Publié le 17 Avril 2008

Edme Verniquet (Châtillon-sur-Seine, 1727 - Paris, 1804) est un architecte français.

Il apprend le métier de topographe avec son père, arpenteur des Eaux et Forêts à Châtillon-sur-Seine.
Ancien élève de l'académie royale d'architecture.

Verniquet vit d'abord en Bourgogne, où il construit de nombreux monuments et ouvrages d'art puis à Paris, où, avec Buffon, il travaille à l'aménagement du Jardin des Plantes.

Il fait le plan du kiosque au sommet du Labyrinthe du Jardin des plantes, appelé la "Gloriette Buffon". C'est la plus ancienne architecture métallique de Paris.

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Publié le 16 Avril 2008

"Le Montespan " de Jean Teulé


Je viens de teminer « Le Montespan » de Jean Teulé,un auteur que j’aime depuis que j’ai lu son premier ouvrage « Rainbow pour Raimbaud »…
J’avais beaucoup aimé également, »longues peines », »le magasin des suicides » et surtout « Je,François Villon »

On retrouve dans « le Montespan » toute la truculence de Teulé,son ton assez leste,mêlant langage d’autrefois et expressions d’aujourd’hui..
L’histoire de ce cocu magnifique ,ce personnage hors du commun est passionnante..J’ai été enchantée…


MAIS …oh déception !,en cherchant sur le net ,un site sur l’ histoire de Louis-Henri de Pardaillan,marquis de Montespan,je suis tombée sur un ouvrage qui raconte exactement le même récit, point par point ..

Teulé n’a eu qu’a apporter sa touche personnelle par son style original ,certes..
Il n’a pas eu à se « fouler » et faire des recherches historiques,tout était déjà écrit…

Je suis un peu déçue,dommage,je n’aurais pas dû regarder Internet !

Voici le site :

http://www.gascogne.fr/histoire/pardaill.htm

le livre -source est:"Gloires de Gascogne" de Robert CASTAGNON

Ceux qui ont lu le livre de Teulé seront à coup sûr surpris comme je l’ai été.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 16 Avril 2008

Depuis la Préhistoire ....

Dès le Paléolithique moyen, l’homme a occupé la grotte de la Grande Baume à Balot, dans la vallée de la Laignes, vers la fin de la période, plutôt froide, du Würm ancien, 50000 ans avant notre ère environ. La faune de la contrée compte alors des bovidés et le cheval mais aussi le renne et le rhinocéros laineux qui ont, depuis fort longtemps, déserté ces latitudes, mais dont des restes osseux ont été trouvés dans la grotte de la Petite Baume, toute proche. Le site de Balot a livré des pièces d’une industrie moustérienne, proche de celle reconnue à Arcy sur Cure.
La région a été parcourue par les hommes durant le Paléolithique supérieur à la grotte de la Grande Baume où des pièces lithiques, taillées dans le silex et deux pointes de sagaies en os gravé ont été découvertes.
Au Néolithique, le réchauffement climatique favorisa l’implantation de communautés d’hommes qui ont laissé de nombreux vestiges, pointes de flèches, haches polies, couteaux en silex, certains d’importation, comme ces deux poignards en silex du Grand Pressigny, mais également des pierres dressées tel le menhir de Mauvilly.


La Proto-histoire

Cette période apparaît florissante à travers les découvertes réalisées en Pays Châtillonnais. La densité de la population se renforce : plus de mille tombes ont été inventoriées. Dans le monde celtique occidental, une classe aristocratique s’impose et les défunts se font inhumer dans des tombes individuelles avec leur grande épée en fer. Dès le XIXème siècle, on explora le tumulus du Bois et fut révélée l’existence de la nécropole de Magny-Lambert. L’importance de ce site se mesura à la découverte du tumulus de Montceau-Laurent dont la ciste à cordon est une pièce majeure du musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye.

A proximité de Châtillon sur Seine, à Sainte Colombe sur Seine, le tumulus de la Garenne et celui de la Butte, fouillés à l’initiative de Napoléon III, révélèrent l’existence de tombes à char qui attestent l’insigne richesse de cette aristocratie celte au premier Âge du Fer (VIème siècle av. J.C.). Ces découvertes témoignent d’une activité importante autour de l’exploitation des gisements de fer et la présence d’objets d’origine méditerranéenne, étrusque et grecque, comme le chaudron sur trépied de Sainte Colombe, atteste l’existence d’échanges avec des contrées éloignées.

Les fouilles au pied du Mont Lassois, sur lequel un habitat de hauteur avait été identifié en 1930, firent de Vix un site de référence de la fin du premier Âge du Fer, en Europe. En effet, en janvier 1953, fut mis au jour par René Joffroy et Maurice Moisson la fameuse tombe à char de la Dame de Vix. Cette dernière était accompagnée pour son dernier voyage d’un service à boire unique, dont le cratère grec en bronze reste le symbole fort.

L'époque gallo-romaine

A l’époque gallo-romaine l’essentiel de la région relève de la cité des Lingons (Langres) et de ce qui deviendra le pagus du Lassois à l’exception de la partie méridionale (le Duesmois) qui relève de la cité des Eduens (Autun). L’occupation humaine dense se traduit par la présence d’innombrables villas, un vicus (bourg) : Vertillum, des lieux de cultes : le fanum du Tremblois, le temple d’Essarois, etc. Les troubles du IIIème siècle entraînent la ruine de cet habitat que la forêt dissimule toujours.
 

Le moyen-âge

Le christianisme déjà présent à Leuglay (les Bons Saints) se répand à l’époque mérovingienne où apparaissent les figures de saint Vorles et de saint Valentin de Griselles.
Et à l’époque carolingienne un grand aristocrate, rival de Charles le Chauve et héros d’une chanson de geste, Girart de Roussillon, fonde l’abbaye bénédictine de Pothières (et celle de Vézelay). Au moment des invasions normandes, Châtillon devient le centre politique, économique et religieux du Lassois; L’évêque de Langres y fait transférer les reliques de saint Vorles.

Avec la naissance du duché capétien au XIème siècle, la plupart des paroisses du Châtillonnais s’intègre à la Bourgogne à l’exception de celles qui sont au nord de l’Ource qui sont en Champagne et la vallée de la Laignes qui est au comté de Tonnerre.

Dès les ducs Valois, Châtillon est le siège du bailliage de la Montagne. C’est véritablement la capitale de cette petite région qui connaît la prospérité.

De grandes figures monastiques se détachent et favorisent la création de multiples établissements religieux : bénédictins à Molesme avec saint Robert, cisterciens à Clairvaux avec saint Bernard de famille châtillonnaise et élève de l’école de Saint-Vorles (1136), chartreux à Lugny, chanoines réguliers à Châtillon et Oigny, templiers à Bure, Voulaines et Epailly, sans oublier un ordre original : le Val des Choux.

L’essor économique n’est pas moindre : la laine des moutons alimente la draperie châtillonnaise et la sidérurgie se développe.

La fin du Moyen Age et le début des Temps modernes ramènent les troubles dans ce lieu de passage : Armagnacs contre Bourguignons, reîtres protestants contre troupes catholiques provoquent pillages et destructions à la ville (les faubourgs de Châtillon détruits par la Ligue) comme dans le plat pays (Lugny ravagée par les rêtres).

L’autorité monarchique est restaurée par Henri IV au prix des libertés locales et de la démolition de certaines forteresses (Duesme, Larrey). La noblesse bâtit ou rebâtit ses châteaux à Autricourt, Beneuvre, Jours-les-Baigneux, Larrey, Montmoyen, Mauvilly, Montigny-sur-Aube, Nicey, Quemigny, Savoisy.

De la Révolution à nos jours

La Révolution n’est pas très virulente bien que quelques clubs se soient assez engagés à Châtillon-sur-Seine ou à Aignay-le-Duc.
Les moines du Val-des-Choues sont molestés, le curé de Vanvey arrêté et guillotiné.

Le comte de Chastenay-Lanty, député aux Etats Généraux est arrêté mais le prêtre démissionnaire Georges Mongin, accusé d’hébertisme, l’est aussi : ils sont sauvés par le 9 thermidor.

Cependant beaucoup de nobles conservent leurs biens. Comme ailleurs, la vente des nombreux domaines monastiques profite à des familles déjà bien nanties. Châtillon devient le chef-lieu d’un district puis d’un arrondissement du département de la Côte d’Or.

Le XIXème siècle est un siècle de prospérité : l’industrie métallurgique atteint son apogée avec le perfectionnement des hauts fourneaux dont l’apparition date de la fin du XVème siècle.
Le bois nécessaire à la fonte du minerai abonde, les cours d’eau sont utilisés pour actionner des forges. Les travaux d’extraction et de charroi fournissent un complément de ressources à la population rurale.
L’usage de la houille ne ruine pas cette industrie dans l’immédiat.
Au contraire, le maréchal Marmont l’introduisit dans son usine de Sainte-Colombe dans les années 1820.
Le dynamisme des maîtres de forge aboutit à la création de la Société des Forges de Châtillon et Commentry (ancêtre d’Arcelor) en 1845.
Mais la crise commence en 1860 : l’utilisation du coke et l’importation des marchandises étrangères ruinent cette belle économie qui vaut au Châtillonnais un patrimoine industriel de premier ordre et un bâti de grande qualité en matière d’églises, de mairie, d’école, de résidences bourgeoises.
Après 1880 seuls les sites de Sainte-Colombe et de Chenecières sont encore en activité. C’est le début d’un exode rural que la construction de chemins de fer ne suffit pas à enrayer.
La ligne de Châtillon à Marcilly-sur-Tille s’éteint au bout d’un siècle. Les lignes en direction de Nuits-sur-Armançon, Chaumont ou Troyes survivent grâce au transport du bois.
Après la saignée de la Grande Guerre, en 1926, Châtillon-sur-Seine, comme Semur-en-Auxois, perd sa sous-préfecture au profit de Montbard.
Contourné par les autoroutes et les grands axes ferroviaires, le Châtillonnais perd son rôle de lieu de passage.
Il lui reste cependant des atouts : la forêt pour l’industrie et le loisir, la pierre de grande qualité qui s’exporte dans le monde entier, une agriculture bien reconvertie et une campagne agréable, préservée, qui en fait un lieu de villégiature reposant.

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Publié le 16 Avril 2008

Et la salle des Enfants...

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Publié le 16 Avril 2008

Une salle côté "Adultes"

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Publié le 16 Avril 2008

L'Auditoire Royal devenu notre bibliothèque...

Cet édifice dit Auditoire Royal fut construit au cours du 1er quart du 17e siècle pour abriter le bailliage de la Montagne et l'hôtel de ville du quartier du Bourg : d'après Bourceret, les maisons qui se trouvaient à cet emplacement furent achetées en 1607, et, par lettres patentes du 10 janvier 1611, il fut octroyé la somme de 4000 livres sur tout le bailliage pour la construction de l'auditoire royal et de l'hôtel de ville.

La date 1619 est gravée sur les poutres des cachots qui occupent l'étage de soubassement du bâtiment principal.

Lorsque fut créée, après de nombreuses difficultés, une administration municipale commune aux quartiers du Bourg et de Chaumont (lettres patentes du roi Louis XIII en 1638) , l'Auditoire Royal resta le siège de l'hôtel de ville désormais commun aux deux quartiers.

En 1654, la chambre de ville et sa décoration furent entièrement refaites (inscription commémorative classée au titre objet en 1925) . Sous l'Ancien Régime, le bâtiment abritait également le présidial et la chambre de police.

Il fut le siège du tribunal de district pendant la Révolution.

Donné à l'Etat en 1805, en échange de l'ancien couvent des Carmélites, le bâtiment fut entièrement transformé en prison et le demeura jusqu'en 1926.


C'est en tant que Directeur de cette prison que le père de Francis Carco vint y travailler.

Dans le courant du 19e siècle, on reconstruisit l'escalier extérieur qui, depuis la cour antérieure donnait accès au rez-de-chaussée surélevé.

Depuis 1945, l'édifice est occupé par la bibliothèque municipale. La grille d'entrée, avec porte à deux battants en fer forgé datant du 18e siècle, provient de la maison de Charité détruite en 1940.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008


Buste de Louis Cailletet,réalisé en pierre du Châtillonnais,devant l'entrée de l'Ecole qui porte son nom...C'est une sculpture d'Arno Mercier.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008

Chanson tendre, musique de J. Larmanjat, chantée par Fréhel, en 1935. Carco chanta lui-même cette dernière chanson au Lapin Agile, en 1952.

Paroles: Francis Carco. Musique: Jacques Larmanjat 1935
autres interprètes: Fréhel (1935), Francis Carco (1952), Cora Vaucaire (1952), Monique Morelli (1957), Lucienne Vernay (1959), Patachou, Colette Renard (1961), Luc Barney (1966), Tino Rossi (1971), Francis Lemarque (1989)

Comme aux beaux jours de nos vingt ans, (En souvenir de nos vingt ans)
Par ce clair matin de printemps, (Par ce beau matin de ..)
J'ai voulu revoir tout là-bas,
L'auberge au milieu des lilas.
On entendait sous les branches, (On entendait dans ..)
Les oiseaux chanter dimanche
Et ta chaste robe blanche,
Paraissait guider mes pas.

Tout avait l'air à sa place,
Même ton nom dans la glace,
Juste à la place où s'efface,
Quoi qu'on fasse,
Toute trace..
Et je croyais presqu'entendre
Ta voix tendre murmurer
"Viens plus près"

J'étais ému comme autrefois
Dans cette auberge au fond des bois,
J'avais des larmes dans les yeux (J'avais des larmes pleins ..)
Et je trouvais ça merveilleux.
Durant toute la journée,
Après tant et tant d'années, (Dans la chambre abandonnée)
Dans ta chambre abandonnée, (Depuis tant et tant d'années)
Je nous suis revus tous deux.

Mais rien n'était à sa place;
Je suis resté, tête basse,
À me faire dans la glace
Face à face
La grimace...
Enfin j'ai poussé la porte,
Que m'importe
N. I. NI
C'est fini

Pourtant quand descendit le soir
Je suis allé tout seul m'asseoir (Je suis venu tout seul m'asseoir)
Sur le banc de bois vermoulu
Où tu ne revins jamais plus.
Tu me paraissais plus belle,
Plus charmante, plus cruelle
Qu'aucune de toutes celles
Pour qui mon cœur a battu.

Et je rentrai, l'âme lasse,
Chercher ton nom dans la glace (Tout avait l'air à sa place)
Juste à la place où s'efface (Même ton nom sur la glace)
Quoi qu'on fasse
Toute trace..
Mais avec un pauvre rire (Puis avec un pauvre rire)
J'ai cru lire:
"Après tout,
On s'en fout."

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008

L'orgue des amoureux, musique de Varel & Bailly, chanté par Édith Piaf (1949) 

Paroles: Francis Carco. Musique: Varel & Bailly 1949 créé par .Edith Piaf
autres interprètes: Mouloudji (1959)


Un vieil orgue de Barbarie
Est venu jouer l'autre jour
Sous ma fenêtre, dans la cour
Une ancienne chanson d'amour
Et pour que rien, rien ne varie,
Amour rimait avec toujours.
En écoutant cette romance
Qui me rappelait le passé,
Je crus que j'en avais assez
Mais comme hélas, tout recommence,
Tout hélas a recommencé,
Tout hélas a recommencé.

Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.

C'est pourtant vrai, lorsque j'y pense,
Que je l'aimais éperduement
Et que jamais aucun amant
Ne m'a causé plus de tourments,
Mais voilà bien ma récompense
D'avoir pu croire en ses serments.
Il a suffi d'une aventure
Plus banale en vérité
Pour qu'un beau soir, sans hésiter,
Il obéit à sa nature.
Je ne l'avais pas mérité.
Je ne l'avais pas mérité.

Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.

Que pouvons-nous contre nous-mêmes ?
Chacun de nous suit son chemin.
C'est le sort de tous les humains
Mais ceux qui vont main dans la main
En se disant tout bas "je t'aime"
Devraient songer aux lendemains
Sur une triste ritournelle
Dont l'écho s'est vite envolé.
L'orgue à la fin s'en est allé
Et, pardonnant à l'infidèle,
J'ai chanté pour me consoler,
J'ai chanté pour me consoler.

Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.
Je t'ai donné mon cœur, je t'ai donné ma vie...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008

Francis Carco a écrit des chansons, dont Le doux caboulot, mis en musique par Jacques Larmanjat, chanté par Marie Dubas (1931)
 
Paroles: Francis Carco. Musique: Jacques Larmanjat 1931, créé par Renée Lebas

autres interprètes: Lina Margy, Lucienne Boyer (1951), Renée Lebas (1953), Yves Montand (1953), Juliette Gréco (1959), Colette Renard (1961), Frida Boccara (1961), Tino Rossi (1971), Francis Lemarque (1989)

Le doux caboulot
Fleuri sous les branches
Est tous les dimanches
Plein de populo.

La servante est brune,
Que de gens heureux
Chacun sa chacune,
L'une et l'un font deux.

Amoureux épris du culte d'eux-mêmes.
Ah sûr que l'on s'aime,
Et que l'on est gris.

Ça durera bien le temps nécessaire
Pour que Jeanne et Pierre
Ne regrettent rien.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008


(caricature de Jacques Dyssord)


En rupture de ban très jeune avec la société et sa famille bourgeoise, attiré dès l’adolescence par les mauvais garçons, les lieux mal famés et les jeux de la nuit, Francis Carco, M’sieur Francis plus tard pour la pègre, se fixe dès seize ans le programme de son existence : il sera poète.

Poète de la nuit, poète de la rue, des marlous, des Apaches, des filles du bitume, des éphèbes racoleurs, écrivain de Paname, des bordels, des caboulots et des fumeries d’opium.
Il arpente Paris la nuit, de Barbès aux Fortifs, de la Chapelle à la Bastoche, de la Place du Tertre au Quartier Latin. Avec Apollinaire, Max Jacob, Pierre Mac Orlan, Utrillo, Modigliani…, toute la bande du Lapin Agile, il vit l’épopée grandiose et misérable de la bohème dont Montmartre est le cœur. Jésus la Caille, le môme maquillé qui fait craquer les macs et les filles sera son premier roman. Car ce fils de bourgeois encanaillé s’est promis de foutre, en pleine gueule des bourgeois, des romans musclés et pourris dont ils se lécheront les babines.
Après des années de galère, Francis Carco est lauréat de l’Académie Française et décoré de la Légion d’Honneur. Explorateur fasciné et ambigu de la misère et du crime, des êtres voués au malheur, à la déchéance et à la solitude, Francis Carco fait revivre dans ses romans tout un monde et une époque. Mais au-delà de ces témoignages de voyeur, la force de son œuvre est de nous entrainer à sa suite dans les tréfonds de l’humanité en souffrance.


(Françoise Estèbe)

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Publié le 15 Avril 2008


Il définit son œuvre lui même comme « un romantisme plaintif où l’exotisme se mêle au merveilleux avec une nuance d’humour et désenchantement ». Dans ses livres transparaît l'aspiration à un ailleurs : « Des rues obscures, des bars, des ports retentissant des appels des sirènes, des navires en partance et des feux dans la nuit ». L'enfant battu par son père corse consacra sa vie aux minorités et en fit souvent le sujet de ses romans : Canaques, témoins de ses premières années à Nouméa, prostitués, mauvais garçons.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008


(L’Académie vue par Bernard Buffet :Francis Carco est en bas,à droite)

Francis Carco a été membre de l'Académie Goncourt le 13 octobre 1937 élu au fauteuil de Gaston Chéreau.

Surnommé Le romancier des Apaches, il réalisa les plus forts tirages d'édition de l'entre-deux-guerres.

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Publié le 15 Avril 2008


(sa tombe à Bagneux)

De 1948, à son décès le lundi 26 mai 1958 à 20 heures des suites de la maladie de Parkinson, Carco habitera 18 quai de Béthune, dans l'île Saint-Louis, à Paris.
Il meurt le 26 mai 1958, en écoutant L'Ajaccienne jouée par la Garde républicaine qui passait sous ses fenêtres.
Il est inhumé au cimetière parisien de Bagneux. Son frère, Jean Marèze qui s’est suicidé en 1942, et sa seconde femme, Eliane, décédée en 1970, reposent à ses côtés.

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Publié le 15 Avril 2008


Il réside successivement à Cormeilles en Vexin où il rachète le Château Vert, domaine de Octave Mirbeau avec les espèces nombreuses gagnées avec Mon Homme, puis revient aux pieds de la Butte rue de Douai, puis au 79 quai d'Orsay.

En 1932, à l'occasion de conférences qu'il donne à Alexandrie, en Égypte, il fait la connaissance d'Eliane Négrin, épouse du Prince du coton égyptien Nissim Aghion.

Coup de foudre! Il n'hésite pas à « plaquer » sa première femme, Germaine Jarrel (ils divorcent le 6 novembre 1935), au grand dam de ses amis de la Butte, pour accueillir à ses côtés Eliane qui laisse son mari, ses richesses et ses trois enfants en Égypte.
Très gentleman, Nissim leur adressera un télégramme de félicitations lors de leur mariage le 11 février 1936.

En septembre 1939, le couple emménage à L'Isle-Adam, avant de s'exiler à Nice puis en Suisse (Eliane est en effet d'origine juive) où il retrouve son ami le peintre Maurice Barraud qui a illustré, en 1919 Au coin des Rues, et se lie d'amitié avec Jean Graven, Valaisan poète à ses heures et dans la vie publique éminent criminologue qui représentera la Suisse au procès de Nuremberg puis inventera, à la conférence de Rome qui suivra la seconde guerre mondiale, le terme de crimes contre l'humanité.

Après la guerre, il s'installe à nouveau à L'Isle-Adam.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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