la reine de la bohème

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #1901-1953, #alice, #nee, #prin, #souvenirs

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Publié le 14 Avril 2008


Kiki de Montparnasse fut un des soleils de l'âge d'or de Montparnasse.
Menant vie de bohème, entre le Dôme et la Coupole, elle a côtoyé de nombreux artistes, posé pour certains peintres. Ils avaient pour noms Soutine, Utrillo, Kisling, Foujita, Modigliani, Derain, Desnos et autres surréalistes.
Kiki a peint, chanté, conciliant vie précaire et vie de fête, ne redoutant pas les excès de l'alcool et les voies de la drogue.
Voici ses souvenirs qui glissent, des temps de l'enfance à la découverte de Paris. Un livre, écrit en 1939, qui se clôt en 1932 : des souvenirs écrits au fil de la plume, avec la gouaille qui était la sienne.
C'est un document de première main, indispensable pour qui voudrait mieux connaître cette époque, un livre d'un drôle d'oiseau de nuit dont le cœur tendre semble battre à chaque page. Un beau livre que les nombreuses illustrations rendent plus précieux encore – des documents intimes aux superbes photos de Man Ray. Un livre qui fait revivre le passé et croire en l'avenir.

Pierre Hild, Page, avril 2005

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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